« Le groupe n’est pas fermé »
Le groupe d’avants retenus pour le Tournoi confirme la relative stabilité entrevue pendant la Tournée de novembre comme l’explique Didier RETIERE, entraîneur des avants tricolores.
Le groupe d’avants retenus pour affronter l’Ecosse reste très stable, est-ce que vous avez trouvé votre ossature ?
Didier RETIERE : Quand nous sommes arrivés après la Coupe du monde 2007, le pack français avait perdu ses leaders. Beaucoup d’anciens ont arrêté ou se sont blessés. Il a fallu reconstruire un pack complet en trouvant le bon compromis et les bonnes affinités par rapport à notre projet de jeu. Nous avons ouvert le groupe, nous avons testé et désormais, nous en tirons les bénéfices. Aujourd’hui, le groupe est stable, il progresse rapidement et c’est beaucoup plus simple pour travailler. Nous ne sommes plus obligés de repartir de zéro mais nous pouvons reprendre les acquis des tournées précédentes.
N’avez-vous pas été tenté de sélectionner un joueur du profil d’Antoine Burban peut être moins coureur que Lapandry ou Ouedraogo mais plus efficace sur les rucks ?
Didier RETIERE : Nous avons réfléchi et Antoine est dans les plans. Il est proche du profil de Thierry Dusautoir. Nous avons fait le choix d’avoir une troisième ligne mobile avec deux joueurs qui couvrent de l’espace et un autre qui gratte les ballons. Le groupe n’est pas fermé à 16 joueurs, je pense aussi à Guilhem Guirado. Nous n’avons pas sélectionné les joueurs en fonction de notre adversaire mais en fonction du jeu que nous voulons mettre en place. Nous sommes tournés vers l’offensive, nous voulons déplacer le ballon et nous avons besoin de joueurs rapides au soutien.
Avec Domingo et Lapandry, seuls deux joueurs sont passés par le Pôle France et la filière de formation fédérale, est-ce difficile de s’imposer à 20 ans chez les avants ?
Didier RETIERE : Bien entendu, c’est bien plus difficile de s’imposer devant qu’à l’arrière. Nous avons une moyenne d’âge conséquente chez nos avants. Nous avons eu aussi pas mal de pépins sur nos jeunes deuxièmes lignes comme Drozdz, Chalmin ou Ledevedec. Il faut quand même de l’expérience notamment pour les premières lignes. Nous avons quelques jeunes piliers qui pointent le nez mais il faut de la maturité pour évoluer à ce poste. Guilhem Guirado n’est pas loin. Globalement, nous avons vraiment de très bons potentiels mais nous savons aussi qu’il est difficile de percer notamment dans le cinq de devant. Il faut aussi dire que les joueurs sélectionnés dans le groupe ont placé la barre assez haute.
La blessure de Fabien Barcella va-t-elle permettre de dégager une nouvelle hiérarchie chez les piliers ?
Didier RETIERE : Nous devons avoir quatre piliers de haut niveau pour palier les blessures inhérentes à la pratique de haut niveau. Nous n’avons pas d’homme providentiel et Fabien n’est pas indestructible. Nous savons qu’en France, il faut avoir de la concurrence pour que les joueurs se dépassent. Il ne faut surtout pas installer un joueur dans un statut et dans un confort. Nous avons de bons piliers en France et ils vont avoir la chance de pouvoir démontrer leur potentiel.
Avez-vous une idée sur les joueurs que vous allez utiliser sur l’ensemble du Tournoi ou allez-vous fonctionner match par match ?
Didier RETIERE : C’est une compétition difficile parce que le niveau des nations européennes ne fait que progresser. Nous savons que nous allons souffrir en Ecosse et en Irlande. Nous ne pouvons pas nous projeter et faire des calculs sur le troisième ou quatrième match du Tournoi. Malgré les blessures, nous avons la chance d’avoir un groupe assez conséquent. La trame est comprise par les joueurs en termes d’exigence, de jeu ou de fonctionnement. Nous allons prendre match par match en travaillant dans la continuité.
Quels vont être les axes de travail de cinq jours avec le groupe de 30 ?
Didier RETIERE : Nous allons remettre en place le cadre général du projet. Nous allons pouvoir travailler sur des choses générales sans se focaliser sur un de nos adversaires. Cela va nous permettre de nous remettre en situation d’opposition et de confrontation sur la touche, les mauls, la mêlée et le jeu en général.
Est-ce que vous réservez des surprises aux joueurs dans la composition des entraînements ?
Didier RETIERE : Il y a en aura toujours un peu. Nous ne faisons pas de la surprise pour faire de la surprise. C’est important de pouvoir casser la routine et de montrer que nous mettons en place des choses nouvelles. Bien entendu, nous allons proposer des contenus un peu différents parce que nous avons travaillé et que nous nous sommes enrichis. Même si le discours reste le même, il faut arriver à surprendre les joueurs.
