CTC : C'est parti !

Publié le 08/02/18

Les huit premiers Conseillers techniques de club de France ont débuté leur travail sur le terrain mi-janvier, après avoir reçu une formation à ce nouvel emploi. Les premiers retours sont tous positifs.

Derrière sa caméra, Marie Hay lutte contre la brise glaciale qui balaie la pelouse synthétique du Stade Treillierain, en banlieue nantaise. Elle capte une rencontre de sélections régionales - de 16, la troisième opération sur le terrain de la nouvelle Conseillère technique de club (CTC) depuis sa prise de fonction le 11 décembre dernier. Elle et ses sept collègues ne chôment pas depuis. « Nous avons été immédiatement au contact du terrain. Nous alternons entre la formation à l’emploi organisée par la FFR et les formations dans les écoles de rugby pour les brevets fédéraux. C’est déjà intense et très enrichissant », estime la jeune femme, pionnière parmi une trentaine de candidatures pour participer avant tout le monde à cette passionnante aventure.

Les Pays de Loire, élus zone test, ont hérité de huit CTC, encadrés par un Conseiller technique de Ligue et un Directeur technique de Ligue adjoint, en l’occurrence Sylvain Gadé, qui décrypte la mission de ces recrues : « Tout est dans l’appellation. Chacun d’eux est sur un bassin de clubs, entre cinq et huit. Ils doivent les aider au mieux sur toutes les facettes de leur activité. »

Le cœur de leur action a donc commencé à battre mi-janvier « Ce qui m’intéresse, c’est de parler avec les gens qui font vivre ces clubs, d’être présent au bord des terrains, dans les club-houses, voir comment ils vivent de l’intérieur », affirme Lionel Viguier avec son accent occitan. Albigeois de naissance, il vivait à Thonon-les-Bains depuis neuf mois avec son épouse et ses trois filles avant de traverser le pays lorsque sa candidature a été retenue. Deux autres recrues sont également venues de loin pour oser l’aventure. Tout avait d’ailleurs été prévu pour leur accueil avec la location d’un gîte. « On a vécu ensemble pendant deux semaines, on a appris à se connaître. Une synergie s’est créée de suite », glisse François Carrillo, ancien joueur de l’Aviron bayonnais dont la carrière s’est arrêtée trop tôt après un arrêt cardiaque. Sa reconversion dans le milieu du rugby était déjà une réalité au Pays basque. Elle vient de prendre un coup d’accélérateur avec ce nouveau poste. « J’avais le sentiment d’avoir le profil. Le projet, l’aventure me plaisaient. Ce qui compte, c’est la proximité avec les clubs », dit-il déjà avec enthousiasme. Et il n’y a pas de temps à perdre !

Le président du Stade treillierain, Jacques-Henri Guillet, est d’ailleurs ravi de profiter avant tout le monde des services des CTC. « Ça nous fait gagner six mois, sourit-il. Ils vont pouvoir s’impliquer davantage dans chaque club et dispenser un langage commun de formation. » Son homologue du Mans, Jean-Michel Vauvy, est tout aussi impatient de voir les bienfaits de leur aide. « Ils vont nous apporter un regard extérieur. On a souvent du mal à être critique en interne. Ils seront les aiguilleurs. On compte sur eux pour nous aider à gérer nos problèmes. À nous de travailler ensuite sur leurs conseils », promet-il.

L’enjeu de cette phase d’expérimentation est de taille puisqu’elle définira avec précision l’action des futurs CTC. « On fera un bilan début mars pour ensuite modéliser la formation qu’on leur a donnée. Ça va être un très gros chantier de plus de 200 personnes à gérer », admet Riad Djait, responsable de ladite formation.

L’échafaudage a été posé en Pays de Loire sur des bases déjà solides. Les grands travaux, eux, vont bientôt débuter dans la France entière.

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