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Date de publication : 03 Juin 2010

« Je suis comme un gamin »

Après une longue absence, Julien DUPUY retrouve les terrains avec l’équipe de France A. Le demi de mêlée parisien se confie sur son retour.
Dans quel état d’esprit revenez-vous dans le groupe France ?

Julien DUPUY : Je suis vraiment heureux de retrouver l’équipe de France. Je vais retrouver du plaisir, du ballon et surtout reprendre ma passion, le rugby. Ca va surtout me permettre de retrouver un peu de rythme sur cette fin de saison. J’ai vraiment envie de prendre du plaisir, des tampons, de me régaler parce que ça fait six mois que je regarde mes potes à la télé ou dans les tribunes. C’est vraiment très frustrant, alors pouvoir refouler les pelouses comme un autre joueur, ça me rend vraiment très positif. Je suis un peu comme un gamin. Même si je n’ai pas perdu toutes mes qualités techniques, physiquement, je suis un peu dans l’expectative. Je ferai le point après le premier match et après la Churchill Cup.

Psychologiquement, comment avez-vous gérer cette période ?

Julien DUPUY : J’ai essayé de positiver au maximum. Après ma saison avec Leicester, j’avais enchaîné avec l’équipe de France et ensuite avec le Stade français. Sincèrement, j’étais un peu cuit mentalement. Je ne dis pas que cette coupure de six mois était bénéfique mais les deux premiers mois, j’ai coupé avec le rugby, je me suis régénéré. Ensuite, c’est plus compliqué, tu gamberges un peu, tu passes par des moments de doute. J’ai pris mon mal en patience. J’ai fait une connerie, j’ai payé, maintenant, je regarde devant moi avec beaucoup d’ambition.

N’avez-vous pas craint pour la Coupe du monde ?

Julien DUPUY : On ne va pas se mentir, à un an de la Coupe du monde, c’est un objectif ! Maintenant, je vois à très court terme, j’ai envie de retrouver les terrains, de reprendre mon métier. Pour cela, il faudra faire une grosse tournée même si je sais que physiquement ce sera compliqué. Ca me permettra d’arriver dans de bonnes conditions pour le début de saison avec mon club.

Qu’avez-vous fait pendant cette suspension ?

Julien DUPUY : J’ai essayé d’avoir un regard différent sur mon métier. J’ai beaucoup travaillé avec les encadrements pendant les entraînements et pendant les matches. J’ai appris pas mal de choses notamment sur la gestion des hommes et des rencontres. C’est très enrichissant de pouvoir connaître cet aspect un peu inconnu quand on est joueur. Physiquement, je pense avoir pris du retard parce que les entraînements ne remplacent pas les matches. C’est une question de rythme. J’ai continué à m’entraîner pendant 3 mois jusqu’à la décision du CNOSF. Comme je ne savais pas si j’allais pouvoir rejouer, je me suis entraîné comme un dingue tous les jours à base de musculation et de travail physique. Une fois que la décision est tombée, j’ai pris un coup sur la tête et j’ai tout coupé. Si je l’avais su avant, j’aurai fait l’inverse.

Quels sont les objectifs de l’équipe sur la Churchill Cup ?

Julien DUPUY : Il faut remporter le Tournoi, prendre du plaisir et se régaler. Nous avons la chance de vivre une belle expérience face à de grosses nations. Chacun a des objectifs personnels et de mon côté, je veux retrouver des sensations, des repères pour être en forme à la reprise de la saison avec l’ambition de postuler à nouveau en équipe de France.

Comment avez-vous vécu ce rappel en France A ?

Julien DUPUY : Psychologiquement, c’est important de voir que les entraîneurs comptent sur vous. J’ai eu Marc Lièvremont pendant de longues heures au téléphone. Il m’avait prévenu que je partirai avec France A. C’est une marque de confiance parce qu’il n’était pas obligé de le faire. Je suis vraiment content de cette décision. Maintenant, c’est à moi de faire les efforts pour revenir au niveau et prouver au coach qu’il a eu raison de me faire confiance.