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Date de publication : 12 Janvier 2009

« Une cohésion et une solidarité à toute épreuve »

Fréderic POMAREL, entraîneur de l’équipe de France féminine à 7, revient sur le stage de trois jours qui s’est déroulé à Saint-Mandrier. Un dernier rassemblement très satisfaisant avant la Coupe du monde de la spécialité, début mars à Dubaï.
Comment se sont déroulés ces trois jours de stage ? 

Fréderic POMAREL : J’avais à cœur de réussir ce stage parce que c’était le dernier avant la Coupe du monde. En plus, j’avais le sentiment d’avoir raté celui d’Aucamville. Nous avons mis le paquet sur ce stage de Saint Mandrier et les filles ont répondu à mes attentes. Au niveau du jeu, elles ont produit des choses qu’elles n’avaient jamais réalisées. Elles ont témoigné d’une grosse solidarité, de combativité. J’ai vraiment le sentiment d’avoir une équipe avec moi. Elles se respectent, s’apprécient … jusqu’à présent, je savais que cela existait mais c’était en construction. Nous étions toujours en train de tester des joueuses. Nous sommes passés de 21 joueuses à 14 pour finalement terminer à 12 pour la Coupe du monde. J’avais besoin de travailler avec ce groupe là sur les notions d’entraide et de solidarité permanente. Je suis très satisfait de pouvoir m’appuyer sur des repères clairs. Aujourd’hui, je pense que les filles maîtrisent le projet de jeu que nous souhaitons mettre en place. 

Des notions que vous avez mises à l’épreuve à travers un stage Commando … 

Fréderic POMAREL : Les militaires de la base de Saint Mandrier ont pris en main une partie du stage afin d’éprouver notre groupe. Ils ont deux ou trois tests révélateurs de la cohésion d’un groupe. Par exemple, les filles ont dû grimper un chemin très difficile où l’on ne peut passer qu’en file indienne. Elles se sont poussées pour arriver en haut, signe d’une grande solidarité. Les militaires ont pris une joueuse et l’ont isolé pour voir la réaction du groupe, elles ont toute fait demi-tour pour aller la chercher. Elles veillent en permanence les unes sur les autres. Et enfin, à la fin du parcours, les militaires ont annoncé que la première en haut de la colline sera récompensée et que la dernière sera punie. Spontanément, les filles ont décidé de passer la ligne ensemble. Cela témoigne d’une cohésion et d’une solidarité à toute épreuve. En observant mon groupe, j’ai pu apercevoir des filles qui seront de vrais leaders dans les années à venir aussi bien à 7 qu’à 15. 



Quel est votre programme jusqu’à la Coupe du monde ? 

Fréderic POMAREL : Nous allons jouer le Tournoi de Malaga (14-15 février 2009) à plein régime en sachant que les filles vont avoir une préparation physique individuelle très contraignante qui risque de les mettre à plat. Elles reviennent dans les clubs avec une préparation physique et technique en plus des matches de championnat. Même si je crains la blessure, je leur ai demandé de jouer à fond sur ces matches parce que les clubs ont vraiment joué le jeu avec moi. Ils ont accepté de libérer les filles et qu’elles aient une préparation physique supplémentaire. En retour, j’ai demandé aux filles d’être irréprochables sur le terrain avec leur club même si elles sont fatiguées. Nous nous retrouverons au CNR le 25 février 2009 avec deux jours de préparation avant de partir avec l’équipe de France à 7 masculine. C’est vraiment le rugby France à 7 qui va partir à l’aventure pour la première fois. Nous aurons trois jours pour nous adapter là-bas. Les filles auront le temps de récupérer avec de la mise en place, de la récupération avant le début de la Coupe du monde du 5 au 7 mars 2009.