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Date de publication : 18 Mars 2009

« Fidéliser un groupe toute la saison »

Thierry JANECZEK, entraîneur de l’équipe de France à 7, revient sur la Coupe du monde et sur la préparation compliquée du Tournoi de Hong Kong.
Dans quel état d’esprit vous présentez-vous à Hong Kong ?
Thierry JANECZEK : C’est pire que d’habitude parce qu’il y a beaucoup de changements. C’est la première fois que nous sommes obligés d’effectuer 10 changements. Combezou et Gibouin sont retenus par Clermont en représailles de la libération forcée de Malzieu pour la Coupe du monde. Mazière se fait opérer d’une rage de dent. Cailleaud s’est blessé à l’épaule, Brindel est retenu par la Rochelle pour un match de Pro D2 et d’autres péripéties. Certes, nous sommes arrivés à construire quelque chose avec de bons joueurs mais nous n’arrivons jamais à pouvoir travailler dans la continuité. Nous avons deux joueurs du groupe initial … (soupir) … Heureusement, on récupère de bons joueurs, je suis content sur ce point … Vincent Inigo, Marc Andreu, Renaud Dulin, Jacques Boussuge ou Yoann Durquet. Maintenant, il faut tout recommencer à zéro. Nous ne pouvons décemment pas avoir un objectif de résultat à Hong Kong. Toutes les équipes qui sortent de la Coupe du monde reviennent avec les mêmes effectifs, sauf nous. Malheureusement, nous allons nous servir du plus grand tournoi du monde pour préparer le Tournoi d’Adélaïde. 

Pour revenir à la Coupe du monde, comment qualifiez-vous le parcours des Français ? 

Thierry JANECZEK : Paradoxalement, je pense que nous perdons nos illusions sur le match contre les USA. Nous devions battre les USA mais quand on voit le déroulement du match, je suis irrité. Nous menions 26-10 avec une minute à jouer. Nous étions à +16, nous dominions l’adversaire et nous aurions du marquer un essai qui nous aurait permis de passer en Cup grâce au Goal Average. Au final, on se retrouve à +9 après le premier match et je sais pertinemment que nous ne sommes pas qualifiés. Nous ne passons pas de 13 points par rapport aux Gallois qui terminent champions du monde. Face au Fidji, nous aurions pu nous contenter de gérer le match pour pouvoir nous qualifier si nous avions été en position de meilleur deuxième. Nous aurions joué en touche tout en essayant de perdre du temps. Le but étant de prendre le moins de point possible. 

Comment se présente l’avenir ? 

Thierry JANECZEK : Je vais présenter mon projet. Je souhaite pouvoir fidéliser un groupe disponible toute la saison. Je ne veux plus revivre ce que nous avons vécu cette année. J’ai besoin de pouvoir compter sur un groupe d’une quinzaine de joueurs. Il ne faut pas se leurrer, les quatre demi-finalistes de la Coupe du monde fonctionnent comme ça. Ce ne sont pas des équipes de stars mais des équipes de clubs. Ils jouent ensemble toute l’année. Ils sont à disposition des encadrements toute la saison. En France, nous avons la chance d’avoir le CNR, des Centres de perfectionnement en province. Nous faisons des échanges avec la Tunisie et nous allons accentuer notre rapprochement avec l’Italie, le Portugal ou l’Espagne. Il ne faut plus faire de bricolage avec notre rugby à 7. On ne peut pas afficher une continuité au plus haut niveau avec ce fonctionnement. Je suis certain que nous trouverons la solution, même s’il faut être moins exigeant en termes de recrutement.


Crédit photo : FFR/IPicarel