« Les joueurs sont très près les uns des autres »
Marc LIEVREMONT, entraîneur de l’équipe de France, revient sur les choix de sélection pour affronter les Samoa et sur les premières titularisations d’Alexandre Lapandry et Benjamin Fall.
Qu’est-ce qui vous a amené à effectuer autant de changements par rapport aux vainqueurs de l’Afrique du Sud ?
Marc LIEVREMONT : Nous voulons nous mettre à l’abri d’une certaine forme de décompression et pour cela il y a trois raisons, la fraîcheur physique, la crainte d'une forme de décompression psychologique ou d'un relâchement et le plus important, le sentiment que les joueurs sont très près les uns des autres comme on a pu le noter avec l’excellente rentrée des remplaçants face à l'Afrique du Sud. Il a été toujours difficile d’enchaîner par le passé trois matches de haut niveau avec les mêmes joueurs. Nous avons déjà deux forfaits avec les blessures d'Imanol Harinordoquy et de Maxime Mermoz. D’autres ont besoin d’être mis au repos comme Romain Millo-Chlusky, Thierry Dusautoir, Louis Picamoles ou Yann David.
Pourquoi avez-vous donné le capitanat à Sylvain Marconnet ?
Marc LIEVREMONT : Nous avions d’autres profils pour seconder Thierry Dusautoir. Par son palmarès et son implication, Sylvain Marconnet a toujours été irréprochable. Nous sommes vraiment heureux pour lui. Comme nous le sommes pour Benjamin Fall ou Alexandre Lapandry, à qui l’on souhaite un long bail en équipe de France.
Avez-vous construit l’équipe pour les Samoa ou avez-vous la Nouvelle Zélande en tête ?
Marc LIEVREMONT : Nous préparons d’abord les Samoa. Nous ferons la synthèse des deux premiers matches samedi. Les joueurs qui ont joué contre l’Afrique du Sud ont marqué des points et les remplaçants ont largement apporté leur pierre à l’édifice. J’espère que les titulaires nous poseront problèmes pour la constitution du groupe pour la Nouvelle Zélande. Nous avons aussi des interrogations sur les blessés ou sur les retours comme Fulgence Ouedraogo. J’espère que nous aurons des problèmes de riche.
Qu’est-ce qui vous a poussé à changer de demi de mêlée ?
Marc LIEVREMONT : Nous avons le sentiment que Morgan Parra et Julien Dupuy sont sur le même profil. Julien a fait un très bon match même s’il a coincé physiquement dès la mi-temps car il a connu quelques problèmes au niveau du dos. Nous avons hésité entre la continuité et les changements mais c’est bien pour la confiance de Morgan Parra qui a fait une bonne entrée la semaine dernière, si l'on excepte sa pénalité manquée face aux poteaux et qui s’implique beaucoup aux entraînements.
Est-ce difficile de ne pas évoluer dans la continuité ?
Marc LIEVREMONT : Je pense que l’homogénéité de ce groupe sera une de ses forces pour la Coupe du monde. Nous louons toujours la continuité des autres nations mais parfois au détriment de la profondeur de banc quand des joueurs majeurs sont absents. Je me souviens de la Coupe du monde 2007 où nous nous sommes interrogés sur la reconduction en bloc des vainqueurs de la Nouvelle Zélande.
Pourquoi ne pas changer d’ouvreur dans ce cas ?
Marc LIEVREMONT : Nous avons conscience du besoin d’installer François Trinh-Duc à ce poste. Nous connaissons ses qualités importantes comme sa faculté à jouer dans la défense ou son courage défensif. Lui plus qu’un autre à besoin de s’installer. Il a besoin de travailler sa vision du jeu, la maîtrise des formes de jeu pour s’imposer comme un vrai chef d’orchestre.
Parlez-nous d’Alexandre Lapandry et Benjamin Fall ?
Marc LIEVREMONT : Ils sont là pour apprendre et s’inscrire dans la durée. Alexandre est un garçon avec un très gros potentiel qui va se densifier dans les mois ou les années à venir. Il est très intelligent, sent le jeu et il a toujours été leader dans sa génération avec un état d’esprit irréprochable. Benjamin a marqué le début du championnat avec des dispositions importantes pour l’attaque. Il subit rarement les impacts, il est capable de finir des coups et de jouer dans la défense. Il était temps de lui donner sa chance et de la voir au plus au niveau. Ils ne doivent pas se poser de questions et continuer à jouer comme ils savent le faire.
Qu’attendez-vous du jeu proposé par les Samoa ?
Marc LIEVREMONT : Le match contre le Pays de Galles est intéressant. Les Gallois ont eu les moyens de se mettre à l’abri notamment en première mi-temps avec pas mal d’occasions. Ils ont franchi régulièrement la défense mais se sont perdus dans des maladresses. Ils ont trop joué devant la défense samoane et ils se sont heurtés à d’excellents défenseurs. Le risque que l’on peut rencontrer, c’est que chaque joueur joue sa carte individuelle. Face à des joueurs avec un tel potentiel physique, il faut opposer la force d’un collectif sans faille pour se mettre à l’abri d’une contre-performance.
