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Date de publication : 08 Décembre 2009

France à 7

Après Dubaï, les Bleus disputent la deuxième étape du circuit mondial à George en Afrique du Sud. Découvrez de l'intérieur, le journal de bord de l'équipe de France à 7.
Lundi 7 Décembre

Arrivés à George dans la nuit, nous n’avions pas vu l’exiguïté des lieux et l’absence de lieu de détente pour les joueurs dans l’hôtel. L’adjectif de « miteux » n’était pas le bon terme, impossible dans un si petit espace de vivre à cinq équipes. Les managers concernés se concertent et décident de réagir et d’obtenir un hébergement de même qualité que les onze autres nations. Comment préparer une compétition dans une rame de métro de Tokyo ? Ils se déplacent dans l’autre hôtel pour savoir les différences de traitement et montrer leur insatisfaction. La responsable IRB du rugby à 7 se déplace en retour et propose de reloger trois équipes sur cinq dans un autre hôtel. 

L’affaire est acceptée, et voilà tout notre petit monde en train de déménager juste avant l’entraînement de l’après-midi. L’annulation au dernier moment du match programmé avec les Argentins est quelque part salutaire, car il n’est pas commode de gérer les deux choses à la fois. 

Les Bleus reviennent dans l’hôtel dans lequel ils ont séjourné chaque année depuis que le tournoi est organisé à George. Tout est dans l’ordre question hébergement. On peut continuer à travailler sereinement. 

La journée rugby a débuté à 10h00 par un décrassage sur la plage, un footing et un volley-ball rugby. 

L’après midi, retour au jeu proprement dit, sous un déluge tropical. Cinq centimètres d’eau sur la pelouse, mais une bonne concentration des joueurs sur leur job. Un bon entraînement de reprise, après le périple d’hier. 

C’est aussi le moment, de revenir à tête reposée sur le tournoi de Dubaï. Pour Roger FITE (Manager), « il ne manque pas grand-chose pour être au niveau des autres équipes. Les joueurs ont des qualités, mais pas assez d’expérience. On sent bien qu’il y a un manque de confiance. Je sens mes joueurs un peu en dedans, tétanisés face aux grosses pointures. Il faudrait peut-être un ou deux joueurs d’expérience. A part cela, je suis certain que l’équipe va progresser et rivaliser avec toutes les équipes et obtenir des résultats qui confirmeront sa valeur. Les joueurs sont très réceptifs. Ils sont faciles à driver. Au fur et à mesure, ils comprennent et peu à peu, ils franchiront des paliers ». 

Et d’ajouter, « Les compétitions mises en place en France permettront de dégager un groupe opérationnel et compétitif dans le moyen terme ». 

« Quant aux féminines, on a eu la grande satisfaction de voir qu’il y avait un gros potentiel, résultats du tournoi de Dubaï oblige. L’équipe de France a en effet gagné un tournoi relevé ». 

Demain Mardi à 10h30 (9h30 en France), nous affrontons les Australiens et les Gallois dans le cadre d’un match triangulaire. 

Mardi 8 Décembre 2009, George 

Ce matin mardi, nous avons participé à une opposition triangulaire face aux Australiens (vainqueurs de la Plate à Dubaï) et aux Gallois (vainqueurs de la Bowl). 

L’opposition était volontairement raisonnée, sans placage, car toutes les équipes récupèrent encore du premier tournoi. Il a été principalement question d’organisation en défense, et notamment de ciblage défensif, car l’analyse des vidéos des matchs de Dubaï a montré au staff technique des Bleus un problème récurrent de surnombre défensif lors des premiers mouvements en défense, pour ensuite, sur le retour du ballon, se retrouver en sous-nombre. 

