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Date de publication : 19 Juin 2009

« Les choses se mettent en place »

Capitaine de l’équipe de France A lors de la victoire sur la Roumanie (20-16), Julien AUDY revient sur ce deuxième succès tricolore et sur l’état d’esprit du groupe France.
Quel bilan tirez-vous de cette deuxième victoire française ? 

Julien AUDY (capitaine de l’équipe de France) : Nous avons fait une très bonne première mi-temps puisqu’à la pause nous menions 17-3 à la pause. Nous avions deux occasions franches que nous devions concrétiser. En seconde période, nous voulions repartir sur le même tempo mais les Roumains ont monopolisé le ballon. Nous avons subi sur les impacts et nous nous sommes retrouvés acculés dans notre camp sans pouvoir nous en sortir par un jeu au pied profond. Nous étions tout le temps dans notre camp avec un gros pressing défensif. Nous avons récupéré la main sur la balle à la fin du match et nous avons pu reprendre le large au score. Dans l’ensemble, c’est assez satisfaisant. 

Comment expliquez-vous ce début de deuxième mi-temps poussif ? 

Julien AUDY : Je ne pense pas que ce soit un problème mental ou physique. Les Roumains avaient certainement plus les crocs que nous puisqu’ils étaient menés 17-3 à domicile. Le public a poussé assez fort à la reprise. Sur les phases de ruck, nous avons connu des soucis en deuxième mi-temps, dans la contestation. A partir du moment, où nous n’avons pas pu remettre la main sur le ballon, nous avons subi face à leur défi physique. A partir de l’heure de jeu, nous avons réussi à inverser la pression, certainement grâce à un sursaut d’orgueil. 

A contrario, vos entames de match sur ces deux premières rencontres sont très convaincantes ? 

Julien AUDY : C’est vrai que nous marquons deux essais en vingt minutes lors de nos deux premiers matches mais je trouve que les actions sont plus abouties face à la Roumanie. Nous sommes montés d’un cran parce que face à l’Italie, nous marquons sur des ballons de récupération alors que contre les Roumains, nous concrétisons nos lancements après 6 ou 7 temps de jeu. En fait, nous avons tous envie de bien faire et nous mettons beaucoup de rythme en début de match pour faire « péter » les équipes. C’est peut être cette présence à l’entame qui nous pénalise peut être en deuxième mi-temps. 

Après deux semaines ensemble, où en êtes-vous des repères ? 

Julien AUDY : Il a fallu assimiler le projet de jeu que les entraîneurs veulent mettre en place. Aujourd’hui, je pense que tout le monde l’a digéré et que nous tentons de l’appliquer sur le terrain. C’était difficile au début parce que nous ne nous connaissons pas tous. Maintenant, entre l’Italie et la Roumanie, nous avons pu constater une amélioration. Nous avons été plus précis sur nos lancements, sur les phases de combat face à une opposition plus rigoureuse. Les choses se mettent en place petit à petit mais ils restent des détails à gommer. Il nous reste trois jours pour peaufiner notre jeu avant la finale face à l’Ecosse A. 

Personnellement, comment jugez-vous votre Tournoi ? 

Julien AUDY : Humainement, je vis une aventure extraordinaire. Nous avons la chance d’avoir été sélectionnés et beaucoup aimerait être à notre place. Nous avons vraiment la possibilité de nous exprimer puisque tout le monde va jouer au moins un match. Ceux qui n’étaient pas dans le groupe du premier match étaient titulaires lors du premier match. Sur le plan sportif, je suis en concurrence ave Julien Tomas à la mêlée. Je m’étais préparé à faire une bonne rentrée sur le premier match et j’ai eu la chance de commencer face à la Roumanie. Nous verrons le retour des entraîneurs mais je pense qu’ils seront assez satisfaits de nos prestations. Ces deux rencontres m’ont permis de me montrer et de prendre de l’expérience supplémentaire. J’ai aussi une petite pensée pour Montauban parce que si je suis ici, c’est aussi grâce à mon club et à la notre bonne saison. 


Crédit photo : FFR/IPicarel