« Un projet basé sur 15 points forts »
Henri MONDINO a été réélu à la tête du Comité Côte d’Azur à l’unanimité. Un plébiscite qui vient récompenser une dynamique positive et la réalisation de projets toujours plus importants.
Dans quel état d’esprit vous êtes-vous représenté à la Présidence du Comité Côte d’Azur ?
Henri MONDINO : Je tiens tout d’abord à signaler que nous avons eu 100% des clubs présents et pas représentés à l’AG, pour 100% des voix. Nous sommes dans un état d’esprit conquérant avec une très belle équipe de 39 copains très motivés. Un comité d’expert avec des membres de la DTN notamment et un comité des Sages pour la vigilance sur l’éthique, le contrôle des infrastructures et tous les modèles du jeu en sécurité. Nous sommes une équipe qui rentre dans un système matricielle avec 5 pôles de compétence :
- Un pôle de compétence qui travaillera sur l’éthique, la sécurité et le contrôle des infrastructures autour d’une quinzaine de bénévoles.
- Un Pôle Administratif et de Gestion des Ressources Humaines : Nous avons fait le choix avec les départements d’être en regroupement d’employeurs et nous espérons l’être avec les clubs dans l’avenir. C’est une évolution importante dans la mutualisation des moyens pour les clubs et les comités.
- Un Pôle de la finance et des Contrôles de Gestion avec notamment une commission d’Appel d’offre rendra de la transparence auprès de nos salariés et de nos licenciés.
- Un Pôle Haut Niveau et développement des nouvelles pratiques : Nous croyons fortement dans notre région au développement du Beach Rugby, du Rugby à Toucher
- Le dernier pôle de compétence sera managé par le Vice-président du Comité, Alain Rinaldi, autour du Partenariat, de l’évènementiel, du mécénat.
Nous allons nous appuyer sur deux grands ambassadeurs, Franck Maciello pour la création d’écoles d’arbitrage avec l’UNSS, et Eric Champ, notre correspondant auprès de la LNR et du monde professionnel parce que nous ne cachons pas que dans notre région, nous espérons qu’Aix et Nice rejoindront Toulon. Nous devons préparer nos clubs à ce monde spécifique.
Quels sont vos grands objectifs pour les quatre prochaines années ?
Henri MONDINO : Nous avons développé un programme et un projet sur 15 points forts comme la création d’un Centre de ressource et de formation décentralisé pour les bénévoles, cinq bassins de formation avec une équipe de formateurs de la ligue de l’enseignement qui va à la rencontre des bénévoles dans les clubs pour les former sur des problématiques réelles (relation avec les Institutions, demande de subventions, écriture du projet sportif global, écriture d’un process analytique comptable). Plus nous serons forts autour du terrain, plus nos gamins seront dans des conditions de jeu idéale pour prendre du plaisir. Nous allons également prolonger l’expérience des GIP (Groupement d’Intérêt Pédagogique), ce groupement d’éducateurs en place pour développer des passerelles avec Planète Ovale, Scola Rugby, …, toujours en direction des clubs. Nous voulons mettre le club au centre de tous nos débats. C’est aussi pour cela que nous allons commencer un Tour en région où nous allons dans les territoires pour rencontrer les clubs pour être au plus proche de leur réalité (Pays niçois le 16, Pays de Menton, le 17, Territoire du milieu Var, le 20, Toulon Provence Méditerranée, le 21 et Hyères /La Londe, le 22). Le comité se rapprochera des clubs pour les écouter et pour trouver des réponses aux problématiques avec l’objectif de se mettre dans les trois ans sous la certification ISO 9001.
Ces ambitions viennent s’ajouter aux projets en cours depuis quatre ans …
Henri MONDINO : Nous sommes dans la continuité des quatre dernières années. Nous venons de signer avec la Marine Nationale, une convention qui institue Toulon et Saint Mandrier comme Pôle National de référence de rugby marine. Tous nos compétiteurs vont pouvoir bénéficier d’installations remarquables au niveau du jeu et de la formation. Des jeunes vont pouvoir se diriger vers la formation de la Marine où le matin il sera marin et l’après-midi rugbyman. A la fin de son cycle de formation, il sortira avec un BTS et la possibilité ou non de s’engager dans la Marine Nationale. Nous avons signé également une Convention avec le CFPPA (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles) d’un lycée agricole. Nous avons 15 jeunes issus des quartiers difficiles qui vont pouvoir passer un CAP et BEP des métiers de l’environnement tout en jouant au rugby. Nous avons ces ambitions depuis plus de trois ans mais également celles mises en place par Daniel Arnaud. Nous lui devons tout et si nous en sommes là aujourd’hui à voir des projets fleurir de jour en jour, c’est en grande partie grâce à lui.