Les Tricolores ont eu quelques soucis lors du premier tiers temps face aux Gallois. Toujours et encore un ciblage défaillant. En revanche, lors du second tiers temps contre les Australiens, puis lors du troisième face aux Gallois, les Français se sont montrés plus à leur aise, et très peu pris à défaut dans les bascules organisées par leurs adversaires. Il faut encore travailler la défense, et notamment la capacité sur le dernier mètre à « fondre » sur le porteur du ballon plus rapidement pour être efficace au placage. « C’est un point clé à améliorer » pour Thierry JANECZEK pour qui « la pression collective en défense et le bon ciblage défensif devraient nous permettre d’être plus efficace pour défendre dans la ligne, et imposer notre pression aux attaquants ». 

A midi, photo des capitaines, avec signature d’autographes 



Demain, les Bleus s’entraîneront le matin, puis après-midi « off », avec visite d’un parc animalier, d’une ferme ostréicole prés de Knysna (à 40 minutes de George). Le soir, les officiers de liaison qui s’occupent de nous sur cette étape ont proposé de faire un barbecue sud africain à l’hôtel. Au menu : crocodile, autruche, koukou et springboks. 

Pour mieux connaître les joueurs … 

Nicolas KRASKA 

20 ans. Ailier ou arrière. 

Né à la Garenne-Colombe (92).

Il joue depuis quatre ans au Racing et depuis deux ans en espoir. Nicolas a participé aux deux derniers matchs du Racing en Pro D2 l’an dernier. 

A 7, mis à part quelques tournois domestiques, il a participé au tournoi Espoir Pro Seven à Paris (élu joueur du tournoi). Il a connu sa première cape à 7 face à l’Argentine à Dubaï la semaine dernière. 

« J’étais fier, excité et heureux, c’est beaucoup plus dur que ce que j’ai connu. Il y a une grosse pression en défense qui t’oblige à faire des choix et à agir beaucoup plus vite. Les joueurs adverses vont à 2000 ». Son sentiment global à l’issue de son premier tournoi IRB : « c’était énorme, une très grande expérience. Par contre, je me rends compte qu’il faut se préparer physiquement plus durement, les premières courses sont très difficiles, on sprinte en permanence. Si je suis sélectionné à nouveau, je vais m’envoyer grave sur les séances physiques de Jean-Paul, car c’est vital ! ». 





Nicolas VAYSSE
 

20 ans. 

Ailier ou arrière. 

Nicolas est né à Muret (31). Il a fait ses premières armes rugbystiques à l’Entente Longages/Carbonne et est licencié au Stade Toulousain depuis six ans, où il est espoir depuis 2 ans. 

Il a participé au tournoi final espoir Pro-Sevens de Pantin. 

Sa première cape à 7 date de la semaine dernière face aux Blacks : « Enorme ! Tu ne t’imagines pas que tu puisses être là, et que tu as en face de toi ce qui se fait de mieux en rugby à 7. C’est mythique les Blacks, durant le match tu fais ce que tu peux, du mieux que tu peux. On perd 10-33, mais si on ne les avait pas regardés pendant deux minutes, on aurait pu faire quelque chose. Mais ça va trop vite. Mon expérience à 7 se limite à des tournois domestiques où le niveau de jeu n’a rien à voir avec celui qui est pratiqué en IRB. Il faut que j’évolue techniquement, pour devenir plus précis, et physiquement car j’avais du lactique jusqu’aux oreilles !!! Ensuite mentalement, il faut que j’arrive à mieux gérer les pics (préparation et match) et les creux (récup’ entre les matchs) ». 


Jeudi 10 Décembre 

Veille de tournoi… 

Le dernier entraînement des Bleus a eu lieu ce matin de 10h00 à 11h00. Tous les joueurs y ont participé. Jusqu’à ce jour, Pierre Cabot avait été ménagé pour cause de douleur aigüe sous le premier métatarsien du pied gauche. 

