« Un premier moment d’évaluation »
Philippe BOHER, entraîneur de l’équipe de France des moins de 20 ans en charge des trois-quarts, revient sur le stage de sélection qui s’est déroulé au CNR et sur les objectifs des tricolores pour la saison 2008-2009.
Ce stage constitue-t-il un moment important de la saison ?
Philippe BOHER : C’est un premier moment d’évaluation de nos joueurs. Nous les suivons depuis fin août à travers les performances dans les clubs. Nous avons supervisé le Top 14 et la Pro D2, la compétition Espoirs Elite, les poules 2 et 3 des Espoirs et quelques rencontres Reichel pour ceux qui jouent dans cette catégorie. Ces supervisions ont été faites par l’encadrement de l’équipe de France des moins de 20 ans, par les Centres Elites et les cadres techniques. Nous avons croisé nos observations pour avoir un état de nos joueurs. Nous en avons référencé une centaine et ce stage arrive sur la base de ces observations pour réunir la cinquantaine de joueurs que nous avons envie de voir pour commencer à les faire travailler ensemble sur plusieurs aspects du jeu : la circulation offensive et défensive, le ruck, la capacité à jouer des duels ou les contre-attaques.
Quel premier bilan tirez-vous de ce stage ?
Philippe BOHER : Nous sommes contents des comportements et de l’engagement des joueurs dans les séquences d’entraînement. Il y a eu de la qualité et de l’attention de la part de ces garçons. C’est une grosse satisfaction et c’est peut être meilleur que ce que nous avons vécu l’an dernier. Ce stage va nous permettre de les hiérarchiser par poste et les uns par rapport aux autres. Nous avons une photo claire et précise des potentiels à notre disposition. Dans un deuxième temps, nous allons suivre plus précisément une trentaine de joueurs sur les rencontres qui vont nous séparer du Tournoi des VI Nations ce qui nous permettra d’affiner plus précisément notre sélection.
Peut-on comparer des générations et quel est le potentiel de celle-ci ?
Philippe BOHER : Il y a moins de fortes personnalités cette année mais le niveau moyen est plus élevé que la saison précédente. Ce groupe est bien plus homogène, c’est ce qui fait sa force collective. Pour l’instant, il n’y a pas des potentiels du niveau de l’an dernier comme Parra ou David, capables d’intégrer le XV de France. Maintenant, nous avons de bons joueurs qui jouent en Top 14 ou Pro D2, qui flirtent avec le plus haut niveau de pratique en championnat, il faut les laisser mûrir.

Est-ce que le handicap de points que vous allez avoir sur la Coupe du monde peut changer votre sélection ?
Philippe BOHER : Notre objectif premier se concentre sur le jeune joueur français et sur le plan de succession. Nous voulons être capables de lui faire franchir un palier en termes de performance individuelle pour qu’il puisse être susceptible d’intégrer le XV de France. C’est notre but prioritaire, ensuite, bien entendu, si nous pouvons accrocher une Coupe du monde ou un Tournoi des VI Nations, nous ne ferons pas les difficiles mais ce n’est pas un objectif prioritaire pour cette catégorie d’âge. La Coupe du monde est une finalité qui vient clore la filière d’accession haut niveau. C’est une magnifique aventure humaine et sportive pour nos garçons. Cette année, nous avons un déficit de points mais qui sait, si nous produisons des matches de qualité, si les joueurs peuvent exprimer leur talent, tout peut arriver. Ce déficit de point qu’on nous a très durement infligé, surtout pour une génération qui n’était pas impliquée, ne changera en rien notre façon de fonctionner.
Philippe BOHER : C’est un premier moment d’évaluation de nos joueurs. Nous les suivons depuis fin août à travers les performances dans les clubs. Nous avons supervisé le Top 14 et la Pro D2, la compétition Espoirs Elite, les poules 2 et 3 des Espoirs et quelques rencontres Reichel pour ceux qui jouent dans cette catégorie. Ces supervisions ont été faites par l’encadrement de l’équipe de France des moins de 20 ans, par les Centres Elites et les cadres techniques. Nous avons croisé nos observations pour avoir un état de nos joueurs. Nous en avons référencé une centaine et ce stage arrive sur la base de ces observations pour réunir la cinquantaine de joueurs que nous avons envie de voir pour commencer à les faire travailler ensemble sur plusieurs aspects du jeu : la circulation offensive et défensive, le ruck, la capacité à jouer des duels ou les contre-attaques.
Quel premier bilan tirez-vous de ce stage ?
Philippe BOHER : Nous sommes contents des comportements et de l’engagement des joueurs dans les séquences d’entraînement. Il y a eu de la qualité et de l’attention de la part de ces garçons. C’est une grosse satisfaction et c’est peut être meilleur que ce que nous avons vécu l’an dernier. Ce stage va nous permettre de les hiérarchiser par poste et les uns par rapport aux autres. Nous avons une photo claire et précise des potentiels à notre disposition. Dans un deuxième temps, nous allons suivre plus précisément une trentaine de joueurs sur les rencontres qui vont nous séparer du Tournoi des VI Nations ce qui nous permettra d’affiner plus précisément notre sélection.
Peut-on comparer des générations et quel est le potentiel de celle-ci ?
Philippe BOHER : Il y a moins de fortes personnalités cette année mais le niveau moyen est plus élevé que la saison précédente. Ce groupe est bien plus homogène, c’est ce qui fait sa force collective. Pour l’instant, il n’y a pas des potentiels du niveau de l’an dernier comme Parra ou David, capables d’intégrer le XV de France. Maintenant, nous avons de bons joueurs qui jouent en Top 14 ou Pro D2, qui flirtent avec le plus haut niveau de pratique en championnat, il faut les laisser mûrir.

Est-ce que le handicap de points que vous allez avoir sur la Coupe du monde peut changer votre sélection ?
Philippe BOHER : Notre objectif premier se concentre sur le jeune joueur français et sur le plan de succession. Nous voulons être capables de lui faire franchir un palier en termes de performance individuelle pour qu’il puisse être susceptible d’intégrer le XV de France. C’est notre but prioritaire, ensuite, bien entendu, si nous pouvons accrocher une Coupe du monde ou un Tournoi des VI Nations, nous ne ferons pas les difficiles mais ce n’est pas un objectif prioritaire pour cette catégorie d’âge. La Coupe du monde est une finalité qui vient clore la filière d’accession haut niveau. C’est une magnifique aventure humaine et sportive pour nos garçons. Cette année, nous avons un déficit de points mais qui sait, si nous produisons des matches de qualité, si les joueurs peuvent exprimer leur talent, tout peut arriver. Ce déficit de point qu’on nous a très durement infligé, surtout pour une génération qui n’était pas impliquée, ne changera en rien notre façon de fonctionner.











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