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Date de publication : 29 Septembre 2008

« Notre message passe dans les Académies »

André PEYTAVIN (Président de la Commission Scolaire) et Daniel FALQUE (Responsable du suivi des actions DTN) nous donnent leur vision fédérale de Planète Ovale
Quel est le rôle de la FFR dans le financement de ce projet Planète Ovale ? 

André PEYTAVIN (Président de la Commission Scolaire FFR) : Si à la base de ce projet, nous avons pu bénéficier de l’aide de l’Europe, cette fois, nous avons la chance de pouvoir bénéficier des subsides de la Coupe du monde. A partir de là, nous avons décidé de prolonger sur quatre ans, l’opération planète Ovale. Grâce à ces sommes, nous prenons en compte plusieurs stages, comme celui-ci. Nous donnons aux Comités Territoriaux des subventions pour aider au regroupement des interclasses ou inter-établissements. Par exemple, sur l’Académie de Créteil, avec l’accord du Recteur et de l’Inspecteur d’Académie, nous avons banalisé une journée pleine en dehors du mercredi pour faire nos rencontres inter-établissements. Nous complétons aussi ce dispositif avec la formation des enseignants et le développement du rugby féminin. 

Vous attendiez-vous à un tel succès de Planète Ovale ? 

André PEYTAVIN : Juste avant la Coupe du monde, nous nous attendions à ce succès et à cet engouement. Mais encore fallait-il ne pas laisser retomber le formidable travail effectué depuis quatre ans. C’est pour cela que nous avons décidé de continuer. Par exemple, en Ile de France, nous avons eu une augmentation de 30% du nombre de jeunes qui sont venus au rugby. Pour pouvoir les garder, il faut recruter des ressources humaines et s’appuyer sur les structures qui existent. Nous avons donc demandé à chaque département francilien d’engager un CRT, avec une formation bac+3 et minimum un brevet d’état 1er degré. Il est mis à disposition du Président du Comité Départemental pour s’occuper du développement du rugby en milieu scolaire et de la formation des formateurs. 

Daniel FALQUE (Responsable du suivi des actions DTN): Nous avons créé autour des professeurs experts, un groupe compétent qui prend du plaisir à former, à retransmettre leur savoir. Pour la FFR, c’est tout bénéfice parce que ce sont des gens qui vont porter la bonne parole dans des endroits où nous ne sommes pas capables de pénétrer. La Coupe du monde a été un gros vecteur de rassemblements et d’incitations. Le groupe de travail s’est créé au niveau de professeurs mais aussi au niveau national avec Yves Ajac pour la DTN. Ils ont su motiver les gens et notamment ce groupe de professeurs experts. Ils sont 87 en stage au CNR, c’est assez extraordinaire parce que cela veut dire que notre message passe dans les Académies, au Ministère de l’Education Nationale.

Sans ce projet, le rugby aurait-il la même place à l’Ecole ? 

André PEYTAVIN : Bien sûr que non ! Nous avons désormais un collège de professeurs experts avec un animateur sur les cinq secteurs de la FFR. Ils sont à disposition des professeurs pour la formation, pour l’aide à la pratique, pour impulser des projets de tournois. C’est une formidable force qui se met en mouvement et qui va se propager dans tous les établissements scolaires du territoire, y compris les DOM-TOM. Ce genre de stage entretient tout l’intérêt du développement du rugby mais surtout, les jeunes peuvent désormais participer à de véritables cycles de rugby à l’école. 



La FFR est en pointe sur ce type de projet … 

Daniel FALQUE : Nous sommes un sport qui se prête au contact et à la relation. Nous sommes complètement inscrits dans ce type de projet mais il y a d’autres sports qui sont actifs dans le monde scolaire. Nous avions vraiment besoin de toucher les jeunes à l’école, que ce soit au niveau du secondaire ou du primaire. Dans les endroits où nous avons des difficultés à mobiliser des effectifs, c’est un bon moyen d’accrocher les gamins. Le constat que je fais dans mon comité du Lyonnais, c’est que nous avons eu une hausse considérable de nos licenciés et que nous n’aurons pas beaucoup de perte. 

Ces jeunes viennent au rugby grâce au monde scolaire ? 

Daniel FALQUE : Ils ont testé l’activité avec leur classe à travers un cycle rugby dans les cours d’EPS. Ils ne sont pas forcément venus tout de suite mais ils profitent de cette nouvelle saison pour s’inscrire dans nos écoles de rugby. C’est intéressant pour nous parce que cela prouve que la démarche du projet Planète Ovale porte ses fruits très concrètement puisque nous accueillons des jeunes qui ont été initiés à notre sport par le monde scolaire. 


Crédit photo : FFR/IPicarel