Les joueurs ont réalisé une bonne prestation. Très concentrés et appliqués dans leur job. La dernière séquence avant le tournoi a encore été orientée par Thierry Janeczek vers le ciblage et la pression défensive. En effet, l’analyse vidéo des 5 matchs des Bleus a Dubaï a montré que nous avions du mal à gérer l’équilibre numérique en défense, dés le second temps de jeu. Les Bleus ont en moyenne encaissé des points au bout de 41 secondes après lancement, alors qu’il leur a fallu 92 secondes pour marquer. Cela montre bien un déficit relatif dans le secteur de la défense. L’autre point à régler concerne la récupération du ballon sur coup d’envoi. Il faut que les Français gagnent les ballons dans ce secteur du jeu. « Ce n’est pas un saut et une réception, c’est un combat aérien où il faut s’imposer physiquement. Le sauteur doit donc prendre du retard pour ne pas être sous le ballon, mais arriver en sautant avec de la vitesse, afin de l’imposer à son adversaire direct » martèle Thierry. 

Demain, début du second tournoi de la tournée. Nous allons pouvoir juger de la capacité des joueurs à s’adapter à « ce nouveau monde ». Le bizutage a eu lieu la semaine dernière. Maintenant, il faut chercher à montrer que le travail réalisé depuis le départ est consistant et qu’il va porter ses fruits. 

C’est en effet un nouveau monde découvert par 10 des 12 joueurs de la sélection. Ces joueurs ne sont pas là par hasard. Ils ont franchi toutes les étapes d’une sélection débutée lors des plateaux de qualification de l’Espoir-Pro Sevens organisé cette année. Puis, ils se sont démarqués de leurs concurrents par leurs qualités à la fois physiques, techniques et de jeu. La seule chose qui leur manque est l’expérience et le temps de jeu à haut-niveau. Le nombre cumulé de tournois de l’équipe (24) est bien inférieur à celui d’un seul joueur Springboks, Kenyan ou bien Zimbabwéen. 

Si les Bleus arrivent à accrocher 2 victoires sur 3 matchs demain, ce sera donc un exploit ! Un exploit mérité, fruit de leur engagement et de leurs qualités d’adaptation. Nous verrons bien demain soir !

Pour mieux connaître les joueurs… 

Jérémy SINZELLE 

19 ans. Ailier 

Né à Nice où il a fait ses premières armes avant de partir pour Toulon, il y a quatre ans. 

Quatre matchs en Top 14 en 2008. Sélectionné en équipe de France des -17, -18, -19 ans. Jérémy a fait partie de la promotion 2008-2009 du pôle France. Il a été également surclassé pour participer à la Coupe du monde des -20 l’an dernier. 

Sa seule expérience à 7 remonte à septembre dernier où il a participé à Montpellier au championnat espoir Pro-sevens. 

Sa première titularisation à 7 s’est déroulée la semaine dernière lors du premier match des Bleus face aux Argentins. Pour lui c’est « une expérience magique, physique et si intense. Jouer devant tant de spectateurs, c’est extraordinaire. J’aime le 7, mais je suis encore trop marqué par le XV. 
Demain, je vais tenter d’appliquer ce que j’ai appris depuis 15 jours. Enfin, je dois travailler ma vitesse et avoir du temps de jeu
». 


Gaëtan GERMAIN 

19 ans, Arrière. 

Né à Roman. Premier club Roman avant de signer à Bourgoin depuis 2 ans. Gaëtan n’a que 4 ans de rugby derrière lui et un beau palmarès en terme de formation, puisque stagiaire du pôle France en même temps que Jérémy Sinzelle, et sélectionné avec les équipes de France moins -18 et -19 ans. 

Son expérience à 7 se limite au tournoi espoir Pro-Sevens 2009. Sa première cape à 7 était la semaine dernière face aux Blacks. « J’étais super content, mais je savais que cela allait être difficile. J’ai l’impression d’avoir couru après le ballon toute la partie, de n’avoir que plaqué, et re-plaqué. Ce rugby est beaucoup plus intense que le XV. L’enchaînement des actions est très difficile. Cela va à 4000 à l’heure tout le temps. Tu sors de ton match lessivé, rincé, t’as tout donné. Et puis il faut récupérer, puis se préparer une nouvelle fois. C’est un sport très exigeant, mais j’aime. A part cela le groupe est sympa, on rigole bien, c’est génial de participer à cette aventure. Seul bémol, il manque 2 joueurs de coinche ». 


