« Trouver le bon équilibre »
Didier RETIERE, entraîneur des avants, revient sur le travail réalisé par les tricolores sur les secteurs spécifiques de la mêlée et de la touche.
Comment peut-on construire une mêlée performante en si peu de temps ?
Didier RETIERE : Nous avons affaire à des joueurs très performants dans leur club sur ce secteur. Maintenant, c’est une affaire de sensation et nos joueurs arrivent déjà à se réguler ensemble. En tant qu’entraîneur, je suis là pour donner deux ou trois détails, souligner les choses sur lesquelles ils doivent faire attention. Nous avons toutes les pièces du puzzle et nous sommes en train de les assembler. C’est plus simple de le faire en équipe de France parce que vous avez sous la main, les meilleurs joueurs français et l’assimilation se fait rapidement. Maintenant, je suis réaliste, nous allons avoir une mêlée relativement compétitive face à l’Ecosse mais si nous voulons aller là où je veux aller avec cette mêlée, il nous faut encore du temps. C’est le propre des sélections, nous ne pouvons pas rentrer dans la même démarche que celle d’un club qui va travailler la mêlée régulièrement pendant une saison. Il va nous falloir du temps avec un groupe assez stable pour pouvoir donner des repères plus précis et rentrer dans le détail.
Vous tranchez nette avec l’inquiétude de certains sur le fait de débuter avec deux piliers sans sélection …
Didier RETIERE : Je suis confiant sur leur potentiel. Ils sont respectés dans leur championnat respectif. Nous avons envie de donner une chance à des joueurs de s’exprimer au plus haut niveau parce que nous pensons qu’ils ont le potentiel pour relever le défi. Après, la mêlée est toujours un rapport de force, même avec des piliers qui ont 80 sélections. Rien n’est jamais acquis sur ce secteur. Et puis, il va falloir me trouver des piliers expérimentés à faire jouer en ce moment.
La mêlée est-elle une arme offensive ?
Didier RETIERE : Bien entendu ! La mêlée ne se cantonne pas qu’à pousser et détruire l’adversaire. On revient à la philosophie des années 80 où il y a avait une lutte sur l’orientation. Ce n’est pas que du combat vers l’avant. C’est un outil offensif et défensif comme la touche qui peut être une rampe de lancement vers un jeu de mouvement.
Justement la touche n’est-elle pas un secteur encore plus compliqué que la mêlée à mettre en place ?
Didier RETIERE : C’est vrai que le moindre réglage est délicat, assez compliqué à mettre en place, même avec des joueurs de ce niveau. Maintenant, c’est le travail de l’entraîneur d’établir des priorités, de hiérarchiser les secteurs à travailler. C’est clair que l’on peut passer cinq jours sur la touche, on trouve toujours des corrections, des nouveaux lancements. L’avantage avec une sélection, c’est que nous savons d’embler que nous ne pourrons pas tout voir. A partir de ce moment, il faut orienter le travail vers les priorités du moment.
A chaque entraînement, la participation des joueurs dans l’échange est très importante …
Didier RETIERE : C’est même essentiel ! Les joueurs sont les acteurs de ce qu’ils font sur le terrain, ils doivent se prendre en main, savoir pourquoi nous faisons telle ou telle chose et avoir les capacités de s’adapter. Forcément, l’échange, le dialogue, les corrections et l’implication des joueurs est indispensable.
Avez-vous fait des concessions sur votre projet de jeu avec un temps limité de préparation ?
Didier RETIERE : Il y a deux paramètres à prendre en compte : la mise en place du projet de jeu et la préparation de l’équipe pour jouer les matches. Nous faisons le grand écart entre ces deux objectifs. Si nous prenons comme but de préparer les matches au coup par coup, nous aurons une équipe plus performante mais nous n’arriverons pas à construire les bases et le fondement qui va faire que les joueurs, dans les situations imprévues, vont pouvoir réagir. C’est une stratégie à court terme qui peut payer mais pas sur le long terme. A l’inverse, on peut miser sur l’avenir en sachant que si les défaites s’enchaînent, le doute d’installe et cela devient compliqué de s’investir dans un processus. Notre rôle est de trouver l’équilibre entre préparer l’équipe sans occulter la mise en place du projet.
