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Date de publication : 14 Décembre 2009

« Nous avons su saisir les opportunités »

Frédéric POMAREL, entraîneur de l’équipe de France féminine à 7, revient sur la victoire au Tournoi de Dubaï et sur les prochaines échéances des Tricolores.
Pour une première, vous avez frappé un grand coup … 

Frédéric POMAREL : Les filles ont largement dépassé les attentes que nous avions sur ce tournoi. Nous avons été très agréablement surpris. C’est un groupe que nous ne connaissions pas trop puisque nous n’avons fait qu’un seul stage ensemble. Nous partions un peu dans l’inconnu et c’est pour cela que j’avais émis quelques réserves sur notre prestation au Tournoi de Dubaï. Les joueuses ont été très présentes sur l’agressivité, sur la constance dans l’effort, d’attention aux consignes et de solidarité à l’intérieur du groupe. Il faut aussi relativiser puisque nous sommes sur un Tournoi de niveau inférieur à un Championnat d’Europe. Le contexte a fait que nous avons su saisir les opportunités, le groupe nous a permis de gérer les temps de jeu et d’être performants lors du 2ème jour. La devise de l’équipe, que les filles se sont appropriées, reflète bien notre état d’esprit, « nous ne savons pas où nous allons mais nous y allons ensemble ». Maintenant, je n’oublie pas que l’objectif reste de s’imposer parmi les trois meilleures nations européennes pour pouvoir aller chercher la qualification pour les Jeux Olympiques. Nous ne sommes pas encore à ce niveau là et nous devons encore progresser. Il ne faut pas s’enflammer parce que je connais le potentiel des Anglaises, des Espagnoles, des Pays Bas, des Russes ou des Allemandes.

Quand bien même, avec un groupe inexpérimenté, vous remportez un tournoi international, vous pouvez vous appuyer sur une base de travail plus que solide ?

Frédéric POMAREL : C’est bien plus intéressant que ce que nous pensions. Je voulais créer une vraie concurrence entre les filles de la tribu et celles qui tournaient autour. Je veux trouver des éléments et mettre la pression à celles qui sont installées. Aujourd’hui, les Baby blues, comme elles se sont surnommées, ont fait mieux que cela. Elles forment l’équipe de France à 7 du moment !

En plus de la victoire, Gina Di Muzio a été nommée meilleure joueuse du Tournoi. Fait-elle partie des révélations ou des confirmations ? 

Frédéric POMAREL : C’est quand même une surprise ! Gina n’est pas le prototype de la joueuse de rugby à 7 par excellence. Maintenant, cette récompense est plus que méritée par rapport à l’état d’esprit de cette joueuse qui est exceptionnelle. Ce sera une grande joueuse de la trempe de Delphine Plantet. Elle a un mental à toute épreuve et c’est un vrai leader de vie. Elle a beaucoup contribué à créer cet état d’esprit favorable à la victoire à la fois dans le combat et dans la vie quotidienne. Je suis content qu’elle décroche cette récompense. 

Etant donné la prestation de ce groupe, allez-vous continuer votre revue d’effectif ? 

Frédéric POMAREL : Nous allons garder sûrement une grosse ossature de ce groupe parce que nous avons trouvé des joueuses qui méritaient vraiment d’être confrontées régulièrement au haut niveau. Faire un coup, c’est bien mais ça peut arriver, maintenant, il faut voir comment ce groupe est capable de confirmer. C’est une année de chance pour ce groupe France. J’ai envie de faire revenir d’autres filles, de donner ou redonner la chance à celles qui sont performantes. A la fin de la saison, je veux avoir vu un certain nombre de filles pour avoir un regard juste sur les meilleurs potentiels à notre disposition pour construire l’équipe que nous ferons travailler en continue dans les années à venir. 

Avec les stages Centre Elite des moins de 20 ans, vous allez pouvoir revoir vos joueuses quasiment tous les mois ? 

Frédéric POMAREL : Nous sommes passés du néant à une formation continue. Jusqu’à présent, nous ne faisions que des évaluations de nos joueuses. Désormais, nous les recevons pour parler, former, construire du rugby. C’est complètement différent puisque nous pouvons alterner les phases de stage avec celles de compétitions. Nous allons vers un volume de travail important qui nous permettra de rivaliser avec le très haut niveau dans quelques années.