Camille CANIVET 

19 ans 

Né à La Rochelle et Rochelais dans l’âme puisque Camille n’a connu qu’un seul club où il joue en espoir depuis cette année. 

Treize ans de rugby derrière lui, élu meilleur minime de France , il a connu les sélections -16, -18, -19, et est passé l’an dernier par le CNR au pôle France avec Jérémy et Gaëtan. 

Sa première titularisation s’est déroulée face aux Blacks la semaine dernière. « C’est une chance de jouer ces matchs là, un honneur ! J’étais bouleversé psychologiquement. Je pensais que l’on pouvait les accrocher, mais ils étaient trop forts. Cela montre tout le travail individuel et collectif à réaliser avant de pouvoir rivaliser. Il me manque du temps de jeu, et beaucoup d’expérience, car le 7 c’est beaucoup de roublardise et d’expérience ! ». 









Samy BEN LETAIEF
 

19 ans. 

Ailier ou centre. 

Né à Carpentras (84). Son premier club est l’Isle sur Sorgue, avant de jouer à Montauban, où il joue depuis l’an dernier. Espoir depuis cette année, Samy a participé au challenge Européen avec le MTG XV. 

Sa première cape à 7 était la semaine dernière. Mis à part l’espoir Pro-Sevens, il n’a pas d’expérience. Titulaire d’entrée au talon face à l’Argentine, c’était quelque chose, « une récompense de tous les efforts que j’ai réalisé depuis 3 mois, les séances de passe, les 15’’-15’’ qui n’en finissaient jamais. Je m’attendais même à plus difficile. Les Argentins ont truqué le jeu, ont pourri les rucks et notre naïveté a fait le reste. On manque d’expérience, de technique et de temps de jeu. Mais je suis sûr que nous allons progresser et jouer les troubles fêtes très bientôt ». 


Mathieu BESSON

21 ans. 

Né à Saint-Martin d’Heres (38). 

Premier club Tullins, puis Grenoble et enfin Brive depuis 3 ans où il est espoir. 

A fait une feuille de match avec le CAB. 

A participé avec Brive aux finales du championnat espoir Pro-Seven à Pantin le mois dernier. 

Titularisé dès le premier match des Bleus à Dubaï face aux Argentins. « Le 7 et le XV n’ont rien à voir physiquement. Il faut rester lucide malgré l’intensité des efforts et malgré la chaleur. Je suis sorti vider du premier match. L’ambiance de tournoi est extraordinaire. C’est très agréable de jouer dans ce cadre festif et tellement exigeant. Il me manque du temps de jeu, il faut que j’engrange de l’expérience à 7 pour progresser. Il faut que je me développe physiquement et techniquement ». 


Jérémie MALZIEU 

21 ans. 

Né au Puy en Velay (43). 

Premier club au Puy en Velay, puis Clermont depuis quatre ans où il joue en espoir depuis trois ans, à l’aile et au centre. 

A fait plusieurs feuilles de match en début de saison avec l’ASM. 

Première sélection à 7 contre l’Argentine. « Au début, c’est impressionnant. On ne savait pas trop où on allait. Les Argentins nous ont montré ce que c’était le 7 à haut-niveau. Ils ont usé de vice et de ruse contre notre équipe de novices. L’équipe de France est une bonne bande de copains et cette amitié nous tire vers le haut. On a une envie commune de progresser ensemble. Individuellement, on dit que l’on peut faire quelque chose, et même après les défaites, je garde un très bon souvenir de cette première expérience, notamment mon premier essai face aux Blacks lors du second match ». 


Renaud DELMAS
 

24 ans. Ailier 

Employé au service des archives départementales de la Dordogne. 

