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Date de publication : 14 Janvier 2009

France à 7

L’équipe de France à 7 était rassemblée au CNR du 12 au 14 janvier 2009 pour un stage de préparation aux tournois de Wellington et San Diego, respectivement 3ème et 4ème étapes du circuit mondial de rugby à 7 et dernière ligne droite avant le début de la Coupe du monde.
LE GROUPE 

ACEBES Mathieu (Bayonne)
ALBALADEJO Paul (Dax)
BOUTY Simon (Stade toulousain)
BRINDEL Nicolas (La Rochelle)
CAILLEAUD Emile (Brive)
CARABIGNAC Maxime (Agen)
COMBEZOU Thomas (Clermont Auvergne)
DULIN Renaud (Mont de Marsan)
GIBOUIN Florent (Clermont Auvergne)
JAOUHER Rida (Montauban)
LABARTHE Eddy (Aix en Provence)
MAZIERES Loïc (Stade toulousain)
MICHEL Joffrey (Perpignan)
MIGNARDI Arnaud (Clermont Auvergne)
PATEY Julien (Tarbes)
PLATEK Charlie (Bordeaux-Bègles)
SID Farid (Perpignan)

ENCADREMENT

JANECZEK Thierry (Entraîneur)
DOUTRELOUX Jean-Paul (Préparateur physique)
NOEL Mickael (Kinésithérapeute)
ZABOTTO Bernard (Médecin)


Qu’attendez-vous des troisièmes et quatrièmes étapes du circuit mondial ? 

Thierry JANECZEK (entraîneur de l’équipe de France à 7) : Il faut que nous fassions quelque chose, c’est à dire arriver en quart de finale. L’objectif reste de donner de l’expérience à certains et de la raviver chez les autres. J’espère que ce sera fructueux et que cela nous servira pour la Coupe du monde. L’objectif de Wellington est d’être un véritable tremplin pour la Coupe du monde 

L’équilibre n’est-il pas difficile à trouver à quelques semaines de la Coupe du monde ? 

Thierry JANECZEK : Je dirai que nous sacrifions l’objectif immédiat du Tournoi de Wellington et de San Diego même si je fais confiance à la valeur de nos joueurs parce que je sais ce qu’ils sont capables de faire. Je connais aussi la motivation des anciens qui viennent aider ce groupe. La vérité se fera sur le terrain mais l’objectif primordial reste la Coupe du monde. Bien entendu si nous pouvons prendre quelque chose à Wellington et San Diego, nous n’allons pas nous en priver. L’esprit de compétition au sein du groupe va se faire naturellement. Nous avons 18 joueurs lors de ce stage alors que nous devrons en choisir 12. Nous aurons besoin de tout le monde et cette émulation à l’entraînement renforce la solidarité dans le groupe. 

Cela vient aussi du fait que vous travaillez avec le même groupe depuis le début de la saison ? 

Thierry JANECZEK : C’est une nouveauté que nous avons commencé à mettre en place l’an dernier et qui commence à être une de nos forces. Tous les joueurs qui ont participé à la détection du mois de septembre sont encore avec nous et ils seront là durant toute la saison. Ils savent qu’ils ont intérêt à jouer le jeu parce que de toute façon, nous les utiliserons pendant la saison. Cela permet aussi de pouvoir intégrer des anciens en entrant dans un groupe qui possède des références communes au niveau du jeu. 

Le retour de certains « anciens » comme Rida Jahouer est-il important ? 

Thierry JANECZEK : L’expérience en rugby à 7 est très importante. Pour être un bon joueur à 7, il faut avant tout de l’expérience de ce jeu vraiment particulier. Par exemple, face au Samoa à Dubaï, nous sommes en mesure de les battre mais nous commettons deux erreurs qui nous sont fatales. Ce sont des détails caractéristiques du rugby à 7 mais qui font la différence. 

Quel est le programme après Wellington et San Diego ? 

