« Nous avons en main les clés de notre destin »
Après trois sélections avec le XV de France, Morgan PARRA retrouve les moins de 20 ans, le capitanat et la Coupe du monde, au terme d’une saison époustouflante.
Contrairement au Tournoi, vous avez bénéficié d’une véritable semaine de préparation …
Morgan PARRA : C’est la préparation idéale parce que nous avons eu le temps de pouvoir nous préparer avant de pouvoir retourner chez nous pour décompresser et attaquer la Coupe du monde. C’est nécessaire parce que même si nous n’avons pas oublié les éléments du projet de jeu de l’équipe de France, nous sommes conditionnés par notre club et il nous faut du temps pour que cela revienne. Le fait de pouvoir travailler tous ensemble pendant une semaine permet de caler les choses. Nous avons l’habitude du CNR, c’est un endroit propice pour s’entraîner sereinement. Le travail que nous avons fait ici ne sera plus à faire au Pays de Galles et cela nous a permis de prendre nos marques dans un endroit qu’on ne connaît pas.
Vous allez vivre à seulement 20 ans votre 3ème Coupe du monde …
Morgan PARRA : C’est vrai que j’ai eu la chance d’en jouer deux avec les moins de 19 ans, la première en étant surclassé et la deuxième avec ma génération. C’est toujours un grand moment à vivre d’autant plus que ce sera la dernière compétition pour notre génération chez les jeunes. Ensuite, nous nous retrouverons dans le XV ou alors devant la télévision (rires) … Nous avons à cœur de bien terminer ce cycle de formation en allant gagner ce trophée. Pour la majorité, nous avons connu l’échec de l’an passé avec les moins de 19 ans et nous voulons à tout prix remporter ce trophée des moins de 20 ans, d’autant que nous sommes détenteurs de la dernière Coupe du monde des moins de 21 ans.
Comment qualifiez-vous votre saison ?
Morgan PARRA : Il y a eu des hauts et des bas ! Au début de saison, je n’étais pas toujours titulaire mais à force de travail, j’ai réussi à m’imposer un peu. Ensuite, il y a eu la période où j’étais vraiment bien physiquement et dans mon jeu. J’ai été sélectionné trois fois en équipe de France où globalement, cela s’est bien passé. Après, j’ai eu un moment de flottement, pas dans le jeu, mais de la fatigue. Le début d’année 2008 a été très éprouvant pour moi surtout avec le Tournoi des VI Nations, à un très haut niveau. Il m’a fallu du temps pour retrouver de la fraîcheur et revenir petit à petit à mon meilleur niveau. Reste qu’à 19 ans, je ne m’attendais pas du tout à connaître mes premières sélections avec le XV de France, à jouer régulièrement dans le Top 14. J’ai toujours travaillé pour être titulaire avec les moins de 20 ans sans jamais imaginer la possibilité d’intégrer les grands. Maintenant, le plus dur, c’est d’y rester.

