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Date de publication : 13 Octobre 2008

« Une restructuration fonctionnelle »

Réélu à la tête du Comité d’Ile de France pour les quatre prochaines saisons, Jean-Louis BOUJON dresse les objectifs du Comité francilien et de ses dix départements.

Dans quel état d’esprit vous êtes-vous représenté à l’élection du Comité d’Ile de France ?

Jean-Louis BOUJON : Je me suis représenté avec l’envie de faire progresser ce Comité important vers plus de professionnalité. Nous devons surtout accentuer une ouverture vers les clubs afin de répondre à leurs attentes et dans le même temps exercer l’autorité qui incombe à un Comité Territorial.

Quels sont vos objectifs pour les quatre prochaines années ?

Jean-Louis BOUJON : Nous voulons continuer notre augmentation du nombre de licenciés en l’associant à une progression qualitative touchant à l’encadrement des clubs. Il faut mettre l’accent sur la formation des éducateurs mais également des médecins avec la création d’un véritable réseau francilien. En corollaire, nous devrons augmenter notre potentiel d’arbitres pour satisfaire à l’augmentation quantitative des équipes et des matches. Du côté du Comité Territorial, il faut que nous ayons une lecture exacte de ce que nous souhaitons avec beaucoup de dynamisme et d’échanges en interne. C’est pour cela que nous allons créer plusieurs pôles : un pôle stratégique décidera du cap à tenir en regard de notre projet. Le pôle performance, avec comme objectif la recherche des meilleurs résultats par toutes les sélections d’Ile de France. Le pôle compétition, par excellence celui des clubs et qui intégrera les arbitres et couvrira l’ensemble des compétitions des plus jeunes au plus anciens y compris les féminines. Un Pôle formation dans lequel on retrouve les LCA, les éducateurs, les dirigeants, la sécurité, l’Académie des Premières lignes et enfin le pôle développement qui touche à toutes les relations institutionnelles avec les scolaires, les universitaires, les milieux sensibles, les filières de haut niveau. Nous aurons également deux innovations : le pôle régalien qui statuera sur le respect du règlement, des textes et des décisions prises par les bureaux et le comité directeur du CIFR, et le pôle valorisation et évènement pour la mise en valeur des remises de tel challenge, l’organisation de telle manifestation. Autour de ces pôles, nous avons quatre axes particuliers :
1/ Le collège des présidents de comités départementaux qui devra élaborer une convention entre les CD et le CIFR.
2/ Un collège technique, avec tous les cadres techniques, les CRT nommés par la FFR, chargé de créer un réseau d’éducateur et d’entraîneurs
3/ Le réseau des médecins à partir de chaque département jusqu’au niveau du territoire
4/ Une cellule de veille des clubs pour les suivre en permanence.
Nous voulons restructurer fonctionnellement le comité sur des thèmes bien identifiés pour que tous ceux qui se trouvent dans les pôles puissent échanger en permanence.

Avez-vous un objectif particulier dans la représentativité de vos clubs dans les divisions fédérales ?

Jean-Louis BOUJON : Il faut que chaque département ait sa résonnance de haut niveau. Nous avons tout de même 10 départements en Ile de France et il ne faut pas que nous ayons de déséquilibre quelque soit la division fédérale. Il faut que dans nos départements, nous puissions avoir un véritable réseau pyramidal entre le club de tête et ceux des niveaux inférieurs comme nous avons commencé à le voir avec Massy dans l’Essonne, Bobigny en Seine Saint Denis ou Domont dans le Val d’Oise. Cela demande une modification des comportements mais il ne faut pas tarder à le faire.

Pensez-vous qu’il y a un avant et un après Coupe du monde dans la gestion de votre Comité ?

Jean-Louis BOUJON : L’avant Coupe du monde était déjà bien chargé en termes de gestion, l’après Coupe du monde nous a permis de voir l’impact au travers des effectifs et de la reconnaissance par les partenaires extérieurs. Il y a une attente incroyable pour la consolidation de cet impact. Pour cela, il faut que nous soyons plus prêts des clubs en introduisant des systèmes de formation pour l’entourage de ces clubs sinon, nous n’arriverons pas à montrer la vitalité du rugby à l’extérieur