Sportivement, comment jugez-vous la répartition de vos clubs dans la pyramide fédérale ?
Henri MONDINO : Il nous semble que deux projets peuvent éclore rapidement sur les clubs de La Seyne et Nice. Nous espérons que dans les années à venir, ils pourront expérimenter la Pro D2. La ville de Nice a les moyens, notamment financiers, le club est très bien organisé avec la signature de la SASP depuis quatre mois. Ils ont entamé une démarche professionnelle et nous espérons que pour les Alpes-Maritimes, ils accèdent le plus rapidement possible à l’étage supérieur. Cela nous permettrait de développer autour des clubs comme Grasse, qui possède un tissu industriel intéressant au travers des parfums, un réseau pyramidal avec notamment un club en Fédéral 1 entre Cannes et Grasse que nous appellerions le club de la Vallée de la Siane. Ensuite, Toulon a besoin de deux cousins germains dans l’ouest du Var, La Seyne et Aix. Nous aimerions que ces deux clubs organisés et pertinents dans leurs méthodes éducatives, rejoignent la Pro D2.
Toulon est-il l’arbre qui cache la forêt ?
Henri MONDINO : Pas du tout ! Toulon met en exergue le travail réalisé par le Comité Côte d’Azur. Aujourd’hui, neuf joueurs sortis du Pôle Espoirs et du Pôle France ont intégré le RC Toulon. Ce sont neuf jeunes de moins de 20 ans que nous avons formés dans nos clubs et si Tana Umaga et Mourad Boudjellal font confiance dans la formation de la FFR, certains pourraient voir les portes de l’équipe une s’ouvrir comme Nicolas Agnesi, Benjamin Bastère ou Cédric Beal. Toulon a été un excellent coup de projecteur pour tous les projets formatifs que nous avons mis en place.
Peut-on parler dans la gestion de votre Comité Territorial d’un avant et d’un après Coupe du monde ?
Henri MONDINO : Tout à fait ! Outre l’aspect festif de la compétition, les retombées sont fortes tant au niveau des subventions fédérales que des mises en pratique probantes. Nous avons un commencement de nuit et puis après un merveilleux soleil. Nous sommes passés de deux à dix employés, nous étions à moins 80 000 euros alors que nous sommes aujourd’hui à plus de 50 000 euros. Nous avons une véritable prise de conscience des collectivités. Elles ont vu que nos gamins ont pu accéder à tous les sites pour aller voir les matches de la Coupe du monde. Les collectivités ont vu que concrètement nous réalisions des choses. Nous avons eu 8 000 enfants dans chaque département pour les opérations Scolarugby. Nous avons formé 214 professeurs d’EPS à travers Planète Ovale. Tout ceci n’existait pas avant la Coupe du monde. Nous avons un crédit de confiance dans les Institutions qui est phénoménal. Tout ceci ressurgit sur le nombre de licenciés. Nous faisons +34% l’an dernier et nous sommes déjà à +7% pour le début de saison. C’est impressionnant, puisqu’en rugby éducatif, nous inscrivons plus de gamins que la saison dernière ! Par exemple, le club de Saint Maximin s’est créé en avril 2008 et il vient d’enregistrer sa 110ème licence en rugby éducatif dans une ville qui compte 10 000 habitants.
Que peut-on vous souhaiter pour les quatre prochaines années ?
Henri MONDINO : J’aimerais que nous ayons toujours la même dynamique positive avec les dirigeants bénévoles du Comité Côte d’Azur et des clubs. Je souhaiterais voir se finaliser nos gros projets éducatifs autour de la formation. Et puis enfin, que nous puissions avoir un vrai comité ! Aujourd’hui, nous sommes sous la tribune du Stade Mayol qui va être refaite. Nous aimerions que l’on nous fasse une offre de relogement à Mayol ou ailleurs qui soit digne de l’association que nous dirigeons et du Comité que nous représentons auprès des clubs.
