« Des idées communes sur le jeu »
Philippe AGOSTINI, entraîneur de l’équipe de France A qui participera à la Coupe des Nations, nous parle de l’importance de cette équipe, véritable antichambre du XV de France.
Comment définissez-vous cette équipe de France A ?
Philippe AGOSTINI : Nous nous appelons France A mais c’est vrai que sur la philosophie, c’est une équipe de France espoir avec des joueurs à fort potentiel. Ils ont été sélectionnés parce que nous pensons qu’à plus ou moins long terme, ils peuvent intégrer l’équipe de France. Marc Lièvremont souhaitait pouvoir compter sur une équipe de France A parce qu’il y a un gros écart entre l’équipe de France des moins de 20 ans et le XV de France. Le rôle de France A est de pouvoir combler cet écart avec une marche intermédiaire pour pouvoir confronter les joueurs sélectionnés à des compétitions internationales.
L’ouverture sur des joueurs de Pro D2 est donc plus que symbolique ?
Philippe AGOSTINI : Nous n’ouvrons pas la porte à la ProD2 uniquement pour faire joli ! Nous voulons montrer que tous les joueurs professionnels français sont observés et suivis par les encadrements des équipes de France. Un potentiel, même s’il joue en Pro D2, est susceptible de jouer en équipe de France à terme. Ce n’est pas un blocage pour jouer au plus haut niveau. La Pro D2 permet à des joueurs qui n’ont pas la place en Top 14 de pouvoir jouer régulièrement au niveau en dessous. A ce titre, cela permet de se mettre en valeur et ces potentiels nous intéressent.
Le projet de jeu est-il le même entre France A et le XV de France ?
Philippe AGOSTINI : Il y a vraiment depuis quelques années une volonté d’avoir des idées communes sur le jeu, partagées par tous les encadrements des équipes de France, de la sélection nationale des moins de 17 ans au XV de France en passant par les Féminines. Chaque encadrement s’engage à respecter ces idées communes et entre France et France A, nous avons vraiment un projet similaire sur les grands principes. Nous ne rentrons pas forcément dans le détail parce que nous avons quand même des projets d’équipes avec les forces et les faiblesses de chacun.
Avant de partir en Roumanie, quel bilan tirez-vous de cette préparation au CNR ?
Philippe AGOSTINI : Nous avions des interrogations de par la période du regroupement. C’est la fin du championnat, certains ont coupé depuis quelques temps alors que nous avons trois champions de France sur le pont ce week-end. Nous avions des incertitudes sur l’homogénéité des états de forme. Les interrogations ont été vite levées sur l’état d’esprit parce que nous sommes face à des joueurs qui s’engagent totalement et qui participent pleinement. Au niveau du jeu, ils ont une capacité d’écoute et d’adhésion parfaite maintenant, nous avons hâte de rentrer dans la compétition. Ces quatre premiers jours sont très positifs !
N’avez-vous pas été surpris par la vitesse d’adaptation de ce groupe qui ne se connait pas ?
Philippe AGOSTINI : Effectivement, c’est un groupe qui ne s’est jamais rencontré. Reste que la plupart est passé par la filière fédérale et le langage n’est pas nouveau. Maestri, Tomas, Lakafia, Lespinas, Cabannes et bien d’autres ont fait le Pôle France et les sélections jeunes. Ensuite, ils ont une capacité d’adaptation très rapide qui fait que nous avançons assez vite. Maintenant, le seul révélateur sera le terrain !
Justement, qu’allez-vous privilégier, le résultat ou le jeu ?
Philippe AGOSTINI : Le résultat sera la conséquence du jeu que nous allons produire. Le résultat est important mais pas par tous les moyens. Nous voulons gagner mais en y mettant les moyens et en se centrant sur la manière dont nous obtenons le résultat. Nous sommes très déterminés sur les contenus que nous mettrons pendant les matches et nous l’avons dit aux joueurs. Nous ne jouerons pas petits bras, nous voulons de l’engagement, de l’enthousiasme et DES initiatives pour que les joueurs prennent du plaisir.
D’autant que vous allez affronter des équipes solides avec la Roumanie et l’Ecosse renforcés …
Philippe AGOSTINI : Les Roumains présentent une équipe avec les vieux guerriers du championnat français. Les Ecossais ont renforcé le groupe, comme l’équipe première n’a pas de tournée, avec des joueurs confirmés comme Cusiter, le capitaine. Les parties seront relevées et c’est tant mieux parce que nous aurons une réelle évaluation de notre collectif et à travers du collectif, des prestations individuelles.
Certains passent-ils un vrai test ?
Philippe AGOSTINI : Ce n’est pas un test mais nous ferons un compte-rendu de tous les joueurs auprès du staff du XV de France. Ce n’est pas une sélection couperet parce que nous travaillons sur du moyen terme. Maintenant, certains joueurs sont proches du XV de France et des bonnes performances peuvent ouvrir les portes du niveau supérieur. Nous sommes vraiment avec un groupe qui constitue le réservoir français. Ils ont encore beaucoup de choses à prouver mais avec des moyens pour réussir. Le fait d’être dans ce groupe est un crédit supplémentaire, à eux d’en profiter.
Pour une nation comme la France, une équipe A est-elle primordiale ?
Philippe AGOSTINI : L’objectif de la filière de formation est d’alimenter un réservoir de joueurs pour le XV de France. Depuis la suppression des championnats du monde moins de 21 ans, il n’y a qu’une grande compétition internationale pour les jeunes. Avoir une équipe A nous parait intéressant pour pouvoir étalonner des joueurs au niveau international. C’est la dernière marche avant l’équipe de France !
