« Le Comité de sélection a été animé »
Marc LIEVREMONT, entraîneur de l’équipe de France, revient sur les choix des 30 joueurs sélectionnés pour débuter le Tournoi RBS des 6 Nations 2010.
Dans quel état d’esprit avez-vous abordé cette première liste du Tournoi ?
Marc LIEVREMONT : Le Comité de sélection a été très animé. Nous étions partis pour retenir 17 avants et 13 trois-quarts mais après réflexion et dans un souci d’organisation avec cinq jours pour travailler à 30, nous avons préféré retenir 16 avants et 14 trois-quarts. Nous avons voulu rester dans une grande continuité au niveau des avants parce que nous devons faire face à des blessures et à des suspensions. Nous sommes sans arrêt partagés entre la pertinence de travailler dans une certaine forme de cohésion et celle de la forme du moment. Encore une fois, ce n’est pas parce que l’on ne retient pas des joueurs qu’ils sont mal-aimés, trop vieux ou rejetés. Aujourd’hui, la concurrence est très saine en équipe de France et j’ai quand même le sentiment que nous évoluons dans une certaine forme de continuité.
Est-ce dans cette optique que Mathieu Bastareaud effectue son retour ?
Marc LIEVREMONT : Son retour se justifie par ses performances en club et parce qu’il respecte le calendrier de ses travaux d’intérêt général fixé par le Comité d’Ile de France et son club. Nous avions suivi ses actions et nous avons parlé avec lui. Je pense qu’il aura un peu la pression en réintégrant le CNR, ce sera à nous de le préserver. Nous savons qu’un groupe est fait aussi de liants dans la vie hors du terrain et même si tout le monde a le droit à la différence, Mathieu devra faire un effort pour aller vers les autres. Je crois que les actions qu’il mène auprès des jeunes vont lui faire le plus grand bien.
Qu’est-ce qui a justifié la sélection de Fabrice Estebanez ?
Marc LIEVREMONT : Fabrice est en train de s’installer doucement comme un titulaire dans son club au poste de 10 après avoir été balloté à l’arrière ou au centre. Il est régulièrement capitaine et il prend la place de Goode et Orquera. Il a un parcours atypique puisqu’il vient du rugby à XIII. Il a démarré à 15 avec Gaillac en Pro D2. Il progresse régulièrement et sa sélection avec France A était très intéressante. Malgré tout, nous ne prendrons pas le risque de faire démarrer sa carrière internationale au poste d’ouvreur, ce ne serait pas lui rendre service. Il possède un très gros potentiel comme par exemple Benjamin Boyet. Il n’a certainement pas eu la chance que mérite son potentiel. Il y a deux ans, le contexte australien n’était pas le plus favorable. Reste qu’il tient son club à bout de bras, il a su faire évoluer son jeu et à mon sens, il mérite d’être revu.
Qu’attendez-vous de Jean-Baptiste Elissalde ?
Marc LIEVREMONT : Qu’il soit celui de Toulouse ! Qu’il exprime ses qualités, sa vision du jeu. Après son dernier match contre la sélection du Pacifique, il a enchaîné beaucoup de blessures. Il a réalisé un bon début de saison en numéro 10 mais nous estimons toujours qu’à ce poste, au niveau international, il manque de densité physique même si ses qualités rugbystiques sont exceptionnelles. Nous avons hésité entre lui et Michalak à l’ouverture au mois de novembre. Aujourd’hui, la question se pose à la mêlée et nous avons le sentiment que Jean-Baptiste possède une longueur d’avance et qu’il mérite de revenir.
Avez-vous eu la confirmation de l’IRB de la possibilité de sélectionner Robins Tchale-Watchou ?
Marc LIEVREMONT : L’IRB nous a fait savoir qu’il n’était pas sélectionnable. Il a joué deux matches de qualification en Coupe du monde 2003 et 2007. Même s’il a la nationalité française, il n’est pas sélectionnable pour le XV de France. Cela ne veut pas dire qu’il aurait été sélectionné mais je ne m’en cache pas, son potentiel nous intéressait.
A un an de la Coupe du monde, quelle place accordez-vous à ce Tournoi ?
Marc LIEVREMONT : Nous avons coutume de dire que les années paires sont favorables au niveau du calendrier. Nous sortons d’une tournée intéressante et pour remporter le tournoi, nous devrons réussir à gagner trois fois d’affilée en mettant de la continuité dans nos performances. Franchement, j’ai bon espoir même après avoir revu le match contre la Nouvelle Zélande. Même si le score est lourd, nous avons vu des choses intéressantes. Les cartes sont remises à plat pour le Tournoi et nous démarrons par l’Ecosse, invaincue lors de la tournée d’automne. Ils ont changé d’entraîneur en gardant les qualités de jeu dans la défense avec peut être plus de densité. Je me souviens de notre premier match face à l’Irlande, l’an dernier où malgré des bonnes intentions, nous avions été punis par trois essais. Si nous manquons ce premier match, tout devient compliqué par la suite.
