« Un Forum très positif »
Jacques LAURANS, Président du Comité des VI Nations et Vice-président de la FFR en chrage du rugby international revient sur le Forum de Woking qui s’est tenu fin novembre.
Comment est née l’idée du Forum de Woking ?
Jacques LAURANS : Il y a longtemps que l’IRB réfléchit aux évolutions du rugby et problèmes dans la mise en place d’un calendrier harmonisé sont récurrents. C’est pour cela que l’IRB a décidé d’organiser une grande consultation avec les associations régionales, les fédérations, les ligues professionnelles, les entraîneurs et les joueurs. Nous sommes partis de constats d’échec. Ce souci de calendrier revient depuis l’apparition du professionnalisme. Aujourd’hui, il y a des gens qui jouent trop et d’autres qui ne jouent pas assez. Dans les nations émergentes, comme les Iles du Pacifique ou la Roumanie, il n’y a pas assez de matches et les internationaux ne peuvent pas progresser et sont obligés de partir en Europe. Malgré la détermination du Plan Stratégique de l’IRB pour rattraper ce décalage, on s’aperçoit qu’au contraire, les écarts se creusent. Il fallait donc se réunir pour évoquer une nouvelle organisation permettant à chacun de pouvoir s’y retrouver.
Quels sont les grands points qui ont fait l’objet d’un consensus ?
Jacques LAURANS : A l’issue de la réunion, nous sommes tombés d’accord sur un certain nombre de points. Nous n’avons pas dégagé la saison idéale mais nous avons avancé sur des sujets clés :
1/ Adopter des critères renforcés pour l’intégrité physique des joueurs avec la mise en place d’une période minimale de 10 semaines de repos consécutives et de préparation pour les joueurs. Les Français par exemple ont fait part de leur spécificité avec la coupure de décembre en disant, nous ferons 8+2. Avec cette mesure, un joueur professionnel pourra jouer un maximum de 42 matches par an.
2/ Limitation du nombre de tests annuels à 11 matches par an avec la libération automatique des joueurs comme le stipule la règle 9.
3/ Maintien des tournées de juin et de novembre. Nous avons eu plusieurs propositions mais c’est celle qui a retenu le consensus de l’ensemble des parties.
4/ Les fenêtres de la Coupe du monde aux mois de septembre et octobre. Désormais, quel que soit le lieu d’organisation de la Coupe du monde, elle se déroulera lors de ces deux mois.
5/ L’intégration progressive de l’Argentine dans les Tri-Nations avec une augmentation régulière du nombre et du statut des matches internationaux que les Pumas disputeront entre 2008 et 2010 (2011 étant une année de Coupe du monde de rugby) de six, à l’heure actuelle, à neuf par an. Les Pumas disputeront quatre tests dans la fenêtre de juin (au lieu de trois aujourd’hui), trois en novembre et deux pendant les Six Nations. Cela fait suite à l’accord par les clubs français et anglais de libérer les joueurs pendant la fenêtre des Six Nations pour les trois prochaines années. Le développement progressif de structures pour le rugby professionnel en Argentine pendant cette période pour assurer que la majorité des meilleurs joueurs restent en Argentine et que l’Argentine intègre ainsi entièrement la structure sportive de l’élite du Sud. Il faut que l’Argentine soit complètement intégré en 2012, date de renégociation des contrats pour le Tri-Nations. Nous avons apporté l’exemple de l’intégration de l’Italie dans le Tournoi des VI Nations.
6/ Les saisons des clubs professionnels anglais et français se termineront chaque année le 31 mai, garantissant ainsi que les meilleures équipes nationales disputeront les tests de juin. C’était déjà le cas pour l’Angleterre mais Serge Blanco a accepté ce compromis pour un avenir très bref. Cela permettra de pouvoir dégager le mois de juin pour les tournées et pour des matches entre les nations émergentes et éventuellement des équipes nationales A. Par exemple, France A pourrait aller jouer contre le Portugal ou la Géorgie.
Vous attendiez-vous à avancer aussi vite ?
Jacques LAURANS : Franchement non, même si nous savions qu’il existait des points où nous étions proches. Nous sommes en contact quasi permanent avec Serge Blanco pour savoir qu’il n’y a pas grand-chose qui nous sépare au niveau de la conception sportive. Nous avons des choses en commun avec les représentants du rugby professionnel. C’est tout de même très positif de noter que tous les acteurs ont essayé de tirer dans le même sens avec des avancées significatives. Si nous n’avons pas une véritable saison intégrée, nous sommes capables d’établir une grille avec des lignes très nettes avec des périodes communes au nord et au sud comme des tournées de juin et novembre et la Coupe du monde avec suppression des tournées de novembre et de juin. Les Fédérations ont fait un pas en avant pour faciliter les championnats de clubs et en retour les ligues professionnelles ont avancé sur la fin des compétitions au 31 mai.
Suite à ce forum, l’IRB a-t-elle décidé de formaliser ces rencontres chaque année ?
Jacques LAURANS : Honnêtement, nous ne l’avons pas évoqué parce que nous devons d’abord confirmer les avancées du forum de Woking mais je pense qu’il est envisageable de reproduire ce genre de rencontres mais peut être pas annuellement.