Philippe AGOSTINI : Nous nous appelons France A mais c’est vrai que sur la philosophie, c’est une équipe de France espoir avec des joueurs à fort potentiel. Ils ont été sélectionnés parce que nous pensons qu’à plus ou moins long terme, ils peuvent intégrer l’équipe de France. Marc Lièvremont souhaitait pouvoir compter sur une équipe de France A parce qu’il y a un gros écart entre l’équipe de France des moins de 20 ans et le XV de France. Le rôle de France A est de pouvoir combler cet écart avec une marche intermédiaire pour pouvoir confronter les joueurs sélectionnés à des compétitions internationales.
L’ouverture sur des joueurs de Pro D2 est donc plus que symbolique ?
Philippe AGOSTINI : Nous n’ouvrons pas la porte à la ProD2 uniquement pour faire joli ! Nous voulons montrer que tous les joueurs professionnels français sont observés et suivis par les encadrements des équipes de France. Un potentiel, même s’il joue en Pro D2, est susceptible de jouer en équipe de France à terme. Ce n’est pas un blocage pour jouer au plus haut niveau. La Pro D2 permet à des joueurs qui n’ont pas la place en Top 14 de pouvoir jouer régulièrement au niveau en dessous. A ce titre, cela permet de se mettre en valeur et ces potentiels nous intéressent.
Le projet de jeu est-il le même entre France A et le XV de France ?
Philippe AGOSTINI : Il y a vraiment depuis quelques années une volonté d’avoir des idées communes sur le jeu, partagées par tous les encadrements des équipes de France, de la sélection nationale des moins de 17 ans au XV de France en passant par les Féminines. Chaque encadrement s’engage à respecter ces idées communes et entre France et France A, nous avons vraiment un projet similaire sur les grands principes. Nous ne rentrons pas forcément dans le détail parce que nous avons quand même des projets d’équipes avec les forces et les faiblesses de chacun.
Avant de partir en Roumanie, quel bilan tirez-vous de cette préparation au CNR ?
Philippe AGOSTINI : Nous avions des interrogations de par la période du regroupement. C’est la fin du championnat, certains ont coupé depuis quelques temps alors que nous avons trois champions de France sur le pont ce week-end. Nous avions des incertitudes sur l’homogénéité des états de forme. Les interrogations ont été vite levées sur l’état d’esprit parce que nous sommes face à des joueurs qui s’engagent totalement et qui participent pleinement. Au niveau du jeu, ils ont une capacité d’écoute et d’adhésion parfaite maintenant, nous avons hâte de rentrer dans la compétition. Ces quatre premiers jours sont très positifs !
N’avez-vous pas été surpris par la vitesse d’adaptation de ce groupe qui ne se connait pas ?
Philippe AGOSTINI : Effectivement, c’est un groupe qui ne s’est jamais rencontré. Reste que la plupart est passé par la filière fédérale et le langage n’est pas nouveau. Maestri, Tomas, Lakafia, Lespinas, Cabannes et bien d’autres ont fait le Pôle France et les sélections jeunes. Ensuite, ils ont une capacité d’adaptation très rapide qui fait que nous avançons assez vite. Maintenant, le seul révélateur sera le terrain !
Justement, qu’allez-vous privilégier, le résultat ou le jeu ?
Philippe AGOSTINI : Le résultat sera la conséquence du jeu que nous allons produire. Le résultat est important mais pas par tous les moyens. Nous voulons gagner mais en y mettant les moyens et en se centrant sur la manière dont nous obtenons le résultat. Nous sommes très déterminés sur les contenus que nous mettrons pendant les matches et nous l’avons dit aux joueurs. Nous ne jouerons pas petits bras, nous voulons de l’engagement, de l’enthousiasme et DES initiatives pour que les joueurs prennent du plaisir.
D’autant que vous allez affronter des équipes solides avec la Roumanie et l’Ecosse renforcés …
Philippe AGOSTINI : Les Roumains présentent une équipe avec les vieux guerriers du championnat français. Les Ecossais ont renforcé le groupe, comme l’équipe première n’a pas de tournée, avec des joueurs confirmés comme Cusiter, le capitaine. Les parties seront relevées et c’est tant mieux parce que nous aurons une réelle évaluation de notre collectif et à travers du collectif, des prestations individuelles.
Certains passent-ils un vrai test ?
Philippe AGOSTINI : Ce n’est pas un test mais nous ferons un compte-rendu de tous les joueurs auprès du staff du XV de France. Ce n’est pas une sélection couperet parce que nous travaillons sur du moyen terme. Maintenant, certains joueurs sont proches du XV de France et des bonnes performances peuvent ouvrir les portes du niveau supérieur. Nous sommes vraiment avec un groupe qui constitue le réservoir français. Ils ont encore beaucoup de choses à prouver mais avec des moyens pour réussir. Le fait d’être dans ce groupe est un crédit supplémentaire, à eux d’en profiter.
Pour une nation comme la France, une équipe A est-elle primordiale ?
Philippe AGOSTINI : L’objectif de la filière de formation est d’alimenter un réservoir de joueurs pour le XV de France. Depuis la suppression des championnats du monde moins de 21 ans, il n’y a qu’une grande compétition internationale pour les jeunes. Avoir une équipe A nous parait intéressant pour pouvoir étalonner des joueurs au niveau international. C’est la dernière marche avant l’équipe de France !











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