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Date de publication : 20 Février 2009

« Le rugby à 7 est une pratique à part »

Thierry JANECZEK, entraîneur de l’équipe de France de rugby à 7, nous explique les choix qui ont dicté la sélection des joueurs pour la Coupe du monde.  
Vous avez misé sur un groupe expérimenté pour cette Coupe du monde …

Thierry JANECZEK : Le rugby à 7 est vraiment un sport à part. On ne peut pas venir par hasard et s’imposer. Il est nécessaire que tous les joueurs qui constituent ce groupe aient de l’expérience. C’est incontournable parce que cela permet des raccourcis. Les joueurs ont tous été à un moment donné des pions essentiels dans la réussite de l’équipe de France à 7. Je parle même des pus jeunes qui ont découvert le rugby à 7 cette année parce qu’ils ont fait ce qu’il fallait pour être au niveau. Pour être un bon joueur de rugby à 7, il faut participer à des compétitions mondiales. 

D’où les retours de Ferreres, Dulin, … 

Thierry JANECZEK : Ce sont des joueurs à qui nous n’allons pas apprendre grand-chose parce qu’ils ont connu des moments sportifs et émotionnels très forts. Il y a une gestion de l’enchaînement des matches qui est primordial. Il faut savoir retomber après une grosse rencontre pour se reconcentrer pour la suivante deux heures après. C’est la particularité du rugby à 7 ! Malgré leurs expériences passées, c’est dommage que nous n’ayons pas pu les prendre pour Wellington et San Diego pour qu’ils puissent s’imprégner comme l’ont été Rida Jahouer, Farid Sid et Vincent Deniau. 

Vous avez aussi fait revenir Julien Malzieu ….. 

Thierry JANECZEK : On ne peut pas revendiquer que le rugby à 7 a permis à Julien Malzieu d’éclater mais c’est certain qu’il y a contribué. Cela lui a fait du bien même si au départ, il a un potentiel très intéressant. Clermont Auvergne a su aussi exploiter ses qualités pour le faire éclater. Il fait les beaux jours de l’équipe de Fance à 7. A part Julien, nous n’avons jamais eu un joueur qui a eu la récompense suprême de meilleur joueur d’un tournoi (NDLR : 2005, Tournoi de Paris). Julien a vraiment l’esprit rugby à 7 parce qu’il a un vécu important avec nous. 

Avec ce groupe, quels sont vos objectifs pour la Coupe du monde ? 

Thierry JANECZEK : J’espère déjà pouvoir travailler toute la semaine prochaine pour mettre en place des repères et des bases communes. Si nous ne pouvons pas faire ça, nous irons à la Coupe du monde avec un manque. Je souhaite de tout cœur que les clubs comprennent l’importance de ce travail préliminaire même si nous n’avons pas de compétition. C’est ce qui va manquer à cette équipe si nous ne pouvons pas le faire. Quand on voit ce que font les autres équipes professionnelles qui ne font que du rugby à 7. Le Kenya et les USA, que nous avons en poule et qui restent sur des résultats plus que probants à Wellington et San Diego, travaillent avec le même groupe sur le circuit mondial depuis deux ans. Je ne dis pas que nous avons une mission impossible mais nous savons à quoi nous nous attendons. Nous allons tacher de leur réserver une surprise ! 

Une surprise ? C'est-à-dire … 

Thierry JANECZEK : Au niveau du jeu, de l’envie, de l’état d’esprit, c’est essentiel ! Les joueurs qui forment ce groupe ont tous un potentiel et des vertus qui vont nous permettre d’avoir une participation honorable parce que nous ne pouvons pas nous permettre de passer à travers une telle compétition même si nous n’avons les mêmes moyens de préparation que les autres équipes. Le rugby à 7 est appelé à d’autres vocations plus importantes et cette Coupe du monde peut être le tremplin pour beaucoup de choses comme la reconnaissance olympique ou celle d’un sport de haut niveau.