Marc LIEVREMONT : Le Comité de sélection a été très animé. Nous étions partis pour retenir 17 avants et 13 trois-quarts mais après réflexion et dans un souci d’organisation avec cinq jours pour travailler à 30, nous avons préféré retenir 16 avants et 14 trois-quarts. Nous avons voulu rester dans une grande continuité au niveau des avants parce que nous devons faire face à des blessures et à des suspensions. Nous sommes sans arrêt partagés entre la pertinence de travailler dans une certaine forme de cohésion et celle de la forme du moment. Encore une fois, ce n’est pas parce que l’on ne retient pas des joueurs qu’ils sont mal-aimés, trop vieux ou rejetés. Aujourd’hui, la concurrence est très saine en équipe de France et j’ai quand même le sentiment que nous évoluons dans une certaine forme de continuité.
Est-ce dans cette optique que Mathieu Bastareaud effectue son retour ?
Marc LIEVREMONT : Son retour se justifie par ses performances en club et parce qu’il respecte le calendrier de ses travaux d’intérêt général fixé par le Comité d’Ile de France et son club. Nous avions suivi ses actions et nous avons parlé avec lui. Je pense qu’il aura un peu la pression en réintégrant le CNR, ce sera à nous de le préserver. Nous savons qu’un groupe est fait aussi de liants dans la vie hors du terrain et même si tout le monde a le droit à la différence, Mathieu devra faire un effort pour aller vers les autres. Je crois que les actions qu’il mène auprès des jeunes vont lui faire le plus grand bien.
Qu’est-ce qui a justifié la sélection de Fabrice Estebanez ?
Marc LIEVREMONT : Fabrice est en train de s’installer doucement comme un titulaire dans son club au poste de 10 après avoir été balloté à l’arrière ou au centre. Il est régulièrement capitaine et il prend la place de Goode et Orquera. Il a un parcours atypique puisqu’il vient du rugby à XIII. Il a démarré à 15 avec Gaillac en Pro D2. Il progresse régulièrement et sa sélection avec France A était très intéressante. Malgré tout, nous ne prendrons pas le risque de faire démarrer sa carrière internationale au poste d’ouvreur, ce ne serait pas lui rendre service. Il possède un très gros potentiel comme par exemple Benjamin Boyet. Il n’a certainement pas eu la chance que mérite son potentiel. Il y a deux ans, le contexte australien n’était pas le plus favorable. Reste qu’il tient son club à bout de bras, il a su faire évoluer son jeu et à mon sens, il mérite d’être revu.
Qu’attendez-vous de Jean-Baptiste Elissalde ?
Marc LIEVREMONT : Qu’il soit celui de Toulouse ! Qu’il exprime ses qualités, sa vision du jeu. Après son dernier match contre la sélection du Pacifique, il a enchaîné beaucoup de blessures. Il a réalisé un bon début de saison en numéro 10 mais nous estimons toujours qu’à ce poste, au niveau international, il manque de densité physique même si ses qualités rugbystiques sont exceptionnelles. Nous avons hésité entre lui et Michalak à l’ouverture au mois de novembre. Aujourd’hui, la question se pose à la mêlée et nous avons le sentiment que Jean-Baptiste possède une longueur d’avance et qu’il mérite de revenir.
Avez-vous eu la confirmation de l’IRB de la possibilité de sélectionner Robins Tchale-Watchou ?
Marc LIEVREMONT : L’IRB nous a fait savoir qu’il n’était pas sélectionnable. Il a joué deux matches de qualification en Coupe du monde 2003 et 2007. Même s’il a la nationalité française, il n’est pas sélectionnable pour le XV de France. Cela ne veut pas dire qu’il aurait été sélectionné mais je ne m’en cache pas, son potentiel nous intéressait.
A un an de la Coupe du monde, quelle place accordez-vous à ce Tournoi ?
Marc LIEVREMONT : Nous avons coutume de dire que les années paires sont favorables au niveau du calendrier. Nous sortons d’une tournée intéressante et pour remporter le tournoi, nous devrons réussir à gagner trois fois d’affilée en mettant de la continuité dans nos performances. Franchement, j’ai bon espoir même après avoir revu le match contre la Nouvelle Zélande. Même si le score est lourd, nous avons vu des choses intéressantes. Les cartes sont remises à plat pour le Tournoi et nous démarrons par l’Ecosse, invaincue lors de la tournée d’automne. Ils ont changé d’entraîneur en gardant les qualités de jeu dans la défense avec peut être plus de densité. Je me souviens de notre premier match face à l’Irlande, l’an dernier où malgré des bonnes intentions, nous avions été punis par trois essais. Si nous manquons ce premier match, tout devient compliqué par la suite.











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