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Date de publication : 18 Février 2010

« Nous devenons plus cohérents »

Philippe BOHER, entraîneur de l’équipe de France des moins de 20 ans, nous parle du début de Tournoi des Tricolores et revient sur les changements dans le groupe retenu pour affronter le Pays de Galles.

Comment analysez-vous les deux premiers matches du Tournoi ? 

Philippe BOHER : Il y a une progression sur le début du Tournoi. Sur le premier match, nous nous sommes créés des occasions notamment sur la première mi-temps sans concrétiser. Dominer n’est pas gagner, il faut savoir marquer. Ensuite, nous sommes régulièrement sanctionnés sur la phase plaqueur-plaqué ce qui permet aux Ecossais de revenir. Nous avons travaillé ce secteur contre l’Irlande, c’était mieux même si ce n’est pas encore suffisant. Nous devons franchir encore un pallier si nous voulons être performants jusqu’à la fin du Tournoi et se présenter dans les meilleures dispositions à la Coupe du monde. 

Quelles sont les satisfactions du match contre l’Irlande ? 

Philippe BOHER : Nous sommes assez performants sur toutes les phases de conquête, mêlée ou touche. Il faut dire que l’on a un excellent lanceur, ça aide ! Il faut maintenant mettre plus de qualité dans l’utilisation du ballon et ce sera tout le travail de la semaine de préparation du Pays de Galles. Il y a eu aussi beaucoup de solidarité dans l’équipe et je pense que nous avons franchi un palier dans la gestion des temps faibles et de des temps forts. Nous avons pu nous reposer sur notre conquête et sur la conservation du ballon pour pouvoir l’emporter face à l’Irlande, notamment sur la fin de match où nous avons été en difficulté. 

Dont la dernière mêlée que vous récupérez et qui est synonyme de solidarité … 

Philippe BOHER : Oui tout à fait ! Après, le match face aux Irlandais, bien plus forts que les Ecossais, doit nous interpeller sur la profondeur à mettre dans nos attaques, les angles de courses d’intervention de nos ailiers dans la ligne ou accélérer les sorties de balles. C’est sur ces phases que nous devons travailler pour être performants. Pour le moment, nous avons les situations mais elles ne sont pas nettes et franches pour nous permettre de prendre le score. 

Ces situations sont-elles récurrentes tous les ans en début de tournoi ? 

Philippe BOHER : Chaque année, nous évoluons au fur et à mesure du Tournoi. Nous devenons plus cohérents, nous faisons preuve de plus de cohésion. Il y a toujours une grande différence entre ce que nous produisons en début de Tournoi et nos prestations lors des derniers matches.

Qu’est-ce qui a dicté vos choix pour les changements dans le groupe retenu pour affronter le Pays de Galles ? 

Philippe BOHER : Nous avons fait un premier cycle avec un même groupe en changeant uniquement les blessés comme Rémy Lamérat remplacé par Mathieu Lamoulie. Nous avons profité du match de la sélection française contre l’Afrique du Sud pour faire une revue d’effectif et procéder à quelques changements. Nous avions dit que les joueurs performants intègreraient le groupe. Tout le monde aura sa chance, une première partie de ces joueurs vont disputer le match contre les Gallois et une deuxième partie nous rejoindra face à l’Italie. Mathieu Giudicelli, blessé contre l’Irlande est remplacé par le Toulonnais Xavier Chiocci. Mickael Blandin cède sa place à Sébastien Mazet de Bourgoin-Jallieu. De la même manière, Arthur Roulin de Clermont remplace Kevin Gourdon. Nous voulons garder quand même une certaine cohérence et une ossature forte. Jérémy Gondrand intègre le groupe à la place de Lafforgue. Jean-Marc Doussain, capitaine des moins de 19 ans, pourra se confronter au niveau supérieur. Et enfin Camille Canivet, qui était au Pôle France et avec l’équipe de France à 7, vient aussi avec nous. Globalement, nous changeons un quart du groupe tout en gardant quand même une certaine cohérence et une ossature forte. 


Crédit photo : FFR/IPicarel