Henri MONDINO : Je tiens tout d’abord à signaler que nous avons eu 100% des clubs présents et pas représentés à l’AG, pour 100% des voix. Nous sommes dans un état d’esprit conquérant avec une très belle équipe de 39 copains très motivés. Un comité d’expert avec des membres de la DTN notamment et un comité des Sages pour la vigilance sur l’éthique, le contrôle des infrastructures et tous les modèles du jeu en sécurité. Nous sommes une équipe qui rentre dans un système matricielle avec 5 pôles de compétence :
- Un pôle de compétence qui travaillera sur l’éthique, la sécurité et le contrôle des infrastructures autour d’une quinzaine de bénévoles.
- Un Pôle Administratif et de Gestion des Ressources Humaines : Nous avons fait le choix avec les départements d’être en regroupement d’employeurs et nous espérons l’être avec les clubs dans l’avenir. C’est une évolution importante dans la mutualisation des moyens pour les clubs et les comités.
- Un Pôle de la finance et des Contrôles de Gestion avec notamment une commission d’Appel d’offre rendra de la transparence auprès de nos salariés et de nos licenciés.
- Un Pôle Haut Niveau et développement des nouvelles pratiques : Nous croyons fortement dans notre région au développement du Beach Rugby, du Rugby à Toucher
- Le dernier pôle de compétence sera managé par le Vice-président du Comité, Alain Rinaldi, autour du Partenariat, de l’évènementiel, du mécénat.
Nous allons nous appuyer sur deux grands ambassadeurs, Franck Maciello pour la création d’écoles d’arbitrage avec l’UNSS, et Eric Champ, notre correspondant auprès de la LNR et du monde professionnel parce que nous ne cachons pas que dans notre région, nous espérons qu’Aix et Nice rejoindront Toulon. Nous devons préparer nos clubs à ce monde spécifique.
Quels sont vos grands objectifs pour les quatre prochaines années ?
Henri MONDINO : Nous avons développé un programme et un projet sur 15 points forts comme la création d’un Centre de ressource et de formation décentralisé pour les bénévoles, cinq bassins de formation avec une équipe de formateurs de la ligue de l’enseignement qui va à la rencontre des bénévoles dans les clubs pour les former sur des problématiques réelles (relation avec les Institutions, demande de subventions, écriture du projet sportif global, écriture d’un process analytique comptable). Plus nous serons forts autour du terrain, plus nos gamins seront dans des conditions de jeu idéale pour prendre du plaisir. Nous allons également prolonger l’expérience des GIP (Groupement d’Intérêt Pédagogique), ce groupement d’éducateurs en place pour développer des passerelles avec Planète Ovale, Scola Rugby, …, toujours en direction des clubs. Nous voulons mettre le club au centre de tous nos débats. C’est aussi pour cela que nous allons commencer un Tour en région où nous allons dans les territoires pour rencontrer les clubs pour être au plus proche de leur réalité (Pays niçois le 16, Pays de Menton, le 17, Territoire du milieu Var, le 20, Toulon Provence Méditerranée, le 21 et Hyères /La Londe, le 22). Le comité se rapprochera des clubs pour les écouter et pour trouver des réponses aux problématiques avec l’objectif de se mettre dans les trois ans sous la certification ISO 9001.
Ces ambitions viennent s’ajouter aux projets en cours depuis quatre ans …
Henri MONDINO : Nous sommes dans la continuité des quatre dernières années. Nous venons de signer avec la Marine Nationale, une convention qui institue Toulon et Saint Mandrier comme Pôle National de référence de rugby marine. Tous nos compétiteurs vont pouvoir bénéficier d’installations remarquables au niveau du jeu et de la formation. Des jeunes vont pouvoir se diriger vers la formation de la Marine où le matin il sera marin et l’après-midi rugbyman. A la fin de son cycle de formation, il sortira avec un BTS et la possibilité ou non de s’engager dans la Marine Nationale. Nous avons signé également une Convention avec le CFPPA (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricoles) d’un lycée agricole. Nous avons 15 jeunes issus des quartiers difficiles qui vont pouvoir passer un CAP et BEP des métiers de l’environnement tout en jouant au rugby. Nous avons ces ambitions depuis plus de trois ans mais également celles mises en place par Daniel Arnaud. Nous lui devons tout et si nous en sommes là aujourd’hui à voir des projets fleurir de jour en jour, c’est en grande partie grâce à lui.