Né à Sarlat. Son premier club : Le Lardin, puis Périgueux qu’il n’a plus quitté. Expérience de la proD2 il y a 4 ans où il a joué toute la seconde partie de la saison. Sélectionné 4 fois en Equipe de France Fédérale. 

A 7, son baptême du feu a été face aux Blacks la semaine dernière. « C’est mythique de jouer les Blacks. Super ! J’ai tout donné pour faire le mieux possible. L’ambiance, 50 000 spectateurs … ce n’est pas souvent. J’ai été impressionné par la densité de chacun des joueurs à l’impact, et leur puissance alliée à un niveau technique remarquable. » 

« Mon impression générale est que le 7 est une fête, les spectateurs sont acteurs, c’est génial. Il n’y a pas de prise de tête entre les matchs. Mais c’est avant tout un sport de haut-niveau très exigeant sur touts les plans. Il demande un haut niveau de concentration et de vitesse. Je dois progresser sur mes passes et sur mes positionnements car je dois aussi perdre mes repères du XV ». 




Paul ALBALADEJO
 

23 ans. 

Ses clubs successifs ont été le Stade toulousain, Bidard, Biarritz, Bidard, et enfin Dax depuis 3 ans en Espoir. 10 matchs joués en top 14 et en challenge européen. 

A débuté sa carrière à 7 à Dubaï l’an dernier. Il est l’un des 2 cadres de l’équipe avec l’expérience de 9 tournois IRB. 

« A Dubaï, la semaine dernière j’ai pris beaucoup de plaisir à essayer d’animer et d’organiser le jeu par ma position d’ouvreur. Il y a eu beaucoup de positif, malgré les défaites. Cela montre le travail à réaliser ensemble. Le groupe est super. Je pense que l’on peut faire quelque chose dès demain à George. Malheureusement, je devrai regarder mes copains toute la journée puisque je suis sanctionné pour trois matchs, à cause d’un mauvais geste, lourd de conséquences pour moi et pour toute l’équipe, je dois gagner en maîtrise émotionnelle ». 







Yohann DURQUET
 

25 ans. Arrière, ailier 

Ses premières passes, il les a faites à Tours, puis La Rochelle. Il joue depuis 3 ans à Mont de Marsan. 

10 apparitions en top 14 l’an dernier. 

C’est l’autre cadre de l’équipe avec 5 tournois IRB. A débuté sa carrière 7 à Hong-Kong l’an dernier. 

Selon lui « les résultats de Dubaï sont logiques car on manque cruellement d’expérience. A nous tous, nous cumulons moins de tournois qu’un seul des joueurs blacks, argentins ou portugais. Ce que j’ai vu est encourageant, on a beaucoup de potentiel, l’ambiance du groupe est bonne et on va s’arracher demain pour faire quelque chose de bien ! Il faut que je progresse physiquement et techniquement pour me hisser à la hauteur de mes adversaires ». 










Pierre CABOT
 

22 ans. Né à Villeneuve d’Asq (59) 

Troisième ligne aile. 

A débuté le rugby à Cugnaux, puis Thonon les bains, retour à Cugnaux, pour finir au Stade Toulousain depuis 8 ans. Troisième année en espoir. 

A participé depuis 2007 à 4 tournois FIRA. 

Sa première sélection en tant que titulaire à 7 a eu lieu la semaine dernière à Dubaï. C’est le capitaine. Du premier match face aux Argentins il pense que « ce n’est que leur expérience qui leur a permis de gagner ce match très à notre portée. Nous sommes conscients de nos limites, mais notre implication est bonne, positive. Je suis très heureux d’être là, je profite à fond de tous les moments. Le tournoi a été très impressionnant. C’est étonnant de voir cet engouement de la part de tant de spectateurs, de télés. J’espère que notre travail depuis 3 mois va commencer à payer… pourquoi pas dés demain. Il faut toutefois que j’améliore mon attitude en mêlée, mon explosivité et ma vitesse, si personnellement je veux franchir une marche ». 