Parlez-nous de l’Italie et du Pays de Galles, deux de vos futurs adversaires du premier tour de la Coupe du monde ?
Morgan PARRA : Le Japon est un cas à part parce que nous ne les connaissons pas, mais sans leur manquer de respect, je pense que ce sera l’équipe la plus faible de la poule. Ensuite, j’ai eu la chance de jouer contre l’Italie et le Pays de Galles pendant le Tournoi. Face aux Italiens, nous sommes entrés de la meilleure des manières dans le match (NDRL : 2 essais en 11 minutes). Nous étions présents sur le combat, sur les fondamentaux mais je pense qu’après les deux essais, nous nous sommes relâchés. Ils possèdent une belle génération avec une grosse densité devant et ils nous ont bougés sévèrement le reste du match. Il ne faudra pas reproduire les mêmes erreurs, c’est une bonne leçon. Concernant le Pays de Galles, ils sont dans une bonne dynamique avec un Grand Chelem, ils organisent la Coupe du monde. Nous perdons le match là-bas (NDRL : 16-20) en prenant un essai assassin dans les arrêts de jeu après que l’arbitre ait refusé le notre de façon litigieuse. Ils sont ambitieux dans le jeu avec des individualités performantes. A nous d’aller chercher la qualification chez eux ! Ca sera d’autant plus grand si nous y arrivons.
Est-ce un avantage de pouvoir monter en pression crescendo avec le Japon, l’Italie et le Pays de Galles ?
Morgan PARRA : Il va falloir prendre toutes les équipes au sérieux mais nous serons notre plus sérieux adversaire. Si nous jouons notre jeu et si nous appliquons les fondamentaux de ce jeu et de notre projet sportif, je pense que nous pouvons passer. Maintenant, c’est mieux de commencer par le Japon que par la Nouvelle Zélande mais il faudra être sérieux. Je pense que cette année, nous avons beaucoup de talents, nous sommes complets, devant ou derrière avec des joueurs qui jouent régulièrement en Top 14 ou en Pro D2. Nous sommes certainement plus matures que l’année dernière grâce justement à la connaissance du monde professionnel. Nous ne sommes pas favoris de l’épreuve et je pense que cela nous convient bien mieux. Maintenant, nous avons en main les clés de notre destin mais j’ai plus d’espoir sur cette Coupe du monde que sur celle de l’an dernier.
Crédit photo : FFR/IPicarel
Morgan PARRA : C’est la préparation idéale parce que nous avons eu le temps de pouvoir nous préparer avant de pouvoir retourner chez nous pour décompresser et attaquer la Coupe du monde. C’est nécessaire parce que même si nous n’avons pas oublié les éléments du projet de jeu de l’équipe de France, nous sommes conditionnés par notre club et il nous faut du temps pour que cela revienne. Le fait de pouvoir travailler tous ensemble pendant une semaine permet de caler les choses. Nous avons l’habitude du CNR, c’est un endroit propice pour s’entraîner sereinement. Le travail que nous avons fait ici ne sera plus à faire au Pays de Galles et cela nous a permis de prendre nos marques dans un endroit qu’on ne connaît pas.
Vous allez vivre à seulement 20 ans votre 3ème Coupe du monde …
Morgan PARRA : C’est vrai que j’ai eu la chance d’en jouer deux avec les moins de 19 ans, la première en étant surclassé et la deuxième avec ma génération. C’est toujours un grand moment à vivre d’autant plus que ce sera la dernière compétition pour notre génération chez les jeunes. Ensuite, nous nous retrouverons dans le XV ou alors devant la télévision (rires) … Nous avons à cœur de bien terminer ce cycle de formation en allant gagner ce trophée. Pour la majorité, nous avons connu l’échec de l’an passé avec les moins de 19 ans et nous voulons à tout prix remporter ce trophée des moins de 20 ans, d’autant que nous sommes détenteurs de la dernière Coupe du monde des moins de 21 ans.
Comment qualifiez-vous votre saison ?
Morgan PARRA : Il y a eu des hauts et des bas ! Au début de saison, je n’étais pas toujours titulaire mais à force de travail, j’ai réussi à m’imposer un peu. Ensuite, il y a eu la période où j’étais vraiment bien physiquement et dans mon jeu. J’ai été sélectionné trois fois en équipe de France où globalement, cela s’est bien passé. Après, j’ai eu un moment de flottement, pas dans le jeu, mais de la fatigue. Le début d’année 2008 a été très éprouvant pour moi surtout avec le Tournoi des VI Nations, à un très haut niveau. Il m’a fallu du temps pour retrouver de la fraîcheur et revenir petit à petit à mon meilleur niveau. Reste qu’à 19 ans, je ne m’attendais pas du tout à connaître mes premières sélections avec le XV de France, à jouer régulièrement dans le Top 14. J’ai toujours travaillé pour être titulaire avec les moins de 20 ans sans jamais imaginer la possibilité d’intégrer les grands. Maintenant, le plus dur, c’est d’y rester.

Parlez-nous de l’Italie et du Pays de Galles, deux de vos futurs adversaires du premier tour de la Coupe du monde ?
Morgan PARRA : Le Japon est un cas à part parce que nous ne les connaissons pas, mais sans leur manquer de respect, je pense que ce sera l’équipe la plus faible de la poule. Ensuite, j’ai eu la chance de jouer contre l’Italie et le Pays de Galles pendant le Tournoi. Face aux Italiens, nous sommes entrés de la meilleure des manières dans le match (NDRL : 2 essais en 11 minutes). Nous étions présents sur le combat, sur les fondamentaux mais je pense qu’après les deux essais, nous nous sommes relâchés. Ils possèdent une belle génération avec une grosse densité devant et ils nous ont bougés sévèrement le reste du match. Il ne faudra pas reproduire les mêmes erreurs, c’est une bonne leçon. Concernant le Pays de Galles, ils sont dans une bonne dynamique avec un Grand Chelem, ils organisent la Coupe du monde. Nous perdons le match là-bas (NDRL : 16-20) en prenant un essai assassin dans les arrêts de jeu après que l’arbitre ait refusé le notre de façon litigieuse. Ils sont ambitieux dans le jeu avec des individualités performantes. A nous d’aller chercher la qualification chez eux ! Ca sera d’autant plus grand si nous y arrivons.
Est-ce un avantage de pouvoir monter en pression crescendo avec le Japon, l’Italie et le Pays de Galles ?
Morgan PARRA : Il va falloir prendre toutes les équipes au sérieux mais nous serons notre plus sérieux adversaire. Si nous jouons notre jeu et si nous appliquons les fondamentaux de ce jeu et de notre projet sportif, je pense que nous pouvons passer. Maintenant, c’est mieux de commencer par le Japon que par la Nouvelle Zélande mais il faudra être sérieux. Je pense que cette année, nous avons beaucoup de talents, nous sommes complets, devant ou derrière avec des joueurs qui jouent régulièrement en Top 14 ou en Pro D2. Nous sommes certainement plus matures que l’année dernière grâce justement à la connaissance du monde professionnel. Nous ne sommes pas favoris de l’épreuve et je pense que cela nous convient bien mieux. Maintenant, nous avons en main les clés de notre destin mais j’ai plus d’espoir sur cette Coupe du monde que sur celle de l’an dernier.
Crédit photo : FFR/IPicarel











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