Sportivement, comment jugez-vous la répartition de vos clubs dans la pyramide fédérale ?
Henri MONDINO : Il nous semble que deux projets peuvent éclore rapidement sur les clubs de La Seyne et Nice. Nous espérons que dans les années à venir, ils pourront expérimenter la Pro D2. La ville de Nice a les moyens, notamment financiers, le club est très bien organisé avec la signature de la SASP depuis quatre mois. Ils ont entamé une démarche professionnelle et nous espérons que pour les Alpes-Maritimes, ils accèdent le plus rapidement possible à l’étage supérieur. Cela nous permettrait de développer autour des clubs comme Grasse, qui possède un tissu industriel intéressant au travers des parfums, un réseau pyramidal avec notamment un club en Fédéral 1 entre Cannes et Grasse que nous appellerions le club de la Vallée de la Siane. Ensuite, Toulon a besoin de deux cousins germains dans l’ouest du Var, La Seyne et Aix. Nous aimerions que ces deux clubs organisés et pertinents dans leurs méthodes éducatives, rejoignent la Pro D2.
Toulon est-il l’arbre qui cache la forêt ?
Henri MONDINO : Pas du tout ! Toulon met en exergue le travail réalisé par le Comité Côte d’Azur. Aujourd’hui, neuf joueurs sortis du Pôle Espoirs et du Pôle France ont intégré le RC Toulon. Ce sont neuf jeunes de moins de 20 ans que nous avons formés dans nos clubs et si Tana Umaga et Mourad Boudjellal font confiance dans la formation de la FFR, certains pourraient voir les portes de l’équipe une s’ouvrir comme Nicolas Agnesi, Benjamin Bastère ou Cédric Beal. Toulon a été un excellent coup de projecteur pour tous les projets formatifs que nous avons mis en place.
Peut-on parler dans la gestion de votre Comité Territorial d’un avant et d’un après Coupe du monde ?
Henri MONDINO : Tout à fait ! Outre l’aspect festif de la compétition, les retombées sont fortes tant au niveau des subventions fédérales que des mises en pratique probantes. Nous avons un commencement de nuit et puis après un merveilleux soleil. Nous sommes passés de deux à dix employés, nous étions à moins 80 000 euros alors que nous sommes aujourd’hui à plus de 50 000 euros. Nous avons une véritable prise de conscience des collectivités. Elles ont vu que nos gamins ont pu accéder à tous les sites pour aller voir les matches de la Coupe du monde. Les collectivités ont vu que concrètement nous réalisions des choses. Nous avons eu 8 000 enfants dans chaque département pour les opérations Scolarugby. Nous avons formé 214 professeurs d’EPS à travers Planète Ovale. Tout ceci n’existait pas avant la Coupe du monde. Nous avons un crédit de confiance dans les Institutions qui est phénoménal. Tout ceci ressurgit sur le nombre de licenciés. Nous faisons +34% l’an dernier et nous sommes déjà à +7% pour le début de saison. C’est impressionnant, puisqu’en rugby éducatif, nous inscrivons plus de gamins que la saison dernière ! Par exemple, le club de Saint Maximin s’est créé en avril 2008 et il vient d’enregistrer sa 110ème licence en rugby éducatif dans une ville qui compte 10 000 habitants.
Que peut-on vous souhaiter pour les quatre prochaines années ?
Henri MONDINO : J’aimerais que nous ayons toujours la même dynamique positive avec les dirigeants bénévoles du Comité Côte d’Azur et des clubs. Je souhaiterais voir se finaliser nos gros projets éducatifs autour de la formation. Et puis enfin, que nous puissions avoir un vrai comité ! Aujourd’hui, nous sommes sous la tribune du Stade Mayol qui va être refaite. Nous aimerions que l’on nous fasse une offre de relogement à Mayol ou ailleurs qui soit digne de l’association que nous dirigeons et du Comité que nous représentons auprès des clubs.











Imprimer cette page



