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Date de publication : 09 Juillet 2008

« Une terre de missions »

Jean-Louis BOUCHE, Président du Comité de Bretagne, nous parle du Congrès de la FFR qui se déroulera à Vannes, du 10 au 12 juillet 2008 dans une région en plein essor rugbystique.
Que représente le fait d’accueillir pour la première fois le Congrès de la FFR ? 

Jean-Louis BOUCHE : C’est une belle récompense pour le Comité de Bretagne. Nous sommes très fiers et très honorés surtout que nous allons battre le record du nombre de congressistes avec plus 750 personnes qui participeront à cette 118ème Assemblée Générale. C’est une grande et belle occasion de faire découvrir notre Comité Territorial et notre région. 

Pourquoi avez-vous choisi la ville de Vannes ? 

Jean-Louis BOUCHE : C’est un choix naturel ! Depuis plusieurs Congrès, nous nous disions que nous devrions postuler pour accueillir un jour le Congrès de la FFR en Bretagne. En 2006, à Arcachon, nous avons évoqué la possibilité et Alain DOUCET a été tout de suite enthousiaste. A Toulon, l’année dernière, nous nous sommes lancés dans le grand bain. Nous avons choisi Vannes puisque nous avons une équipe dynamique sur place, capable d’organiser un tel évènement en collaboration avec une commission des principaux dirigeants bretons qui s’est réunie une vingtaine de fois pour monter ce projet. 

Quelle est la place du rugby en Bretagne ? 

Jean-Louis BOUCHE : Nous avons des territoires à conquérir par rapport à la population de notre région. Sur quatre départements, nous avons un bassin de plus de 3 millions d’habitants. Nous sommes dans une région très sportive mais il faut enseigner le rugby avant de le pratiquer. Nous sommes sur une terre de missions avec toute une histoire à construire. Ce n’est pas évident car le monde économique est quasiment exclusivement tourné vers le football. Nous sommes en concurrence avec le football et le cyclisme mais le rapport de force évolue. On parle de plus en plus de rugby mais nous devons nous montrer, nous imposer, persuader des mairies de partager des terrains municipaux. C’est un travail passionnant pour nous. En Bretagne, il faut que le rugby soit plus qu’une passion. En nombre, nous avons 8 500 licenciés, en augmentation de plus de 50% par rapport à l’an dernier. C’est une des plus fortes progressions hexagonales même si quand on part de rien, c’est facile d’arriver à pas grand-chose ! En comparaison, il y a 9 000 licenciés en cyclisme sur la Bretagne, petit à petit, nous rattrapons notre retard.