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Date de publication : 12 Janvier 2009

France Féminine

54 joueuses étaient réunies en stage au CNR du 8 au 11 janvier 2009, afin de permettre aux nouveaux entraîneurs de composer les équipes de France et France A pour le Tournoi des VI Nations 2009.
Si l’on peut ressortir, parmi des dizaines, une qualité aux joueuses de l’équipe de France, c’est bien la motivation. Et il faut en avoir pour oser sortir un bout de crampon sur le terrain couvert du Centre National de Rugby et sa température polaire. Il faut dire que ce stage qui réunit 54 joueuses sera décisif pour la suite de la saison puisqu’à l’issue de ces trois jours de rassemblement, les groupes France et France A seront définis pour le premier match international de l’année face à l’Irlande en ouverture du Tournoi des VI Nations. 

Après un accueil symbolique de Jean-Claude Skrela et l’annonce du nouveau duo d’entraîneurs, Christian GALONNIER et Sébastien BERTRANK pour la France et Nathalie AMIEL et Eric PLANES pour France A, les filles se sont retrouvées pour une première séance sous les commandements de Didier Retière et Thierry Janeczek et sous l’œil attentif des deux staffs de France et France A. Entre jeux de passe et travail des attitudes notamment en mêlée, l’année 2009 débute de façon studieuse. Comme le discours de Pierre CAMOU, Président de la FFR, venu spécifiquement adresser ses vœux et un message particulier « Le haut niveau se décline avec les différentes équipes de France mais avec une égalité de traitement et les mêmes ambitions sportives. Il y a un maillot, celui de la France, c’est le même pour tout le monde et il n’est pas décliné en fonction de l’équipe qui le porte. Je ne veux pas de différences entre nos équipes nationales et nos joueuses auront accès aux mêmes compétences que le XV de France ». 

Un message qui se vérifie sur le terrain puisque l’après-midi, Gonzalo QUESADA, troisième pied des ouvreurs du XV de France, est venu apporter ses conseils à la ligne de trois-quarts tricolore pour clore une journée riche en contenus. 



Samedi, place à la dimension stratégique avec tout un travail sur l’aspect tactique, la compréhension du jeu avec en fin de journée une opposition dirigée pour permettre aux entraîneurs de juger une dernière fois les joueuses en situation. C’est le terme de l’évaluation d’un stage de trois jours, véritable stage de sélection. 

Pas de repos le dimanche puisque Christian GALONNIER et Sébastien BERTRANK ont concocté un entraînement basé sur la défense dans l’idée de dégager les grands principes généraux de défense sur la récupération de balles et sur la contre-attaque. 

Après trois jours de stage intensif, l’encadrement tricolore va désormais passer à la phase de sélection pour constituer les groupes France et France A en prévision du Tournoi des VI Nations et du match contre l’Irlande, le 06 février 2009 à Dublin. 


LES REACTIONS
 

Pierre CAMOU (Président de la FFR) : « Je tenais à être présent pour ce premier stage de l’année 2009 parce que je tenais vraiment à faire passer un message précis. Il n’y a pas un rugby féminin mais du rugby pratiqué par les uns et par les autres dans l’égalité la plus parfaite. Je ne fais pas de ségrégation dans un sens ou dans un autre. Le haut niveau se décline avec les différentes équipes de France mais avec une égalité de traitement et les mêmes ambitions sportives. Il y a un maillot, celui de la France, c’est le même pour tout le monde et il n’est pas décliné en fonction de l’équipe qui le porte. Je ne veux pas de différences entre nos équipes nationales et nos joueuses auront accès aux mêmes compétences que le XV de France, d’où la présence de Didier Retière, David Ellis, Gonzalo Quesada ou Thierry Janeczek » 

Jean DUNYACH (vice-président en charge du haut niveau) : « Pour l’équipe de France féminine, l’élu fédéral sera Nathalie JANVIER, le manager, Francis CADENE et les entraîneurs, Christian GALONNIER et Sébastien BERTRANK. Pour l’équipe de France féminine A, l’élu fédéral sera Danièle IRAZU, le manager, Carole DURAND-LAURIER et les entraîneurs, Nathalie AMIEL et Eric PLANES. Nous avons avancé l’annonce pour les féminines puisque nous devions tenir compte du stage programmé au CNR, du 8 au 11 janvier 2009. Nous n’avons pas voulu le décaler puisque les joueuses avaient fait leurs demandes de congés. » 

