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Présentation


« L’IRB détient tous les droits se rapportant au jeu de rugby »
Jacques LAURANS, Vice-président de la FFR en charge des affaires internationales, nous présente les différents modes de fonctionnement du rugby international, la place de la FFR et le rôle de chaque organisme.



Comment est structuré le rugby international ?

Jacky LAURANS : L’originalité du rugby tient dans sa Fédération internationale qui justement ne porte pas le nom de Fédération internationale mais d’International Rugby Board (IRB). L’IRB détient tous les droits se rapportant au jeu de rugby tel que nous le connaissons tel qu’il a été codé. L’IRB a été créée au début de la pratique du rugby par les quatre fédérations britanniques (Angleterre, Pays de Galles, Irlande et Ecosse). Les nations du Sud (Nouvelle Zélande, Australie, Afrique du Sud) sont entrées plus tard tout comme la France qui n’est arrivée qu’en 1978, mais nous sommes considérés comme fédération fondatrice. Le Conseil du Board est composé de 26 personnes (deux représentants de chacune des fédérations fondatrices + un représentant des fédérations suivantes : Argentine, Canada, Italie, Japon, + 1 représentant de chaque association régionale : Afrique (CAR), Amérique du Nord (NAWIRA), Amérique du Sud (CONSUR), Asie (ARFU), Europe (FIRA-AER) et Océanie (FORU). Il gère toute la gestion du jeu au monde à commencer par les règles du jeu. C’est l’IRB qui détient le pouvoir de modifier les règles du jeu et aucune autre structure ne peut détenir les droits du jeu de rugby.



Quel est le but de ces associations régionales ?

Jacky LAURANS : Elles ont été créées dans un souci de décentralisation du pouvoir de l’IRB qui a voulu, à l’image de ce qui existe en Europe avec la FIRA-AER, reproduire des structures identiques. Certaines existaient déjà mais elles avaient un fonctionnement flou. Maintenant, toutes ces associations régionales sont validées par l’IRB. Elles sont chargées sur leur secteur géographique d’organiser des compétitions, de former des entraîneurs, des arbitres, de développer le rugby chez les jeunes … Il y a donc à la fois la recherche d’une élite et le développement du rugby dans les bases. Petit à petit, elles prennent de la place dans l’organisation du jeu. L’IRB ne pouvait plus continuer à tout centraliser car le nombre de fédérations a explosé depuis une quinzaine d’années puisque plus de 100 nations au monde sont affiliées à ce jour.



Au niveau sportif, la compétition phare est la Coupe du monde qui est pourtant bien jeune ?

Jacky LAURANS : Il y a plusieurs raisons qui n’ont fait que repousser la création de la Coupe du monde. D’abord parce qu’il existait le Tournoi des V nations. Les cinq nations du nord n’étaient pas tellement concernées par la création d’une autre compétition. Par contre, celles du Sud étaient très demandeuses puisque les échanges n’avaient lieu que lors de tournées informelles. La Nouvelle Zélande, l’Australie et l’Afrique du Sud avaient besoin de s’étalonner par rapport aux autres. Ensuite, le rugby dépendait d’un principe universel : l’amateurisme. Jusque dans les années 80, il y a eu une résistance très forte de la part des dirigeants de l’IRB pour maintenir l’amateurisme dans ce sport. C’est cette double pression qui a retardé l’apparition d’une grande compétition internationale. Il faut rendre hommage à Albert Ferrasse qui a poussé avec certains dirigeants pour la création d’une Coupe du monde en 1987. C’est la création de la Coupe du monde qui a permis d’accélérer le passage au professionnalisme plus vite qu’on ne l’aurait cru. En 20 ans, cette compétition a eu un développement qu’aucune autre compétition n’a connu aussi bien au niveau sportif qu’au niveau financier. L’édition 1987 a été déficitaire alors qu’en 1995, l’IRB s’est professionnalisée sous l’autorité de Bernard Lapasset, qui était Président de l’IRB à l’époque. La Coupe du monde 2007 marque une nouvelle étape. Par exemple, nous avons su quatre ans avant que nous organiserions la Coupe du monde 2007 alors qu’en avril 2002 seulement, les Australiens ont su qu’ils devaient organiser seuls la Coupe du monde 2003 !



Quelle est la place de la FFR dans ce concert international ?

Jacky LAURANS : Nous pouvons dire que la place de la France s’est développée considérablement pendant ces dernières années. Nous héritons de ce que nos anciens, Albert Ferrasse en particulier, nous ont laissé. A l’heure actuelle, pas mal de postes clés du rugby international sont tenus par des Français. Bernard Lapasset est Président de la Commission High Performance, c’est la Commission la plus importante de l’IRB puisqu’elle décide des calendriers des tournées, des matches internationaux. Je suis moi-même Directeur de la Rugby World Cup Limited qui est la société commerciale de l’IRB  et Président du Comité des VI Nations. Jean-Claude Baqué est Président de la FIRA-AER, Jean-Pierre Lux, Président de l’ERC (Organisme qui gère les Coupes d’Europe). Cela prouve que la puissance du rugby français est reconnue à l’extérieur. Les pays latins se font entendre désormais avec notamment l’émergence de l’Argentine ou l’arrivée de l’Italie que nous avons largement soutenue. Depuis le 1er janvier 2006 grâce à nos efforts, les Italiens sont considérés à part entière dans les VI Nations, notamment au niveau financier. La France pousse également  pour le développement de la Confédération Africaine de Rugby (CAR) et pour voir d’autres nations francophones émerger. La FFR participe, avec ses moyens, au développement du Rugby dans le monde.