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Date de publication : 01 Décembre 2009

« Constituer un groupe pour l’avenir »

Frédéric POMAREL, entraîneur de l’équipe de France de rugby à 7 féminin fait le point sur la saison à venir avant le Tournoi de Dubaï.
Dans quel état d’esprit abordez-vous le tournoi de Dubaï ?

Frédéric POMAREL : Nous y allons pour habituer de jeunes joueuses à une confrontation de haut niveau. J’y vais aussi pour trouver de nouvelles joueuses dans un contexte assez particulier puisque les joueuses expérimentées et matures pour le 7 sont actuellement sur le 15. Elles ne seront pas sollicitées pour la prochaine Coupe du monde à 7 et nous avons tranché en choisissant de très jeunes joueuses. Notre moyenne d’âge sera de 21 ans à Dubaï avec quatre joueuses sur douze qui ont 19 ans. C’est un gros pari même si nous savons que nous serons en difficulté mais nous voulons donner de l’expérience à des joueuses à fort potentiel. Nous voulons voir comment elles vont réagir face à des équipes rodées. Mon but est de constituer un groupe solide pour l’avenir.

Il n’y a donc pas d’objectif de résultat …

Frédéric POMAREL : Il y a toujours un objectif de résultat. Nous avons demandé aux filles de faire le meilleur résultat possible. C’est un tournoi un peu particulier avec des équipes internationales et des formations qui représentent des régions. Je voudrais que nous soyons parmi les équipes internationales. Si nous arrivons à ce niveau de jeu, nous aurons gagné notre premier pari. Les USA viennent avec l’équipe type et ça risque d’être compliqué. Très honnêtement, je suis loin du niveau de l’an passé pour la Coupe du monde, mais je ne suis pas dans cet état d’esprit. Je veux trouver des joueuses pour la Coupe du monde dans trois ans et pour les Jeux Olympiques dans sept ans. Même si elles ont des lacunes, nous aurons le temps de travailler sur ces faiblesses.

Avez-vous conservez une ossature solide ?

Frédéric POMAREL : Je base la performance sur la confiance et l’envie d’être ensemble. Ces notions se bâtissent sur des résultats et non pas sur la défaite. Nous n’allons pas nous présenter pour passer pour des guignols. J’ai un lot de 5 ou 6 joueuses qui évoluent à 15 et qui vont constituer le noyau dur de mon groupe. Je me donne comme objectif de trouver l’autre moitié. Pour cela, il faut travailler dans la continuité en s’appuyant sur l’expérience et la jeunesse. Pour cette année, ce noyau dur est à disposition du 15 en raison de la Coupe du monde 2010.

Que vous a apporté le Centre Elite des moins de 20 ans ?

Frédéric POMAREL : Mon gros souci reste la détection. Je n’avais pas de base de détection solide. Cette année, la FFR a mis en place un championnat de France de rugby à 7 qui va me servir de compétition support. J’ai aussi le Parcours d’Excellence Sportive (PES) auquel je suis associé avec Christian Galonnier. Je vais pouvoir voir les filles sur des stages longs et intenses entre cinq et six fois dans l’année. En gros, on va passer de zéro rassemblement à sept ou huit dans l’année. Nous allons pouvoir travailler les points forts ou faibles, nous pouvons créer des liens entre les joueuses qui sont facteurs de performance.

Après Dubaï, quel va être votre programme ?

Frédéric POMAREL : J’ai le tournoi de Hong Kong en mars, un stage en mai. Nous avons peut être le tournoi de Rome en juin ainsi que le Championnat d’Europe. Cela fait six dates. L’idéal serait d’arriver à sept dates. Nous pouvons imaginer que si les filles se calent sur le modèle IRB, cela donnerait huit dates. Las Vegas organise son tournoi féminin en parallèle, Hong Kong aussi. Rome est en train de faire le sien et l’on parle d’une étape européenne à terme. Le rugby à 7 féminin est vraiment en train de se construire et nous ne devons pas rater le bon wagon.