« Nous assumons nos choix »
Marc LIEVREMONT revient sur les choix qui ont poussé les sélectionneurs dans la composition de l’équipe qui affrontera l’Ecosse
Quels sont les critères qui vous ont décidé dans vos choix ?
Marc LIEVREMONT : Il y a six nouveaux joueurs dans notre groupe et il n’était pas concevable de les mettre tous sur le banc ou tous sur le terrain au coup d’envoi. Il a fallu trouver un juste équilibre. Il n’y a pas de quota dans nos têtes. Par exemple, si Jean-Baptiste Poux n’avait pas été blessé, il aurait certainement démarré la rencontre. Pour parler de la charnière, il était hors de question de terminer le match avec deux joueurs sans sélection. Nous avons fait preuve d’équilibre et d’homogénéité. Nous ne sommes pas rentrés dans des critères de différences individuelles par rapport aux qualités de chacun. Si je prends François Trinh-Duc, c’est clair qu’il ne possède pas l’expérience de David Skrela mais si nous ne le faisons pas jouer, comment pourra-t-il l’acquérir ? Il sera entouré de deux joueurs expérimentés avec Jean-Baptiste Elissalde et Damien Traille, nous ne l’envoyons pas au feu. Nous assumerons nos choix et éventuellement les erreurs, nous avons demandé aux joueurs d’entreprendre. Nous ne pouvons pas demander de rendre une partition parfaite, il y aura certainement des erreurs mais nous les assumerons.
Fulgence Ouedraogo peut-il apporter les mêmes garanties que Julien Bonnaire, notamment en touche ?
Marc LIEVREMONT : Nous avons un alignement de qualité avec trois joueurs capables de prendre des ballons, Jacquet, Nallet et Ouedraogo. Il ne faut pas oublier que c’est un des sauteurs de la touche montpelliéraine. Nous partons du même constat, il faut faire jouer ces jeunes pour évaluer leur potentiel. Julien Bonnaire entrera certainement pour nous apporter ses qualités et son expérience. Nous jouons à 22 et ce n’est pas le 15 de départ qui détermine les forces en présence.
Ne prenez-vous pas un risque avec une première ligne sans expérience ?
Marc LIEVREMONT : Nous sommes ravis de l’investissement des joueurs et notamment ceux de la première ligne. Lionel Faure et Julien Brugnaut ne sont pas des gamins, ils sont titulaires dans leur club tous les week-ends. Lionel Faure a mis Sheridan sur le banc à Sale. Ils rivalisent sur les fondamentaux de la mêlée avec tous les autres piliers et nous sommes persuadés qu’ils sont très complémentaires. Nous devons aussi faire avec les blessures de quatre piliers majeurs de la sélection (NDRL : Milloud, Marconnet, De Villiers, Poux). Encore une fois, on se plaint souvent que nous n’avons pas de pilier, si nous ne les faisons jamais jouer, nous n’en n’aurons jamais. Mais nous n’avons aucune crainte, nous avons une grande confiance dans ces deux joueurs !
Dans votre esprit, est-il plus simple de lancer des jeunes joueurs à l’extérieur ?
Marc LIEVREMONT : Oui forcément ! C’est plus simple de les lancer dans le grand bain à Murrayfield plutôt qu’au Stade de France face à l’Irlande. Cela permettra d’évacuer la pression que ces joueurs peuvent avoir à l’heure d’entrer sur le terrain. Nous avons voulu les accompagner doucement à travers une équipe homogène. Les joueurs qui seront susceptibles de rentrer nous amèneront leur expérience. Les remplaçants ne sont pas des faire-valoir.
Comment sentez-vous votre groupe après trois jours d’entraînement ?
Marc LIEVREMONT : Ce sont des joueurs de grande qualité donc ils répondent très vite à ce qu’on leur demande. Ils sont intelligents et ils arrivent à mettre en place rapidement les trames de notre jeu. Maintenant, il faut qu’ils arrivent tous à le faire en même temps, c’est le plus compliqué ! Les entraînements sont filmés et lorsqu’on regarde ceux du lundi et ceux du mardi, il y a déjà une différence. Les joueurs comprennent notre volonté de jouer. Ils sont enthousiastes parce que nous proposons des choses différentes, certainement plus ambitieuse par rapport aux habitudes. Parfois, ils nous regardent avec de grands yeux mais sur le terrain, la participation montre qu’ils adhèrent complètement à ce que nous voulons mettre en place.

