« Préparer au mieux nos joueurs pour le circuit mondial »
Jean-Paul DOUTRELOUX, Préparateur physique de l’équipe de France à 7, nous explique l’objectif des tests physiques et sanguins réalisés lors du stage au CNR
Quel est le but de la batterie de tests que vous avez fait passer lors de ce stage préparatoire ?
Jean-Paul DOUTRELOUX : Ce sont des tests qui existent depuis longtemps puisqu’ils sont faits en routine pour le XV de France. Nous en utilisons un certain nombre pour la sélection des joueurs et des qualités requises pour le rugby à 7 de haut niveau. Nous n’avons pas le temps matériel de pouvoir tout faire, nous avons donc sélectionné trois tests qui correspondent à nos attentes par rapport à l’endurance de vitesse, l’endurance de résistance à l’effort intense. Cela va nous permettre de compléter des programmes en fonction des résultats de chacun et d’essayer de préparer au mieux nos joueurs pour le circuit mondial IRB. En sachant que d’une année sur l’autre, nous n’avons pas trop de déficit physique par rapport aux autres équipes nationales de rugby à 7, mais que notre principal souci vient de la méconnaissance de cette pratique et du temps que cela prend pour fabriquer une équipe avec des repères. Tous les ans, nous sommes obligés de repartir de très loin par rapport aux autres nations.
Avez-vous eu des surprises par rapport aux capacités physiques de ce groupe ?
Jean-Paul DOUTRELOUX : Nous n’avons pas de grosses surprises parce que nous sommes dans un deuxième niveau de sélection après le stage d’Aucamville en septembre. Nous savions que nos joueurs avaient du potentiel mais je suis surpris par les capacités de résistance de certains joueurs mais c’est plutôt une bonne nouvelle.
Quels sont les exercices que vous mettez en place spécifiquement pour le rugby à 7 ?
Jean-Paul DOUTRELOUX : Nous avons changé un peu de méthode de préparation physique depuis quelques années. Nous ne sommes plus dans le schéma d’un fond aérobie avec de la force dessus. Nous nous sommes rendus compte que nous sommes dans la répétition d’efforts très intenses. Ce que nous devons rajouter en rugby à 7, ce sont des répétitions mais sur des distances plus longues parce qu’il y a plus d’espace. A 15, on peut se permettre de faire des distances courtes en préparation spécifique, à 7, automatiquement, il faut être prêt à jouer du un contre un sur de grande distance. La différence se fait sur les trois premiers appuis et ensuite il faut tenir l’intensité sur une longue durée. Concrètement, nous faisons faire de longues répétitions de 15 secondes d’effort pour 15 secondes de récupération, puis de 10 secondes / 10 secondes et ensuite 5 secondes / 15 secondes avec des intensités d’exercice qui montent à chaque fois.
La présence de quatre entraîneurs sur ce stage permet aussi d’aller vite dans le spécifique …
Jean-Paul DOUTRELOUX : Le soir quand nous nous retrouvons, nous pouvons croiser les informations concernant les joueurs pour savoir ce que nous devons faire pour le faire progresser le plus rapidement possible. La sélection n’est pas une sanction puisque nous allons classer les joueurs et qu’ils vont repartir du stage avec une fiche individuelle présentant les points forts et faibles sur le plan physique et technique. Nous sommes à leur service pour les aider à compenser les manques