Jacques LAURANS : Il y a longtemps que l’IRB réfléchit aux évolutions du rugby et problèmes dans la mise en place d’un calendrier harmonisé sont récurrents. C’est pour cela que l’IRB a décidé d’organiser une grande consultation avec les associations régionales, les fédérations, les ligues professionnelles, les entraîneurs et les joueurs. Nous sommes partis de constats d’échec. Ce souci de calendrier revient depuis l’apparition du professionnalisme. Aujourd’hui, il y a des gens qui jouent trop et d’autres qui ne jouent pas assez. Dans les nations émergentes, comme les Iles du Pacifique ou la Roumanie, il n’y a pas assez de matches et les internationaux ne peuvent pas progresser et sont obligés de partir en Europe. Malgré la détermination du Plan Stratégique de l’IRB pour rattraper ce décalage, on s’aperçoit qu’au contraire, les écarts se creusent. Il fallait donc se réunir pour évoquer une nouvelle organisation permettant à chacun de pouvoir s’y retrouver.
Quels sont les grands points qui ont fait l’objet d’un consensus ?
Jacques LAURANS : A l’issue de la réunion, nous sommes tombés d’accord sur un certain nombre de points. Nous n’avons pas dégagé la saison idéale mais nous avons avancé sur des sujets clés :
1/ Adopter des critères renforcés pour l’intégrité physique des joueurs avec la mise en place d’une période minimale de 10 semaines de repos consécutives et de préparation pour les joueurs. Les Français par exemple ont fait part de leur spécificité avec la coupure de décembre en disant, nous ferons 8+2. Avec cette mesure, un joueur professionnel pourra jouer un maximum de 42 matches par an.
2/ Limitation du nombre de tests annuels à 11 matches par an avec la libération automatique des joueurs comme le stipule la règle 9.
3/ Maintien des tournées de juin et de novembre. Nous avons eu plusieurs propositions mais c’est celle qui a retenu le consensus de l’ensemble des parties.
4/ Les fenêtres de la Coupe du monde aux mois de septembre et octobre. Désormais, quel que soit le lieu d’organisation de la Coupe du monde, elle se déroulera lors de ces deux mois.
5/ L’intégration progressive de l’Argentine dans les Tri-Nations avec une augmentation régulière du nombre et du statut des matches internationaux que les Pumas disputeront entre 2008 et 2010 (2011 étant une année de Coupe du monde de rugby) de six, à l’heure actuelle, à neuf par an. Les Pumas disputeront quatre tests dans la fenêtre de juin (au lieu de trois aujourd’hui), trois en novembre et deux pendant les Six Nations. Cela fait suite à l’accord par les clubs français et anglais de libérer les joueurs pendant la fenêtre des Six Nations pour les trois prochaines années. Le développement progressif de structures pour le rugby professionnel en Argentine pendant cette période pour assurer que la majorité des meilleurs joueurs restent en Argentine et que l’Argentine intègre ainsi entièrement la structure sportive de l’élite du Sud. Il faut que l’Argentine soit complètement intégré en 2012, date de renégociation des contrats pour le Tri-Nations. Nous avons apporté l’exemple de l’intégration de l’Italie dans le Tournoi des VI Nations.
6/ Les saisons des clubs professionnels anglais et français se termineront chaque année le 31 mai, garantissant ainsi que les meilleures équipes nationales disputeront les tests de juin. C’était déjà le cas pour l’Angleterre mais Serge Blanco a accepté ce compromis pour un avenir très bref. Cela permettra de pouvoir dégager le mois de juin pour les tournées et pour des matches entre les nations émergentes et éventuellement des équipes nationales A. Par exemple, France A pourrait aller jouer contre le Portugal ou la Géorgie.
Vous attendiez-vous à avancer aussi vite ?
Jacques LAURANS : Franchement non, même si nous savions qu’il existait des points où nous étions proches. Nous sommes en contact quasi permanent avec Serge Blanco pour savoir qu’il n’y a pas grand-chose qui nous sépare au niveau de la conception sportive. Nous avons des choses en commun avec les représentants du rugby professionnel. C’est tout de même très positif de noter que tous les acteurs ont essayé de tirer dans le même sens avec des avancées significatives. Si nous n’avons pas une véritable saison intégrée, nous sommes capables d’établir une grille avec des lignes très nettes avec des périodes communes au nord et au sud comme des tournées de juin et novembre et la Coupe du monde avec suppression des tournées de novembre et de juin. Les Fédérations ont fait un pas en avant pour faciliter les championnats de clubs et en retour les ligues professionnelles ont avancé sur la fin des compétitions au 31 mai.
Suite à ce forum, l’IRB a-t-elle décidé de formaliser ces rencontres chaque année ?
Jacques LAURANS : Honnêtement, nous ne l’avons pas évoqué parce que nous devons d’abord confirmer les avancées du forum de Woking mais je pense qu’il est envisageable de reproduire ce genre de rencontres mais peut être pas annuellement.











Imprimer cette page



