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Date de publication : 25 Novembre 2009

« Un final en apothéose »

Impressionnant face à l’Afrique du Sud, Fabien BARCELLA retrouve son poste de pilier gauche face à la Nouvelle Zélande avec beaucoup d’impatience.
Que pensez-vous de la mêlée néo-zélandaise ?

Fabien BARCELLA : La Nouvelle Zélande a une culture de la mêlée assez impressionnante. A Biarritz, je discute souvent avec Campbell Johnstone. Il nous a expliqué comment le rugby se passait là-bas. Nous avons vu des images de leur mêlée face à l’Angleterre ou à l’Australie, c’est très solide. Ils ont des joueurs avec des dos puissants, très athlétiques comme Woodcock, Afoa ou Tialata. Nous aurons fort à faire. Graham Henry fait de l’intox en disant que nous allons nous lécher les babines mais franchement le 8 de devant est très impressionnant et nous devrons nous mettre au moins au niveau pour tenter de les mettre en difficulté.

Les Blacks vont peut-être se dire la même chose en voyant voter match face à l’Afrique du Sud ?

Fabien BARCELLA : C’est vrai que l’on a fait un bon match dans ce secteur mais nous ne devons pas rester là-dessus. Nous allons être attendus parce que nous avons battu les Champions du monde, parce que nous avons gagné là bas en juin. Je le dis depuis le début de la tournée, la rencontre face à la Nouvelle Zélande reste la confrontation la plus difficile. Nous nous y préparons en conséquence mais c’est vrai que la mêlée sera un secteur psychologiquement important.

Certains joueurs évoquent de la peur positive à l’idée d’affronter les Blacks ?

Fabien BARCELLA : Oui, on a forcément un peu peur quand on joue la Nouvelle Zélande, c’est la meilleure équipe du monde. Ils se sont refait la cerise par rapport au Tri-Nations. Nous savons ce qui nous attend et nous allons tout faire l’emporter. Les Blacks seront revanchards par rapport à la défaite de Dunedin. Nous les avons battus une fois et inquiétés lors du deuxième match. Ils viennent chez nous pour gagner avec beaucoup d’ambitions. J’avoue que nous sommes assez impatients de jouer ce match !

Comment s’est passé la semaine dernière forcément un peu particulière quand on est 23ème homme ?

Fabien BARCELLA : J’étais déjà très content de faire partie du groupe. J’ai préparé le match comme si je jouais sauf que je suis monté dans la tribune au dernier moment. Je prends ça comme un bonus et puis en première ligne, nous avons l’habitude de tourner que ce soit en match ou dans la saison. Je suis heureux d’avoir vu mes coéquipiers battre les Samoa de la meilleure des façons. Nous avons montré que nous pouvions exister à 30 en ayant une équipe très homogène.

A quel type de match vous attendez-vous ?

Fabien BARCELLA : Lors du premier match à Dunedin, nous étions épuisés après 80 minutes. Ils ont certainement le jeu le plus complet à base de défi physique et de déplacement. Les Boks sont dans la destruction avec peu de volume de jeu alors que les Blacks, qui n’ont rien à envier au niveau des gabarits, ont en plus la faculté de faire bouger le ballon aux quatre coins du terrain. Je les vois pratiquement sans faille surtout depuis qu’ils ont récupéré McCaw, So’oialo ou Carter.

Une victoire pour le dernier match de l’année permettrait de rester sur une dynamique positive …

Fabien BARCELLA : Ca me rappelle le contexte de l’an passé où nous étions à deux victoire avant de s’incliner devant l’Australie. Nous voulions confirmer et nous sommes exactement dans les mêmes dispositions. J’espère que ça nous aura servi de leçon, surtout devant le public marseillais. Ils vont être derrière nous et si ça peut nous rappeler le contexte de Toulouse, ça nous poussera fort. C’est un final en apothéose ! 


Crédit photo : FFR/IPIcarel