Marc LIEVREMONT : Nous voulons nous mettre à l’abri d’une certaine forme de décompression et pour cela il y a trois raisons, la fraîcheur physique, la crainte d'une forme de décompression psychologique ou d'un relâchement et le plus important, le sentiment que les joueurs sont très près les uns des autres comme on a pu le noter avec l’excellente rentrée des remplaçants face à l'Afrique du Sud. Il a été toujours difficile d’enchaîner par le passé trois matches de haut niveau avec les mêmes joueurs. Nous avons déjà deux forfaits avec les blessures d'Imanol Harinordoquy et de Maxime Mermoz. D’autres ont besoin d’être mis au repos comme Romain Millo-Chlusky, Thierry Dusautoir, Louis Picamoles ou Yann David.
Pourquoi avez-vous donné le capitanat à Sylvain Marconnet ?
Marc LIEVREMONT : Nous avions d’autres profils pour seconder Thierry Dusautoir. Par son palmarès et son implication, Sylvain Marconnet a toujours été irréprochable. Nous sommes vraiment heureux pour lui. Comme nous le sommes pour Benjamin Fall ou Alexandre Lapandry, à qui l’on souhaite un long bail en équipe de France.
Avez-vous construit l’équipe pour les Samoa ou avez-vous la Nouvelle Zélande en tête ?
Marc LIEVREMONT : Nous préparons d’abord les Samoa. Nous ferons la synthèse des deux premiers matches samedi. Les joueurs qui ont joué contre l’Afrique du Sud ont marqué des points et les remplaçants ont largement apporté leur pierre à l’édifice. J’espère que les titulaires nous poseront problèmes pour la constitution du groupe pour la Nouvelle Zélande. Nous avons aussi des interrogations sur les blessés ou sur les retours comme Fulgence Ouedraogo. J’espère que nous aurons des problèmes de riche.
Qu’est-ce qui vous a poussé à changer de demi de mêlée ?
Marc LIEVREMONT : Nous avons le sentiment que Morgan Parra et Julien Dupuy sont sur le même profil. Julien a fait un très bon match même s’il a coincé physiquement dès la mi-temps car il a connu quelques problèmes au niveau du dos. Nous avons hésité entre la continuité et les changements mais c’est bien pour la confiance de Morgan Parra qui a fait une bonne entrée la semaine dernière, si l'on excepte sa pénalité manquée face aux poteaux et qui s’implique beaucoup aux entraînements.
Est-ce difficile de ne pas évoluer dans la continuité ?
Marc LIEVREMONT : Je pense que l’homogénéité de ce groupe sera une de ses forces pour la Coupe du monde. Nous louons toujours la continuité des autres nations mais parfois au détriment de la profondeur de banc quand des joueurs majeurs sont absents. Je me souviens de la Coupe du monde 2007 où nous nous sommes interrogés sur la reconduction en bloc des vainqueurs de la Nouvelle Zélande.
Pourquoi ne pas changer d’ouvreur dans ce cas ?
Marc LIEVREMONT : Nous avons conscience du besoin d’installer François Trinh-Duc à ce poste. Nous connaissons ses qualités importantes comme sa faculté à jouer dans la défense ou son courage défensif. Lui plus qu’un autre à besoin de s’installer. Il a besoin de travailler sa vision du jeu, la maîtrise des formes de jeu pour s’imposer comme un vrai chef d’orchestre.
Parlez-nous d’Alexandre Lapandry et Benjamin Fall ?
Marc LIEVREMONT : Ils sont là pour apprendre et s’inscrire dans la durée. Alexandre est un garçon avec un très gros potentiel qui va se densifier dans les mois ou les années à venir. Il est très intelligent, sent le jeu et il a toujours été leader dans sa génération avec un état d’esprit irréprochable. Benjamin a marqué le début du championnat avec des dispositions importantes pour l’attaque. Il subit rarement les impacts, il est capable de finir des coups et de jouer dans la défense. Il était temps de lui donner sa chance et de la voir au plus au niveau. Ils ne doivent pas se poser de questions et continuer à jouer comme ils savent le faire.
Qu’attendez-vous du jeu proposé par les Samoa ?
Marc LIEVREMONT : Le match contre le Pays de Galles est intéressant. Les Gallois ont eu les moyens de se mettre à l’abri notamment en première mi-temps avec pas mal d’occasions. Ils ont franchi régulièrement la défense mais se sont perdus dans des maladresses. Ils ont trop joué devant la défense samoane et ils se sont heurtés à d’excellents défenseurs. Le risque que l’on peut rencontrer, c’est que chaque joueur joue sa carte individuelle. Face à des joueurs avec un tel potentiel physique, il faut opposer la force d’un collectif sans faille pour se mettre à l’abri d’une contre-performance.











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