Nathalie JANVIER (Chef de délégation équipe de France et Responsable du Haut niveau féminin) : « Ce stage va nous permettre d’avoir une cartographie assez proche de la future équipe de France féminine en sachant que nous allons devoir faire sans les joueuses retenues pour la Coupe du monde de rugby à 7. Cela permet aussi aux filles de prendre contact avec le nouveau duo d’entraîneurs qui les accompagnera jusqu’à la Coupe du monde 2010. Elles ont vraiment fait preuve d’une grosse motivation pour s’entraîner sous une température polaire. Nous avons vu également à travers la présence de Pierre Camou, de Jean-Claude Skrela ou Didier Retière, une reconnaissance et une volonté fédérale de donner un certain statut au rugby féminin. Il n’y a plus une fédération dans une autre fédération mais nous sommes traitées aujourd’hui sur le même plan que les autres. A nous de montrer que nous méritons cette marque de confiance. » 

Christian GALONNIER (Entraîneur de l’équipe de France féminine) : « La prise de contact s’est bien passée dans la mesure où les filles ont fait preuve d’une motivation exceptionnelle. C’est compliqué de changer de staff en milieu de saison, je ne connais pas les différents potentiels des joueuses et je dois découvrir tout très rapidement. Dans la façon d’entraîner, cela ne change pas grand-chose entre les moins de 18 ans et les féminines. C’est une pratique de haut niveau avec des contenus identiques. Reste que je suis très surpris de la qualité des filles, dans l’écoute, la réalisation. Elles ont des grandes compétences même s’il reste encore du travail pour s’améliorer sur certains points. » 



Thierry JANECZEK (Entraîneur de l’équipe de France de rugby à 7)
: « Il était convenu que je vienne faire une séance de passe avec les filles pour amener certaines exigences que nous avons en rugby à 7 et que nous devons également avoir en rugby à 15. C’est un message important autour de la technique de passe et de la précision. C’est un discours que j’ai habituellement avec le rugby à 7 et que je tenais à faire passer à travers différents exercices. C’est très enrichissant parce que les filles sont hyper réceptives et attentionnées. J’ai été agréablement surpris par leurs qualités et leurs disponibilités. Pour nous, c’est important que les staffs des équipes de France puissent se mélanger pour faire passer un message complémentaire. C’est aussi enrichissant pour elles que pour moi. » 

Didier RETIERE (entraîneur du XV de France) : « Je fais trois ou quatre interventions dans l’année avec les filles dans le but d’orienter le travail d’avants. Pour moi, cette présence est importante parce qu’elle m’oblige à remettre à plat ce que je sais faire pour l’adapter à un public différent du XV de France. Cela casse les habitudes et me rend plus performant pour trouver les réponses adaptées aux besoins. Ma présence comme celle des autres entraîneurs nationaux permet de faire comprendre aux filles qu’elles sont aussi importantes que les garçons, qu’elles font parti du haut niveau et qu’elles ont le droit aux même compétences que les autres équipes nationales. Je trouve qu’elles progressent dans le bon sens même s’il reste encore du chemin. C’est difficile d’avoir des filles athlétiques sur ces postes de premières lignes parce que bien souvent elles sont massives. Techniquement et physiquement, les niveaux sont hétérogènes mais elles compensent par un niveau de concentration et de motivation hors du commun. » 

Gonzalo QUESADA (Intervenant équipes de France spécialiste du jeu au pied) : « Les entraîneurs ont préféré un entraînement plus général sur la ligne de trois-quarts. Nous sommes restés sur des concepts très généraux au niveau biomécanique et préparation mental. Nous avons passé en revue les différents coups de pied. Quand le groupe France sera connu, je prendrai en charge les trois ou quatre filles de l’équipe. Je me déplace beaucoup et j’irai les entraîner dans les clubs comme je fais avec les joueurs du XV de France. » 



Crédit photo : FFR/I.Picarel