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Date de publication : 18 Mai 2010

« Formation, développement et haut niveau »

Frédéric POMAREL, entraîneur de l’équipe de France féminine à 7, nous explique quel sera le rôle sportif du Département Olympique en charge du développement du rugby à 7.

Quels sont les objectifs sportifs de ce nouveau Département olympique ? 

Frédéric POMAREL : Le département devra gérer la cause du 7 à travers trois grandes familles : la formation de joueurs et de cadres, le développement et le haut niveau. Il y a également une parité entre joueur et joueuse. Nous allons mettre la même énergie et la même volonté à tous les niveaux. Nous voulons trouver tous les outils pour envoyer les garçons et les filles dans les meilleures conditions aux JO. Pour le haut niveau, il faut rattraper ce que certains ont nommé comme du retard. Il faut montrer très rapidement que nous avons notre place dans le circuit IRB tout en étant compétitif sur le circuit européen. Ce sont des objectifs à court terme. A Londres, nous devons recoller au peloton et montrer que la France réfléchit à sa façon de fonctionner. Il faut donner un signe fort à tout le monde et en premier lieu à nos joueurs. Le projet est bien conçu parce qu’il laisse de la latitude dans son application même si la feuille de route est très précise. Aujourd’hui, nous sommes dans une phase de diagnostic et ensuite nous passerons à la mise en œuvre. 

Quelles sont les échéances pour cette mise en place ? 

Frédéric POMAREL : Jusqu’aux Jeux Olympiques, nous avons une petite marge mais nous ne voulons pas tout révolutionner d’un coup. Il ne s’agit pas de tout mettre en place sans prendre quelques précautions. Il faut définir des priorités et nous allons essayer de mettre en œuvre certaines choses. Par exemple, nous voulons faire vivre des cycles de rugby à 7 à nos Pôles Espoirs avec des phases de compétition. Nous avons une Coupe de France avec un déroulement un peu complexe, nous sommes en train de réfléchir à une meilleure organisation. 

Au niveau de la formation, comment se fera la détection des potentiels du joueur ou de la joueuse à 7 ? 

Frédéric POMAREL : La détection se fera par la mise en place de compétition. Il faut les créer en se rapprochant le plus possible des formats IRB, FIRA et JO. Nous pourrons alors observer les joueurs avec des outils, des grilles d’évaluation, des référentiels physiques, techniques et tactiques sur l’ensemble des ressources que nous sommes en train de construire. La détection, c’est sentir un potentiel, quelque chose de cacher. Nous réunirons ces joueurs ou joueuses comme pour le rugby à 15. Ils/elles passeront des batteries complètes de test pour ensuite valider les potentiels et entrer dans le cycle de travail approprié. Nous n’allons pas tout révolutionner et créer 150 000 compétitions à 7. Nous savons très bien que le calendrier est chargé et nous nous servirons aussi des compétitions à 15 pour superviser les joueurs/joueuses. 

C’est un fonctionnement déjà en place avec les féminines … 

Frédéric POMAREL : Nous fonctionnons déjà effectivement comme cela avec les filles. C’est plus simple parce que nous ne sommes pas dans un monde professionnel. Les encadrements des équipes nationales féminines étaient très proches au départ et nous sommes habitués à fonctionner comme cela.