Vendredi 11 Décembre : Première Journée de tournoi 

Peu de commentaires ne seront faits sur notre prestation. Trois défaites montrant nos incapacités et des pépins physiques qui vont généralement avec pour N. Vaysse (entorse de la cheville), M. Besson (béquille au mollet). L’absence de P. Albaladejo coûte cher en ce premier jour de tournoi. 

De retour à l’hôtel le staff a décidé de ne pas organiser de séance vidéo (qui enfoncerait chaque joueur un peu plus). On organise un « talk », pour échanger et essayer de remonter le moral des troupes. Les joueurs ont encore une fois été surpris par le rythme de jeu imposé par leurs adversaires. Ils ont du mal à « franchir un cap », à évacuer leurs réflexes de joueurs de XV. Or, tout dans le rugby à 7 est fondé sur le 1 contre 1. A chaque moment du match il faut gagner son duel. Et des duels….il y en a à la pelle dans ce sport. 

Dans la soirée, après le diner, les joueurs viennent d’eux-mêmes chercher le vidéoprojecteur et les DVD, pour faire une séance vidéo entre eux.


Vendredi 11 décembre 2009 à l’Outeniqua Park Stadium (George), Afrique du Sud bat France 38-14 (mi-temps : 33-0)

France : 2 essais Delmas (8), Cabot (9), 2 transformations Sinzelle (8, 9)

Afrique du Sud : essais Afrika (1, 7, 13), Minnaar (3), Stick (5, 8), transformations Stick (1, 3, 7, 8)

AFRIQUE DU SUD : Mentz, Stick, Delport, Afrika, Horne, Minnaar, Mbiyozo

Entrés en jeu : Brown (8), Helberg (10), Jonker (13)

FRANCE : Durquet, Delmas, Vaysse, Sinzelle, Besson, Cabot, Ben Letaief

Entrés en jeu : Malzieu (8), Canivet (8), Kraska (13) 


Vendredi 11 décembre 2009 à l’Outeniqua Park Stadium (George), Kenya bat France 33-7 (mi-temps : 21-0)

Kenya : 5 essais Injera (1, 7, 11), Kahuthia (4), Kayange (15), 4 transformations Asego (1, 4, 7, 11)

France : 1 essai Ben Letaief (12), 1 transformation Sinzelle (12)

KENYA : Injera, Asego, Kahuthia, Nyikuli, Kayange, Simiyu, Oduor

Entré en jeu : Otieno (9),

FRANCE : Germain, Durquet, Delmas, Canivet, Sinzelle, Besson, Cabot

Entrés en jeu : Kraska (8), Malzieu (9) 


Vendredi 11 décembre 2009 à l’Outeniqua Park Stadium (George), Zimbabwe bat France 31-5 (mi-temps : 19-5) 

France : 1 essai Delmas (8) 

Zimbabwe : 5 essais Nechironga (2), Nemadire (4, 12), Ndangana (6, 9), 3 transformation Nemadire (2, 6, 12) 

FRANCE : Germain, Delmas, Canivet, Kraska, Sinzelle, Cabot, Malzieu
Entrés en jeu : Durquet (13), Ben Letaief (13) 

ZIMBABWE : Nemadire, Sibanda, Nechironga, Hondo, Mitchell, Leitao, Chipendu 



Samedi 12 Décembre

Le lendemain matin, réveil musculaire à la piscine de l’hôtel. Tout le petit monde a récupéré et peut repartir à la bataille. A 13h25, ils rencontrent le Portugal. Nous ne sommes plus que 10 car Vaysse et Besson sont blessés (entorse cheville et bequille).
Il est difficile de gagner sans plaquer en rugby. Les mêmes problèmes que la veille resurgissent. Difficile à imaginer tant la vie du groupe est bonne. Mais on a l’impression que nous nous donnons pas à fond, mis à part J. Sinzelle, C. Canivet et P. Albaladejo, il n’y a pas de révolte et d’envie de « renverser les montagnes ». 

