« Rester dans la continuité »
Après la semaine stressante de l’Argentine, Marc LIEVREMONT nous explique les choix de l’encadrement tricolore pour affronter la sélection des Iles Pacifiques et les écueils à éviter pour ce deuxième match de la tournée d’automne.
Qu’est-ce qui a motivé ces trois changements à l’avant ?
Marc LIEVREMONT : Nous voulons rester dans la continuité du groupe. Lionel Faure était notre 23ème homme face à l’Argentine et c’est logique qu’il ait sa chance. Il était hors de question, malgré la bonne performance de Fabien Barcella, que nous laissions un joueur ne pas disputer une rencontre. Nicolas Mas a fait une rentrée intéressante et nous voulons le voir sur un début de match. Ensuite, Fulgence Ouedraogo prend la place de Louis Picamoles pour des raisons stratégiques en rapport aux qualités de nos adversaires de samedi. Les Pacific Islanders ont une équipe très dynamique et il nous faut une troisième ligne plus mobile pour pouvoir les contrer. Louis a fait une très bonne première mi-temps même s’il a encore à gommer quelques déchets. Il nous a semblé plus émoussé en seconde période. Derrière, nous n’avons procédé à aucun changement pour permettre aux joueurs de travailler sur les automatismes pendant toute la semaine.
En deuxième ligne, vous conservez la confiance dans votre attelage …
Marc LIEVREMONT : Sébastien Chabal est plus qu’un impact player. Il nous a prouvé en Australie qu’il pouvait jouer 80 minutes en deuxième ligne. La performance de Romain Millo-Chluski nous a plus et nous avons envie de le revoir face à un cinq des Pacifiques qui possède beaucoup de densité. Nous avons toute confiance en Lionel Nallet et nous pensons qu’il a besoin de jouer.
Quel est votre avis sur cette sélection des Pacifiques après son match face à l’Angleterre ?
Marc LIEVREMONT : Elle possède les qualités habituelles des joueurs des îles du Pacifique. Individuellement, ils sont très forts avec un paquet d’avant dense, expérimenté, avec des garçons comme Johnson et ses 135 kg. Il a obtenu quatre pénalités en mêlée contre Sheridan, une référence. Les trois-quarts sont très entreprenants. Maintenant, ils manquent de repères collectifs avec peu de préparation. Ils ne possèdent pas une organisation défensive très structurée mais ils restent de très gros client dans un registre complètement différent de l’Argentine.

L’écueil à éviter n’est-il pas justement celui de croire que ce match sera facile ?
Marc LIEVREMONT : C’est une équipe qui joue comme une sélection dans la mesure où ils prennent des risques sans vraiment penser aux conséquences. Cela permet de voir des contre-attaques parfois suicidaires mais qui apportent un danger permanent. Ils ont un énorme potentiel individuel, certainement supérieur à celui des autres formations. Il faudra une rigueur défensive et collective à toute épreuve, encore plus performante que face à l’Argentine. Nous allons certainement pouvoir jouer plus de ballons de récupération et tenter plus de choses. Nous sortons d’une semaine et d’un match relativement stressants et on peut penser que nous aurons une forme de décompression comme souvent chez les Français. Mais nous allons nous attacher à recentrer les joueurs parce que tout n’a pas été parfait face aux Pumas et nous avons encore du travail. Cette semaine, nous serons exigeants lors des entraînements, sur les repères collectifs, la technique individuelle, le manque d’approximation dans les passes. Ce sont des choses qui ne méritent pas la médiocrité. Nous avons été approximatifs dans la conquête, dans les points de rencontre sur les attitudes au contact. Le match face aux Pacific Islanders ne sera pas facile surtout si nous ne mettons pas ce qu’il faut. Nous n’allons pas mettre en place du jeu de mouvement au détriment de la combativité, de la conquête ou de la défense même si nous avons une sorte de frustration par rapport au peu de spectacle du Stade Vélodrome. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs !
Crédit photo : FFR/IPicarel
Marc LIEVREMONT : Nous voulons rester dans la continuité du groupe. Lionel Faure était notre 23ème homme face à l’Argentine et c’est logique qu’il ait sa chance. Il était hors de question, malgré la bonne performance de Fabien Barcella, que nous laissions un joueur ne pas disputer une rencontre. Nicolas Mas a fait une rentrée intéressante et nous voulons le voir sur un début de match. Ensuite, Fulgence Ouedraogo prend la place de Louis Picamoles pour des raisons stratégiques en rapport aux qualités de nos adversaires de samedi. Les Pacific Islanders ont une équipe très dynamique et il nous faut une troisième ligne plus mobile pour pouvoir les contrer. Louis a fait une très bonne première mi-temps même s’il a encore à gommer quelques déchets. Il nous a semblé plus émoussé en seconde période. Derrière, nous n’avons procédé à aucun changement pour permettre aux joueurs de travailler sur les automatismes pendant toute la semaine.
En deuxième ligne, vous conservez la confiance dans votre attelage …
Marc LIEVREMONT : Sébastien Chabal est plus qu’un impact player. Il nous a prouvé en Australie qu’il pouvait jouer 80 minutes en deuxième ligne. La performance de Romain Millo-Chluski nous a plus et nous avons envie de le revoir face à un cinq des Pacifiques qui possède beaucoup de densité. Nous avons toute confiance en Lionel Nallet et nous pensons qu’il a besoin de jouer.
Quel est votre avis sur cette sélection des Pacifiques après son match face à l’Angleterre ?
Marc LIEVREMONT : Elle possède les qualités habituelles des joueurs des îles du Pacifique. Individuellement, ils sont très forts avec un paquet d’avant dense, expérimenté, avec des garçons comme Johnson et ses 135 kg. Il a obtenu quatre pénalités en mêlée contre Sheridan, une référence. Les trois-quarts sont très entreprenants. Maintenant, ils manquent de repères collectifs avec peu de préparation. Ils ne possèdent pas une organisation défensive très structurée mais ils restent de très gros client dans un registre complètement différent de l’Argentine.

L’écueil à éviter n’est-il pas justement celui de croire que ce match sera facile ?
Marc LIEVREMONT : C’est une équipe qui joue comme une sélection dans la mesure où ils prennent des risques sans vraiment penser aux conséquences. Cela permet de voir des contre-attaques parfois suicidaires mais qui apportent un danger permanent. Ils ont un énorme potentiel individuel, certainement supérieur à celui des autres formations. Il faudra une rigueur défensive et collective à toute épreuve, encore plus performante que face à l’Argentine. Nous allons certainement pouvoir jouer plus de ballons de récupération et tenter plus de choses. Nous sortons d’une semaine et d’un match relativement stressants et on peut penser que nous aurons une forme de décompression comme souvent chez les Français. Mais nous allons nous attacher à recentrer les joueurs parce que tout n’a pas été parfait face aux Pumas et nous avons encore du travail. Cette semaine, nous serons exigeants lors des entraînements, sur les repères collectifs, la technique individuelle, le manque d’approximation dans les passes. Ce sont des choses qui ne méritent pas la médiocrité. Nous avons été approximatifs dans la conquête, dans les points de rencontre sur les attitudes au contact. Le match face aux Pacific Islanders ne sera pas facile surtout si nous ne mettons pas ce qu’il faut. Nous n’allons pas mettre en place du jeu de mouvement au détriment de la combativité, de la conquête ou de la défense même si nous avons une sorte de frustration par rapport au peu de spectacle du Stade Vélodrome. Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs !
Crédit photo : FFR/IPicarel











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