Thierry JANECZEK : Nous annoncerons le groupe à notre retour de tournée mais l’équipe de la Coupe du monde sera l’équipe de Wellington. Si nous sortons un joueur, ce sera pour intégrer une star qui amènera une plus-value sportive et médiatique. Les joueurs vont rentrer chez eux quatre jours et puis ils reviendront au CNR pour un stage la dernière semaine de février. Les professionnels pourront disputer un match de championnat avec leur club même si nous aimerions que ces clubs jouent le jeu avec nous. Nous partirons à Dubaï à la fin de la semaine pour nous préparer pour la Coupe du monde qui débutera le jeudi 5 mars 2009. 




Découvrez le trombinoscope du groupe France, réuni au Centre National de Rugby du 12 au 14 janvier 2009
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Dans quel état physique trouvez-vous les joueurs lors de ce rassemblement ? 

Jean-Paul DOUTRELOUX (Préparateur physique des équipes de France à 7) : Franchement, je les trouve en forme, cela prouve qu’ils bossent bien dans les clubs. Ils restent sur un rythme intéressant notamment après l’exercice physique que nous leur avons fait passer. Cela me permet de savoir jusqu’où ils peuvent être endurants ! (NDLR : aller-retour sur 5 mètres, 10 mètres et 20 mètres, répétées 10 fois avec 30 secondes de repos entre chaque séquence) 

Quelle est l’évolution depuis le début de saison ? 

Jean-Paul DOUTRELOUX : Il n’y a plus d’énormes différences entre les joueurs. Ils ont tous progressé principalement dans les appuis dans les changements de direction. Ils gagnent une ou deux secondes sur le test qui est le plus révélateur du rugby à 7. Ils sont capables de maintenir cette capacité à pouvoir ré-accélérer à mesure que la fatigue se fait sentir. Nous avons pu nous rendre compte sur l’accélération dans les cinq mètres qu’il n’y avait pas de perte très importante. Au final, les joueurs répètent trente accélérations 

Quelle est la différence entre une étape classique du circuit mondial et la Coupe du monde ? 

Jean-Paul DOUTRELOUX : Pour l’avoir vécu lors de la précédente édition à Hong Kong, c’est très spécial ! D’abord parce que cela se joue avec 24 équipes et 5 matches poules contre 16 formations et 3 matches de poule lors d’une étape classique. Si on va au bout, cela fait huit matches au lieu de six habituellement. La charge est plus importante, sans parler de l’ambiance, la pression de l’évènement. C’est vraiment un évènement différent du circuit mondial avec des équipes différentes renforcées par des stars du 15. 

Le tournoi de Wellington va-t-il être révélateur de l’état de forme des tricolores ? 

Jean-Paul DOUTRELOUX : Les joueurs se sont rendus compte à Dubaï et à George de l’intensité et des demandes énergétiques du circuit mondial. Wellington va nous servir de tremplin pour aller petit à petit vers la Coupe du monde. Nous sortirons du Tournoi de San Diego le 15 février 2009 à trois semaines de la Coupe du monde. Les joueurs repartiront quatre jours chez eux et reviendront pour la dernière étape de préparation d’une semaine au CNR avant le départ pour Dubaï. Nous serons dans une logique où nous allons monter en puissance à Wellington et San Diego. Les joueurs auront une semaine de récupération relative, nous allons remettre une couche très importante sur une séance qui s’appelle « Big One ». Nous essayons d’épuiser toutes les réserves pour que dix jours après, les joueurs puissent être au maximum. 

Cette fameuse Big One, qu’a-t-elle de spécifique ? 

Jean-Paul DOUTRELOUX : Le but est vraiment d’épuiser le joueur, d’aller le plus loin possible. Il faut que le joueur n’ait quasiment plus de réserve au niveau des muscles et du foie à la fin de l’exercice. Cela consiste dans un nombre de répétitions de sprint très importants pouvant aller jusqu’à 64 à 80, organisé en série avec des récupérations relatives. Nous imitons ce qui peut se passer sur une journée de tournoi mais sur une séance. Il faut le faire nécessairement entre dix et douze jours avant un évènement. Nous ferons ensuite du qualitatif pour permettre aux joueurs de se régénérer. 


Crédit photo : FFR/IPicarel