Didier RETIERE : Nous avons affaire à des joueurs très performants dans leur club sur ce secteur. Maintenant, c’est une affaire de sensation et nos joueurs arrivent déjà à se réguler ensemble. En tant qu’entraîneur, je suis là pour donner deux ou trois détails, souligner les choses sur lesquelles ils doivent faire attention. Nous avons toutes les pièces du puzzle et nous sommes en train de les assembler. C’est plus simple de le faire en équipe de France parce que vous avez sous la main, les meilleurs joueurs français et l’assimilation se fait rapidement. Maintenant, je suis réaliste, nous allons avoir une mêlée relativement compétitive face à l’Ecosse mais si nous voulons aller là où je veux aller avec cette mêlée, il nous faut encore du temps. C’est le propre des sélections, nous ne pouvons pas rentrer dans la même démarche que celle d’un club qui va travailler la mêlée régulièrement pendant une saison. Il va nous falloir du temps avec un groupe assez stable pour pouvoir donner des repères plus précis et rentrer dans le détail.
Vous tranchez nette avec l’inquiétude de certains sur le fait de débuter avec deux piliers sans sélection …
Didier RETIERE : Je suis confiant sur leur potentiel. Ils sont respectés dans leur championnat respectif. Nous avons envie de donner une chance à des joueurs de s’exprimer au plus haut niveau parce que nous pensons qu’ils ont le potentiel pour relever le défi. Après, la mêlée est toujours un rapport de force, même avec des piliers qui ont 80 sélections. Rien n’est jamais acquis sur ce secteur. Et puis, il va falloir me trouver des piliers expérimentés à faire jouer en ce moment.
La mêlée est-elle une arme offensive ?
Didier RETIERE : Bien entendu ! La mêlée ne se cantonne pas qu’à pousser et détruire l’adversaire. On revient à la philosophie des années 80 où il y a avait une lutte sur l’orientation. Ce n’est pas que du combat vers l’avant. C’est un outil offensif et défensif comme la touche qui peut être une rampe de lancement vers un jeu de mouvement.
Justement la touche n’est-elle pas un secteur encore plus compliqué que la mêlée à mettre en place ?
Didier RETIERE : C’est vrai que le moindre réglage est délicat, assez compliqué à mettre en place, même avec des joueurs de ce niveau. Maintenant, c’est le travail de l’entraîneur d’établir des priorités, de hiérarchiser les secteurs à travailler. C’est clair que l’on peut passer cinq jours sur la touche, on trouve toujours des corrections, des nouveaux lancements. L’avantage avec une sélection, c’est que nous savons d’embler que nous ne pourrons pas tout voir. A partir de ce moment, il faut orienter le travail vers les priorités du moment.
A chaque entraînement, la participation des joueurs dans l’échange est très importante …
Didier RETIERE : C’est même essentiel ! Les joueurs sont les acteurs de ce qu’ils font sur le terrain, ils doivent se prendre en main, savoir pourquoi nous faisons telle ou telle chose et avoir les capacités de s’adapter. Forcément, l’échange, le dialogue, les corrections et l’implication des joueurs est indispensable.
Avez-vous fait des concessions sur votre projet de jeu avec un temps limité de préparation ?
Didier RETIERE : Il y a deux paramètres à prendre en compte : la mise en place du projet de jeu et la préparation de l’équipe pour jouer les matches. Nous faisons le grand écart entre ces deux objectifs. Si nous prenons comme but de préparer les matches au coup par coup, nous aurons une équipe plus performante mais nous n’arriverons pas à construire les bases et le fondement qui va faire que les joueurs, dans les situations imprévues, vont pouvoir réagir. C’est une stratégie à court terme qui peut payer mais pas sur le long terme. A l’inverse, on peut miser sur l’avenir en sachant que si les défaites s’enchaînent, le doute d’installe et cela devient compliqué de s’investir dans un processus. Notre rôle est de trouver l’équilibre entre préparer l’équipe sans occulter la mise en place du projet.











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