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Date de publication : 13 Novembre 2008

« Mettre en place des actions de proximité »

Réélu à la tête du Comité Midi-Pyrénées, Patrick BATTUT nous explique les objectifs, pour les quatre prochaines années, d’un des Comités français les plus emblématiques.

Dans quel état d’esprit vous êtes-vous représenté à la tête du Comité ?

Patrick BATTUT : Je viens de terminer un premier mandat de quatre ans qui m’a permis d’apprendre et d’observer. Je considère que l’on doit faire un deuxième mandat pour présenter des actions stratégiques et de développement.

Quels sont les grands objectifs du Comité Midi-Pyrénées pour cette mandature ?

Patrick BATTUT : Il faut conforter les situations et essayer de contribuer au développement du rugby sur notre territoire en poursuivant l’accroissement du nombre de licenciés, d’équipes et de clubs. Pour se faire, la stratégie est de remettre le club au centre du dispositif parce qu’il est le levier majeur du développement. A partir de là, nous mettrons en place des actions de proximité autour des projets des clubs. Nous devrons essayer de passer avec eux des contrats d’objectif !

Par quels moyens comptez-vous remettre le club au centre de vos objectifs ?

Patrick BATTUT : Les élus du Comité doivent se rapprocher des clubs en étant à leur écoute afin de connaitre les projets qui verront le jour lors de la prochaine mandature. A partir de là, il faudra pouvoir leur donner les moyens de les réaliser et d’atteindre les objectifs fixés. Les élus auront à se déplacer en fonction de leur secteur de responsabilité tant dans les comités départementaux que dans les clubs.

Même si votre taux de pénétration est fort, quelles actions peuvent permettre d’accroître le nombre de licenciés ?

Patrick BATTUT : Il faut continuer ce qui a été entrepris depuis quelques années comme nos actions sur le monde scolaire. Il ne faut surtout pas se relâcher dans ce domaine qui est essentiel. Il faudra ensuite poursuivre dans la voie que nous nous étions fixés avec génération 2007, opération montée pendant la Coupe du monde pour avoir une progression du nombre d’éducateurs, d’arbitres et de dirigeants, et que nous avons remis en place pour la période 2008-2012.

Pensez-vous qu’il existe un avant et un après Coupe du monde dans la gestion d’un Comité ?

Patrick BATTUT : Certainement ! C’est lié à la Coupe du monde mais aussi aux nouvelles contraintes et obligations qui voient le jour. Aujourd’hui, nous sommes amenés à construire les choses en termes de projet et non pas de gestion. Nous devons désormais passer par la contractualisation des conventions d’objectifs. Au travers des outils qui ont été mis en place par la FFR, la façon d’aborder les choses dans les clubs, les Comités départementaux et territoriaux à changer. Ce qui induit le fait que nous allons être amenés à épauler les dirigeants de clubs et à les former à ce nouveau mode d’organisation et de fonctionnement.

Quels sont vos objectifs au niveau de la représentation de vos clubs dans les divisions fédérales ?

Patrick BATTUT : Il faut d’abord commencer par un travail de fond. Il faut assurer l’afflux de licenciés que nous avons eu. Ce sont des jeunes et nous devons les fidéliser jusqu’à la catégorie senior pour qu’ils alimentent nos clubs. Il faut ensuite asseoir cette pyramide et veiller à ce que les clubs continuent à former parce que le meilleur réservoir restera celui de la formation. Il y aura des évolutions liées à l’engouement du rugby féminin et aussi à la demande de plus en plus grande autour du rugby loisir. Il faudra savoir s’adapter vers le développement d’autres types de pratique que celui de la compétition.