Partenariat : Une Sensory Room pour rendre le rugby plus inclusif
La Sensory Room est un espace spécialement aménagé pour répondre aux besoins des personnes souffrant de troubles du spectre de l’autisme (TSA), caractérisés notamment par une sensibilité sensorielle accrue. Dans un stade, l’affluence, le bruit et l’agitation peuvent être source d’anxiété et de stress. La Sensory Room permet de s’isoler de ces stimuli en proposant un environnement calme et apaisant, avec un éclairage tamisé, des sons adoucis et des jeux sensoriels adaptés.
La volonté de la FFR d’améliorer l’accessibilité de ses matchs internationaux se concrétise ici par une solution jusque-là inédite pour les handicaps cognitifs. Alixia Gaidoz, Responsable RSE à la FFR, souligne l’importance de ce projet, « la Fédération veut améliorer l’accessibilité des matchs internationaux et on a travaillé sur tous les handicaps. Aujourd’hui, on n’avait pas de solutions pour les handicaps cognitifs. On a loué une loge, on l’a aménagée, on a travaillé avec une association Autistes Sans Frontières, pour avoir leur expertise et pour que cette salle soit une salle de sérénité pour les personnes qui sont justement atteintes de troubles autistiques. »
Philippe Hassel, Directeur de la communication du groupe Apicil, rappelle que son entreprise est depuis longtemps investi dans des actions en faveur de l’inclusion , « Apicil est un groupe de protection sociale et patrimoniale très engagé sur les questions de handicap, d’inclusion, que ce soit par le sport, la culture ou le travail. L’idée d’installer une Sensory Room au Stade de France s’est imposée naturellement et logiquement avec la FFR, puisqu’on a l’objectif commun de rendre accessible au plus grand nombre les matchs de l’équipe de France de rugby et, en l’occurrence, pour des personnes atteintes de troubles autistiques. »
Grâce à ce partenariat, la FFR et Apicil entendent ouvrir les portes du rugby à tous les publics, y compris ceux qui, en raison de leur sensibilité sensorielle, renoncent parfois à vivre une expérience sportive dans un stade. Le dispositif est conçu pour répondre à leurs besoins spécifiques : éclairage doux, sons atténués, objets sensoriels, jeux et activités favorisant le calme et la détente. « L’objectif pour nous est assez simple, c’est de pouvoir dupliquer cette initiative dans d’autres événements, dans d’autres stades, dans d’autres compétitions, puisqu’effectivement ce sont des endroits qui sont assez peu répandus en France. » ajoute Philippe Hassel.
Cet espace, véritable cocon sensoriel, se présente comme un lieu refuge pour les spectateurs sujets à l’anxiété ou la panique liées à la foule et au bruit environnant. Les enfants et leurs familles peuvent ainsi profiter du match sans craindre de gêner ou de subir un stress excessif, « on inaugure cette Sensory Room grâce au soutien justement d’APICIL sans qui on n’aurait pas pu mettre en place ce dispositif. Leur participation est partie intégrante du partenariat. Dans le cadre de cette volonté de rendre nos événements beaucoup plus inclusifs. Quand on voit le regard et le sourire des enfants, celui des parents, nous avons une volonté commune de pérenniser cette activation. » complète Alixia Gaidoz.
Pour mettre au point la Sensory Room, la FFR s’est entourée de l’association Autistes Sans Frontières, qui a apporté son expertise dans l’aménagement de l’espace et la création de scénarios adaptés. Anne-Sophie Peyle, membre de l’association, souligne l’enthousiasme des familles, « la Fédération française de Rugby nous a demandé de pouvoir améliorer l’inclusion des personnes avec un trouble autistique. Nous les avons guidés pour les mettre en relation avec une psychologue très ancienne, spécialisée dans les aspects neuro-sensoriels des personnes avec autisme. C’est elle principalement qui a guidé la FFR sur la mise en place de scénarios sociaux pour anticiper ce qui va se passer pendant le match et pour mettre en place une Sensory Room qui est d’ailleurs fort appréciée ce soir par les enfants qui peuvent en profiter. »
Grâce à cette collaboration étroite, l’espace répond aux besoins réels des personnes atteintes de TSA, qu’il s’agisse de prévoir un lieu calme pour se retirer ou d’offrir un support sensoriel rassurant. Les parents, souvent inquiets de déranger ou de gérer une crise en public, se sentent plus confiants et peuvent partager pleinement l’événement avec leurs enfants, « les parents sont ravis parce qu’ils peuvent enfin emmener leurs enfants sans craindre de gêner. Tous les niveaux d’autisme étaient représentés et ils ont profité pleinement de leur match. C’est un vrai succès. Je remercie vraiment la Fédération française de Rugby pour ce premier essai. » conclut Anne-Sophie Peyle.
Cette première Sensory Room, aménagée au Stade de France, marque une avancée significative dans la démarche d’inclusion portée par la FFR et son partenaire Apicil. Elle ouvre la voie à une généralisation de ce type de dispositif dans d’autres enceintes sportives, pour que le plaisir du match soit accessible à tous, sans exception.