En réalité, le recul sur le match des Portugais et sur ceux qui vont suivre montrent que nous sommes tendres et naïfs. L’inexpérience quasi-totale de ce groupe était connue et assumée. Les Bleus n’ont rencontrés que des spécialistes sur ces 2 étapes. Il faut donc qu’ils le deviennent. « Le temps et donc, l’expérience des tournois sont nos alliés » martèle Roger Fite. Et d’ajouter « je crois que ces joueurs ont un avenir. Mais nous nous devons d’avoir des résultats. Aujourd’hui nous n’en avons pas eus. Il nous faut étoffer ce groupe par quelques cadres ». Et d’ajouter « L’équipe manque d’expérience. Les meilleures nations sont composées de spécialistes qui cumulent beaucoup de tournois. C’est un sport où il est nécessaire d’être spécialiste, surtout sur le circuit mondial ». Et lors du « débriefing » de fin de tournée, les joueurs étaient fermés, très déçus de leur prestation, mesurant le chemin à parcourir. P. Cabot conclue bien la situation des Bleus : « ces deux tournois ont montré tous les efforts à réaliser pour espérer exister dans ce sport de haut-niveau. Il ne faut pas baisser les bras, on va le faire ! ». Le rugby Sevens est vraiment, et de plus en plus, une affaire de spécialistes. 

Samedi 12 décembre 2009 l’Outeniqua Park Stadium (George), Portugal bat France 28-17 (mi-temps : 19-5) 

France : 3 essais Albaladejo (3, 13), Delmas (11), 1 transformation Albaladejo (11) 

Portugal : 4 essais Foro (1), Tavares (6), da Cunha (8), Miranda (9), 3 transformations Miranda (1, 6, 8, 9) 

Carton jaune : Canivet (7) pour la France 

FRANCE : Durquet, Delmas, Canivet, Sinzelle, Albaladejo, Cabot, Ben Letaief
Entrés en jeu : Malzieu (9), Germain (12) 

PORTUGAL : Valente, da Cunha, Dias, Foro, Miranda, Magalhaes, Tavares
Entrés en jeu : Serra (8), Silveira (9), Costa (15) 


Samedi 12 décembre 2009 l’Outeniqua Park Stadium (George), France bat Tunisie 26-21 (mi-temps :12-14) 

Tunisie : 3 essais Kherfani (3), Mazgar (6), Zemzem (13), 3 transformations Nino (3, 6, 13) 

France : 4 essais Malzieu (5), Delmas (8), Germain (10), Albaladejo (12), 3 transformations Albaladejo (5, 10, 12) 

TUNISIE : Jabri, Khalifa, Kherfani, Mazgar, Nino, Khalifa, Werhani
Entrés en jeu : Mbarki (11), Zemzem (12), Achref Dhif (12) 

FRANCE : Germain, Delmas, Canivet, Sinzelle, Albaladejo, Cabot, Malzieu
Entrés en jeu : Ben Letaief (13), Durquet (13) 


Samedi 12 décembre 2009 l’Outeniqua Park Stadium (George), Ecosse bat France 28-19 (mi-temps :14-12) 

France : 3 essais Sinzelle (3), Durquet (6), Delmas (13), 2 transformations Albaladejo (3, 13) 

Ecosse : 4 essais Adamson (1, 7), Anderson (9, 11), 4 transformations Adamson (1, 7, 9, 11) 

Carton jaune : Anderson (3) pour l’Ecosse et Albaladejo (8) pour la France 

FRANCE : Durquet, Delmas, Canivet, Sinzelle, Albaladejo, Cabot, Malzieu 

ECOSSE : Anderson, Turnbull, O'Hare, Shaw, Adamson, Tait, Forrest

 Retrouvez tous les résulats du tournoi de George



Crédit photo : FFR/Gettyimages