Crédit photo : FFR / I.Picarel
Marc LIEVREMONT : Il y a six nouveaux joueurs dans notre groupe et il n’était pas concevable de les mettre tous sur le banc ou tous sur le terrain au coup d’envoi. Il a fallu trouver un juste équilibre. Il n’y a pas de quota dans nos têtes. Par exemple, si Jean-Baptiste Poux n’avait pas été blessé, il aurait certainement démarré la rencontre. Pour parler de la charnière, il était hors de question de terminer le match avec deux joueurs sans sélection. Nous avons fait preuve d’équilibre et d’homogénéité. Nous ne sommes pas rentrés dans des critères de différences individuelles par rapport aux qualités de chacun. Si je prends François Trinh-Duc, c’est clair qu’il ne possède pas l’expérience de David Skrela mais si nous ne le faisons pas jouer, comment pourra-t-il l’acquérir ? Il sera entouré de deux joueurs expérimentés avec Jean-Baptiste Elissalde et Damien Traille, nous ne l’envoyons pas au feu. Nous assumerons nos choix et éventuellement les erreurs, nous avons demandé aux joueurs d’entreprendre. Nous ne pouvons pas demander de rendre une partition parfaite, il y aura certainement des erreurs mais nous les assumerons.
Fulgence Ouedraogo peut-il apporter les mêmes garanties que Julien Bonnaire, notamment en touche ?
Marc LIEVREMONT : Nous avons un alignement de qualité avec trois joueurs capables de prendre des ballons, Jacquet, Nallet et Ouedraogo. Il ne faut pas oublier que c’est un des sauteurs de la touche montpelliéraine. Nous partons du même constat, il faut faire jouer ces jeunes pour évaluer leur potentiel. Julien Bonnaire entrera certainement pour nous apporter ses qualités et son expérience. Nous jouons à 22 et ce n’est pas le 15 de départ qui détermine les forces en présence.
Ne prenez-vous pas un risque avec une première ligne sans expérience ?
Marc LIEVREMONT : Nous sommes ravis de l’investissement des joueurs et notamment ceux de la première ligne. Lionel Faure et Julien Brugnaut ne sont pas des gamins, ils sont titulaires dans leur club tous les week-ends. Lionel Faure a mis Sheridan sur le banc à Sale. Ils rivalisent sur les fondamentaux de la mêlée avec tous les autres piliers et nous sommes persuadés qu’ils sont très complémentaires. Nous devons aussi faire avec les blessures de quatre piliers majeurs de la sélection (NDRL : Milloud, Marconnet, De Villiers, Poux). Encore une fois, on se plaint souvent que nous n’avons pas de pilier, si nous ne les faisons jamais jouer, nous n’en n’aurons jamais. Mais nous n’avons aucune crainte, nous avons une grande confiance dans ces deux joueurs !
Dans votre esprit, est-il plus simple de lancer des jeunes joueurs à l’extérieur ?
Marc LIEVREMONT : Oui forcément ! C’est plus simple de les lancer dans le grand bain à Murrayfield plutôt qu’au Stade de France face à l’Irlande. Cela permettra d’évacuer la pression que ces joueurs peuvent avoir à l’heure d’entrer sur le terrain. Nous avons voulu les accompagner doucement à travers une équipe homogène. Les joueurs qui seront susceptibles de rentrer nous amèneront leur expérience. Les remplaçants ne sont pas des faire-valoir.
Comment sentez-vous votre groupe après trois jours d’entraînement ?
Marc LIEVREMONT : Ce sont des joueurs de grande qualité donc ils répondent très vite à ce qu’on leur demande. Ils sont intelligents et ils arrivent à mettre en place rapidement les trames de notre jeu. Maintenant, il faut qu’ils arrivent tous à le faire en même temps, c’est le plus compliqué ! Les entraînements sont filmés et lorsqu’on regarde ceux du lundi et ceux du mardi, il y a déjà une différence. Les joueurs comprennent notre volonté de jouer. Ils sont enthousiastes parce que nous proposons des choses différentes, certainement plus ambitieuse par rapport aux habitudes. Parfois, ils nous regardent avec de grands yeux mais sur le terrain, la participation montre qu’ils adhèrent complètement à ce que nous voulons mettre en place.

Crédit photo : FFR / I.Picarel











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