Le fait de fonctionner sur le circuit mondial avec des enchainements de deux étapes favorise-t-il l’équipe de France ?
Jean-Paul DOUTRELOUX : C’est à double tranchant parce que nous sommes souvent meilleurs lors du 2ème tournoi parce que les joueurs commencent à avoir de l’expérience mais physiquement, ils sont plus affectés que les autres joueurs parce qu’ils n’ont pas l’habitude de ces répétitions. Si tout se passait dans le meilleur des mondes, nous ferions une sélection d’une vingtaine de joueurs en début de saison et nous pourrions fonctionner avec ce groupe sur toute la saison. La réalité fait que nous utilisons chaque année environ 35 joueurs parce que nous devons changer sept joueurs avant le départ sur un Tournoi parce qu’ils ne sont pas libérés par leur club. Finalement, l’enchaînement des étapes est neutre pour nous puisque nous devons reconstruire à chaque fois.
Jean-Paul DOUTRELOUX : Ce sont des tests qui existent depuis longtemps puisqu’ils sont faits en routine pour le XV de France. Nous en utilisons un certain nombre pour la sélection des joueurs et des qualités requises pour le rugby à 7 de haut niveau. Nous n’avons pas le temps matériel de pouvoir tout faire, nous avons donc sélectionné trois tests qui correspondent à nos attentes par rapport à l’endurance de vitesse, l’endurance de résistance à l’effort intense. Cela va nous permettre de compléter des programmes en fonction des résultats de chacun et d’essayer de préparer au mieux nos joueurs pour le circuit mondial IRB. En sachant que d’une année sur l’autre, nous n’avons pas trop de déficit physique par rapport aux autres équipes nationales de rugby à 7, mais que notre principal souci vient de la méconnaissance de cette pratique et du temps que cela prend pour fabriquer une équipe avec des repères. Tous les ans, nous sommes obligés de repartir de très loin par rapport aux autres nations.
Avez-vous eu des surprises par rapport aux capacités physiques de ce groupe ?
Jean-Paul DOUTRELOUX : Nous n’avons pas de grosses surprises parce que nous sommes dans un deuxième niveau de sélection après le stage d’Aucamville en septembre. Nous savions que nos joueurs avaient du potentiel mais je suis surpris par les capacités de résistance de certains joueurs mais c’est plutôt une bonne nouvelle.
Quels sont les exercices que vous mettez en place spécifiquement pour le rugby à 7 ?
Jean-Paul DOUTRELOUX : Nous avons changé un peu de méthode de préparation physique depuis quelques années. Nous ne sommes plus dans le schéma d’un fond aérobie avec de la force dessus. Nous nous sommes rendus compte que nous sommes dans la répétition d’efforts très intenses. Ce que nous devons rajouter en rugby à 7, ce sont des répétitions mais sur des distances plus longues parce qu’il y a plus d’espace. A 15, on peut se permettre de faire des distances courtes en préparation spécifique, à 7, automatiquement, il faut être prêt à jouer du un contre un sur de grande distance. La différence se fait sur les trois premiers appuis et ensuite il faut tenir l’intensité sur une longue durée. Concrètement, nous faisons faire de longues répétitions de 15 secondes d’effort pour 15 secondes de récupération, puis de 10 secondes / 10 secondes et ensuite 5 secondes / 15 secondes avec des intensités d’exercice qui montent à chaque fois.
La présence de quatre entraîneurs sur ce stage permet aussi d’aller vite dans le spécifique …
Jean-Paul DOUTRELOUX : Le soir quand nous nous retrouvons, nous pouvons croiser les informations concernant les joueurs pour savoir ce que nous devons faire pour le faire progresser le plus rapidement possible. La sélection n’est pas une sanction puisque nous allons classer les joueurs et qu’ils vont repartir du stage avec une fiche individuelle présentant les points forts et faibles sur le plan physique et technique. Nous sommes à leur service pour les aider à compenser les manques

Le fait de fonctionner sur le circuit mondial avec des enchainements de deux étapes favorise-t-il l’équipe de France ?
Jean-Paul DOUTRELOUX : C’est à double tranchant parce que nous sommes souvent meilleurs lors du 2ème tournoi parce que les joueurs commencent à avoir de l’expérience mais physiquement, ils sont plus affectés que les autres joueurs parce qu’ils n’ont pas l’habitude de ces répétitions. Si tout se passait dans le meilleur des mondes, nous ferions une sélection d’une vingtaine de joueurs en début de saison et nous pourrions fonctionner avec ce groupe sur toute la saison. La réalité fait que nous utilisons chaque année environ 35 joueurs parce que nous devons changer sept joueurs avant le départ sur un Tournoi parce qu’ils ne sont pas libérés par leur club. Finalement, l’enchaînement des étapes est neutre pour nous puisque nous devons reconstruire à chaque fois.











Imprimer cette page



