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Date de publication : 10 Novembre 2008

« Mettre en adéquation le programme fédéral »

Réélu à la tête du Comité des Flandres, Richard GRADEL nous expose les objectifs du Comité pour les quatre années à venir.
Dans quel état d'esprit vous êtes vous représenté pour un sixième mandat ? 

Richard GRADEL : Comme je l'ai dit devant le Comité directeur en mars, j'ai un rôle d'intermédiaire à jouer ! Je m'explique, lorsque j'ai pris connaissance de la couleur politique des mairies des cinq départements du Comité des Flandres, j'ai pensé que je pouvais être un lien entre ces élus et nos dirigeants de clubs. Ne serait-ce que pour prolonger les bénéfices de la Coupe du monde. N'oublions pas qu'obtenir trois rencontres à Lens était loin d'être acquis. A six mois de l'épreuve, nous avions encore des problèmes d'équipements du stade et les Gallois étaient prêts à récupérer nos matchs. Or, non seulement, nous avons pu tenir nos engagements, mais la réussite fut totale. 

Quels sont vos objectifs pour la prochaine mandature ? 

Richard GRADEL : Mettre en adéquation le programme fédéral qui va être décidé sous peu, le programme territorial, et les programmes municipaux puisque de nouvelles équipes sont en place dans les villes pour six ans. Car quand bien même avons nous enregistré une perte de 20 à 30% de nouveaux licenciés par rapport à l'an dernier, le bilan laissé par la Coupe du monde est très positif. Notre progression de pratiquants se poursuit. D'où la nécessité de former de nouveaux cadres, de pallier le manque d'équipements - de vestiaires en particulier en raison de l'afflux de féminines – de terrains. C'est là que j'aurai un rôle à jouer entre les municipalités et les clubs. 

Quel est votre avis sur la représentativité de vos clubs de fédérale ? 

Richard GRADEL : Il est préoccupant car le système actuel du championnat n'est pas favorable pour les clubs des comités en voie de développement. Les joueurs français rechignent à venir dans nos clubs. Du coup, ces clubs ont de plus en plus tendance à aller chercher des joueurs étrangers dont le coût est moins élevé que les Français, quitte à se mettre sur la paille. Il y a peut-être d'autres solutions que cette politique à court terme afin que nos clubs tiennent la route et, in fine, que l'on baisse leurs charges financières. Je pense que c'est un problème global. 


FFR/Gilles Guérin