Didier RETIERE : Quand nous sommes arrivés après la Coupe du monde 2007, le pack français avait perdu ses leaders. Beaucoup d’anciens ont arrêté ou se sont blessés. Il a fallu reconstruire un pack complet en trouvant le bon compromis et les bonnes affinités par rapport à notre projet de jeu. Nous avons ouvert le groupe, nous avons testé et désormais, nous en tirons les bénéfices. Aujourd’hui, le groupe est stable, il progresse rapidement et c’est beaucoup plus simple pour travailler. Nous ne sommes plus obligés de repartir de zéro mais nous pouvons reprendre les acquis des tournées précédentes.
N’avez-vous pas été tenté de sélectionner un joueur du profil d’Antoine Burban peut être moins coureur que Lapandry ou Ouedraogo mais plus efficace sur les rucks ?
Didier RETIERE : Nous avons réfléchi et Antoine est dans les plans. Il est proche du profil de Thierry Dusautoir. Nous avons fait le choix d’avoir une troisième ligne mobile avec deux joueurs qui couvrent de l’espace et un autre qui gratte les ballons. Le groupe n’est pas fermé à 16 joueurs, je pense aussi à Guilhem Guirado. Nous n’avons pas sélectionné les joueurs en fonction de notre adversaire mais en fonction du jeu que nous voulons mettre en place. Nous sommes tournés vers l’offensive, nous voulons déplacer le ballon et nous avons besoin de joueurs rapides au soutien.
Avec Domingo et Lapandry, seuls deux joueurs sont passés par le Pôle France et la filière de formation fédérale, est-ce difficile de s’imposer à 20 ans chez les avants ?
Didier RETIERE : Bien entendu, c’est bien plus difficile de s’imposer devant qu’à l’arrière. Nous avons une moyenne d’âge conséquente chez nos avants. Nous avons eu aussi pas mal de pépins sur nos jeunes deuxièmes lignes comme Drozdz, Chalmin ou Ledevedec. Il faut quand même de l’expérience notamment pour les premières lignes. Nous avons quelques jeunes piliers qui pointent le nez mais il faut de la maturité pour évoluer à ce poste. Guilhem Guirado n’est pas loin. Globalement, nous avons vraiment de très bons potentiels mais nous savons aussi qu’il est difficile de percer notamment dans le cinq de devant. Il faut aussi dire que les joueurs sélectionnés dans le groupe ont placé la barre assez haute.
La blessure de Fabien Barcella va-t-elle permettre de dégager une nouvelle hiérarchie chez les piliers ?
Didier RETIERE : Nous devons avoir quatre piliers de haut niveau pour palier les blessures inhérentes à la pratique de haut niveau. Nous n’avons pas d’homme providentiel et Fabien n’est pas indestructible. Nous savons qu’en France, il faut avoir de la concurrence pour que les joueurs se dépassent. Il ne faut surtout pas installer un joueur dans un statut et dans un confort. Nous avons de bons piliers en France et ils vont avoir la chance de pouvoir démontrer leur potentiel.
Avez-vous une idée sur les joueurs que vous allez utiliser sur l’ensemble du Tournoi ou allez-vous fonctionner match par match ?
Didier RETIERE : C’est une compétition difficile parce que le niveau des nations européennes ne fait que progresser. Nous savons que nous allons souffrir en Ecosse et en Irlande. Nous ne pouvons pas nous projeter et faire des calculs sur le troisième ou quatrième match du Tournoi. Malgré les blessures, nous avons la chance d’avoir un groupe assez conséquent. La trame est comprise par les joueurs en termes d’exigence, de jeu ou de fonctionnement. Nous allons prendre match par match en travaillant dans la continuité.
Quels vont être les axes de travail de cinq jours avec le groupe de 30 ?
Didier RETIERE : Nous allons remettre en place le cadre général du projet. Nous allons pouvoir travailler sur des choses générales sans se focaliser sur un de nos adversaires. Cela va nous permettre de nous remettre en situation d’opposition et de confrontation sur la touche, les mauls, la mêlée et le jeu en général.
Est-ce que vous réservez des surprises aux joueurs dans la composition des entraînements ?
Didier RETIERE : Il y a en aura toujours un peu. Nous ne faisons pas de la surprise pour faire de la surprise. C’est important de pouvoir casser la routine et de montrer que nous mettons en place des choses nouvelles. Bien entendu, nous allons proposer des contenus un peu différents parce que nous avons travaillé et que nous nous sommes enrichis. Même si le discours reste le même, il faut arriver à surprendre les joueurs.











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