Rugby féminin : Un nouvel élan (Partie 1/2)

Publié le 13/04/18

Une réforme en profondeur du rugby féminin en France prendra effet dès la saison prochaine, avec en point d’orgue le passage de huit à seize clubs pour la division Élite. État des lieux avec Thierry Murie, Vice-président en charge du Rugby amateur.

Des records d’audience, des stades de plus en plus grands et de mieux en mieux garnis, des résultats emballants, France Féminines a le vent dans le dos. C’est le rugby féminin dans son ensemble qui profite des conditions favorables actuelles. « La vitrine est belle, maisil faut faire un important travail de fond pour la remplir. Depuis laCoupe du monde en France en 2014, c’est une discipline émergentedevenue un produit phare de la Fédération. »

Comment la mettre en valeur ? Comment créer une dynamique ? « Simplement en la réformant,en la structurant pour les années à venir. » Le dossier prévoit un plan sur quatre années ; l’objectif avoué étant d’en faire profiter toutes les filles d’Ovalie, de tous niveaux, à bien plus long terme. « C’était d’ailleurs un des engagements majeurs du programme deBernard Laporte », insiste l’élu.

Depuis avril 2017 et le questionnaire envoyé aux clubs, un diagnostic a été réalisé avant de poser les bases du projet aux Assises du Rugby Féminin au Congrès de la FFR à Bourges, en juin dernier. La commission spécifique a présenté depuis les mesures envisagées lors du Comité Directeur du 8 janvier. Le 9 mars, le rugby à 10 est officiellement entré dans les règlements de la FFR. Ne reste plus qu’à faire adopter le projet ors du prochain Congrès de Perpignan, du 28 au 30 juin.

1/ Une première division réformée

Le changement le plus percutant, car le plus visible, est le passage du Top 8 à un « Top 16 » pour la première division, même si cette dénomination ne devrait pas rester.

Certains clubs de l’élite craignent des écarts de niveau élargis. Un argument contesté par Thierry Murie : « Des clubsphares, il y en aura toujours. Le fait de les enfermer dans unTop 8 ne leur rend passervice. Ça n’ouvre pasde perspective à d’autresclubs. En phase finale,on retrouve souvent lesmêmes et on les retrouverasans doute lors desdeux ou trois prochainessaisons. J’espère qu’il yaura ensuite quelquesclubs émergents pourbousculer cette hiérarchie. »

Consciente des doléances des clubs du futur ex-Top 8, la FFR veut, par ces changements, exprimer la voix du plus grand nombre. « Comme toute réforme,elle ne peut satisfaire toutle monde, ça n’existe pas.Mais le questionnaire afait surgir des majorités(NDLR : à la manière des clubs de Fédérale la saison passée, les clubs féminins ont été consultés sur les différentes formules envisagées).C’est un simple processusdémocratique. » La mesure devrait également permettre à de nombreuses équipes de garder des joueuses attirées par un haut niveau trop difficilement accessible par le passé.

2/ Pas de rétrogradation la saison prochaine

Si elle révolutionne le rugby féminin d’élite, la réforme a aussi des conséquences immédiates sur tous les échelons inférieurs (voir infographie) et donc, sur le rugby féminin dans son intégralité. La restructuration profonde des compétitions fédérales ne sera accompagnée d’aucune rétrogradation lors de la saison prochaine, la première de cette nouvelle ère, et les droits acquis à la montée seront appliqués et conservés. L’un des objectifs est également de concerner davantage de clubs et de licenciées sur l’intégralité du territoire.

Ce sera l’une des missions principales des futures Ligues et des Académies. « Il faut donner la possibilité depratiquer au plus grand nombre. Les clubs qui se créentn’auront pas d’obligations sur les équipes de jeunes, parexemple. Mais s’ils veulent monter à l’échelon supérieur, ilsdevront se préparer à passer ce cap en ayant les mêmes obligationsque les autres. »

Il s’agit aussi de réussir à conserver les filles qui quittent le rugby vers 14 ans, surtout dans des bassins où elles ne sont plus assez nombreuses pour former une équipe. Un gros effort sera également réalisé sur le rugby universitaire, qui doit guider davantage ses joueuses vers les clubs voisins.

3/ Le rugby à 10 comme passerelle vers le XV (À venir : Mardi 17 avril)
4/ Le rugby féminin valorisé de la base à l’élite (À venir : Mardi 17 avril)

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