« Nous n’avons pas osé jouer »
Nathalie AMIEL, entraîneur de l’équipe de France, fait le point sur ce qui a manqué aux Françaises pour s’imposer en Ecosse et sur les écueils à éviter face à l’Irlande.
Quelle analyse tirez-vous de cette défaite en Ecosse ?
Nathalie AMIEL : Nous n’avons pas su nous sortir du piège écossais et physiquement nous avons subi toute la partie même si nous avons eu beaucoup de ballons. Sous la pression, nous avons été incapables d’imposer notre jeu. Le premier match est toujours compliqué à jouer parce que les joueuses ont peur de l’échec. Elles sont tombées dans des stéréotypes et ce n’est pas du tout notre jeu. On connait aussi les Ecossaises …Elles ne lâchent rien, surtout à domicile. Nous ne nous sommes pas mis à l’abri en première mi-temps et ensuite, il est arrivé ce qui arrive constamment, nous prenons un contre à la 80ème minute.
A quoi devez-vous vous attendre face à l’Irlande ?
Nathalie AMIEL : Ce sera le même type de match que l’Ecosse. C’est à nous de nous relever après ce faux pas pour rebondir. C’est toujours difficile de perdre mais je pense sincèrement que ce sont de bonnes expériences pour la suite. Face à l’Irlande, il faudra réitérer notre performance en conquête. Nous prenons un essai sur un exploit individuel mais stratégiquement, nous n’avons jamais été prises en défaut.
Comment avez-vous organisé la semaine de préparation pour ce 2ème match ?
Nathalie AMIEL : Nous avons laissé les filles pendant deux jours avec leurs frustrations, leurs questions et leurs doutes pour pouvoir positiver par la suite. Elles avaient les clés du jeu, elles savaient comment jouer pour pouvoir gagner mais elles n’ont pas su l’appliquer. Nous n’avons pas osé jouer contre l’Ecosse et c’est pour cela que nous perdons. Jouer, c’est prendre le risque de faire des fautes et elles ont eu peur de les faire. Je préfère perdre ce genre de match en jouant plutôt que de rendre une copie insipide avec beaucoup de frustration. Ca fait mal de perdre et nous avons d’autres ambitions que d’être défaite 8-10 en Ecosse. Maintenant, nous nous connaissons, nous allons être en réaction.











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