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Date de publication : 28 Mars 2013

Communiqué de presse FFR/LNR/Provale

Pierre Camou (FFR), Paul Goze (LNR) et Serge Simon (Provale) ont été choqués par les déclarations de Madame la Directrice du département des analyses de l’AFLD du 27 mars sur la proportion de résultats anti-dopage dits « anormaux » et les interprétations qui en ont immédiatement été faites.


Ces déclarations font en effet l’amalgame entre résultats « anormaux » d’analyses et cas avérés de dopage. Au-delà des résultats d’analyses, un cas de dopage ne peut en effet être avéré qu’à l’issue d’une procédure disciplinaire, réalisée sous le contrôle de l’AFLD.

L’AFLD a d’ailleurs relativisé ces déclarations par la voie de son président, Bruno Genevois, et a ensuite publié un communiqué de presse pour préciser les données officielles de son rapport annuel et rétablir la réalité des faits.

Pour l’année 2012, sur les 588 analyses réalisées par l’AFLD et suite aux informations transmises par cette dernière, la FFR a été amenée à ouvrir 22 dossiers disciplinaires dont 19 pour « résultats anormaux » :

- 9 dossiers concernaient des cas de cannabis
- 5 dossiers n’ont pas donné lieu à sanction, compte tenu des justifications apportées
- 5 dossiers ont fait l’objet de sanction (hors cannabis), dont deux suspensions supérieures à 18 mois (un joueur de Fédérale 2 et un joueur de Pro D2).

La FFR, la LNR et Provale tiennent à rappeler qu’elles apportent leur total soutien à l’action exemplaire de l’AFLD et qu’elles mènent une lutte sans faille aux côtés des autorités publiques dans la prévention et la répression du dopage. Cependant, sur un sujet aussi grave, tous les acteurs se doivent d’adopter une communication précise, qui ne jette pas de façon injustifiée la suspicion sur un sport.

Le rugby français a notamment mis en œuvre depuis 13 ans un suivi biologique longitudinal pour tous les joueurs professionnels de Top 14, qui a ensuite été généralisé à l’ensemble des joueurs de PRO D2, de haut niveau (équipes nationales masculines et féminines, rugby à XV et à 7) et des filières d’accès au haut niveau (centres de formation, pôle espoirs, pôle France). Ces dispositifs, qui s’inscrivent dans la politique de prévention du dopage, vont au-delà des seules obligations légales et relèvent de la propre initiative du rugby français.