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Date de publication : 25 Mars 2010

« Des difficultés dans la dimension physique »

Philippe BOHER, entraîneur de l’équipe de France moins 20 ans, revient sur la défaite face à l’Angleterre et analyse la performance tricolore sur le Tournoi 2010.
 
Quel bilan tirez-vous de ce dernier match du Tournoi ? 

Philippe BOHER : Inévitablement, c’est une déception où nous perdons cette rencontre. Néanmoins, il faut dire que l’opposition était vraiment de très forte qualité. Ils nos ont posés de gros problèmes dans l’organisation défensive et un jeu sur toute la largeur du terrain. Nous avons eu beaucoup de mal à répondre dans la dimension physique. 

Ce match est-il à l’image du Tournoi ? 

Philippe BOHER : Aujourd’hui, nous sommes opposés à des équipes qui travaillent vraiment bien notamment sur la dominante physique. C’est une constante dans nos matches, nous avons rencontré des soucis à chaque fois autour de l’heure de jeu. Cela nous a conduit à des errements défensifs contre l’Angleterre et des difficultés dans la permanence du replacement défensif. Lorsque l’on est dans le rouge, on se replace plus lentement, on est moins efficace au placage, on ne récupère plus de ballons dans les regroupements. Ces éléments conjugués font que nous sommes plus fragiles. Ces problèmes sont liés au fait que dans cette génération, nous avons des joueurs qui évoluent en Reichel ou en Espoirs et ils sont opposés à des joueurs évoluant dans les divisions professionnelles. Les Anglais alignaient 14 joueurs évoluant en Premiership. La différence est énorme entre ces deux compétitions. Physiquement, nos joueurs pétris de qualités ne sont pas préparés et habitués à un tel combat pendant 80 minutes. Nous manquons vraiment de constance. Ceux qui ont l’habitude de jouer en Top 14 et en Pro D2 s’en tirent beaucoup mieux et cela se voit tout de suite. 

La discipline est aussi un problème récurrent depuis le début du Tournoi ? 

Philippe BOHER : Ca l’est d’autant plus que nous prenons tous nos points en infériorité numérique. Il va falloir insister sur la discipline. Nous avons un petit geste d’énervement qui nous coute cher mais aussi quand nous sommes sous pression défensive, en termes de replacement. Nous avons été en infériorité numérique à trois reprises sur des fautes techniques. Il faut à tout prix bannir ces errements pour pouvoir rivaliser au plus haut niveau. 

Dans l’optique de la Coupe du monde, quel bilan tirez-vous de ce tournoi ?

Philippe BOHER : Ce Tournoi est très intéressant parce qu’il met le doigt sur nos manques si nous voulons être performants en Coupe du monde. Il faut quand même dire que l’Angleterre est double finaliste de cette Coupe du monde des moins de 20 ans et huit d’entre eux ont joué la finale l’an dernier. Il faut aussi relativiser par rapport à cela. Bien entendu, nous sommes conscients que nous serons loin d’être les favoris en Coupe du monde. Nous serons opposés aux Irlandais, qui ont gagné le tournoi cette année mais que nous avons battus. Nous défierons également l’Angleterre que nous accrochons au nombre d’essais en prenant un essai après 30 secondes de jeu (NDLR : 5 essais partout). Ce Tournoi va nous obliger à mener un travail préparatoire sur le plan physique en relation avec les clubs et les Centres de formation. 

Sur les 26 joueurs retenus pour la Coupe du monde, avez-vous une idée définitive des noms ? 

Philippe BOHER : Nous avons vu 35 joueurs dans le Tournoi, nous avons encore deux joueurs blessés que nous n’avons pas pu voir. Il ne faut pas se leurrer, nous n’allons pas en inventer d’autres et les 26 qui partiront à la Coupe du monde seront très certainement issus de la revue d’effectif du Tournoi. Sur cette génération, le potentiel est celui là. A nous d’essayer de les amener au maximum pour la Coupe du monde. 



Crédit photo : FFR/IPicarel