Patrick PECHAMBERT, arbitre de la finale du TOP 14.
Il ne va rien changer à ses habitudes. Enfin presque ! Jusqu’à jeudi, il ira dans les écoles primaires du Lot et Garonne, porter la bonne parole, celle de la sécurité routière. Une mission hautement pédagogique pour ce fonctionnaire de police rattaché à la CRS du département la semaine et à l’exercice de l’arbitrage le weekend. La prévention n’a plus de secret pour cet ancien demi de mêlée du SUA remplaçant de Pierre BERBIZIER à 15 reprises lors de la saison 89/90, alors qu’il avait tout juste 20 ans. La sanction non plus, rajoute- t-il aussitôt, comme pour signifier qu’il prendra bien toutes ses responsabilités samedi au Stade de France.
FFR.FR : Comment avez-vous appris votre désignation ?
P.PECHAMBERT : Par un simple coup de fil de Didier MENE un dimanche matin, au lendemain de la finale de Coupe d’Europe. J’avais entendu quelques rumeurs sur le sujet, des collègues qui me glissaient des sous-entendus, mais rien d’officiel bien entendu. En apprenant la nouvelle, mon fils Benjamin a versé une petite larme ; il est vrai que le rugby c’est une histoire de famille, d’ailleurs c’est tous ensemble que nous allons vivre l’événement.
FFR.FR : Vous n’avez jamais été tenté de passer professionnel ?
P.PECHAMBERT : Plus jeune j’aurai peut être franchi le pas mais pas aujourd’hui. L’arbitrage est, et restera pour moi, une passion. Cela dit, d’une certaine manière je me sens professionnel dans ma démarche. J’arbitre depuis 15 ans et je progresse encore grâce à mon investissement personnel, mais aussi grâce aux conseils de mon coach, Marc DESCLAUX, et ceux de Joel JUTGE. Je crois que je suis en train d’enchainer mes deux meilleures saisons…il faut que j’en profite car il me reste au mieux 3 ou 4 ans pas plus. Je n’oublie pas que la limite d’âge est fixée à 45 ans.
FFR.FR : Stade Toulousain / Montpellier ! Que vous inspire cette affiche ?
P.PECHAMBERT : Cette finale devrait logiquement nous offrir un gros volume de jeu. A moi de rester vigilant pendant 80 mn (et peut être plus) sur le jeu au sol et le secteur de la mêlée. Il faut que les ballons sortent rapidement des rucks et que les mêlées permettent de vrais lancements de jeu. Sur le jeu au sol je me suis toujours efforcé d’être le plus précis possible. Je fixe mon attention sur le plaqueur, puis sur le plaqué et enfin sur les soutiens. Une phase d’observation qui doit aller très vite, si l’on veut prendre la bonne décision. Quant aux mêlées, il est hors de question qu’elles viennent par l’indiscipline des uns ou des autres tuer le spectacle. J’espère que ça va galoper dans tous les sens, avec des rucks furtifs, des mêlées propres…et des essais bien entendu. C’est le jeu que j’aime, celui que j’ai pratiqué à l’école Agenaise, quand j’avais 20 ans !
* C.BERDOS, R.POITE, J.GARCES.












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