« Les qualités pour aller loin »
Phillippe SELLA va vivre au Pays de Galles, sa première Coupe du monde en tant que Manager de l’équipe de France. L’ancien recordman de sélection du XV de France nous parle de son rôle et des espoirs que suscite ce groupe
Quelle est l’importance de ces quatre jours de préparation ?
Philippe SELLA : Ce stage préparatoire est important puisque cela nous permet de reprendre nos marques, de remettre tout le monde à un niveau équivalent entre ceux qui ont joué, ceux qui reviennent de blessure, ceux qui ne sont pas blessés mais qui ont arrêté de jouer depuis plusieurs jours. Nous avons beaucoup de joueurs avec un niveau de préparation différent. Tout d’abord, dans l’accueil, il faut rétablir le projet de jeu dans le cadre qui nous anime pour que tous puissent se l’approprier beaucoup plus pour tirer tous dans le même sens. C’est la même chose pour toutes les équipes de France, après une période en club, il y a un besoin de revenir sur des principes ou des fondamentaux. Il faut remettre en place, le cadre de vie ou de jeu pour que tout le monde puisse s’impliquer complètement dans cette Coupe du monde. Ensuite, nous allons pouvoir repartir sur un cadre plus classique avec des soins, des entraînements spécifiques pour travailler des aspects physiques ou des principes de jeu comme l’initiative.
Comment vous êtes-vous fait à ce nouveau rôle de manager ?
Philippe SELLA : Il faut être disponible … (rires) … c’est quelque chose qui m’amène beaucoup de plaisir et de joie. Ce rôle est très prenant puisqu’il permet d’être en relation avec l’ensemble du staff que ce soit avec le médical, avec les entraîneurs, Philippe Boher et Philippe Agostini. De son côté, Antoine Marin est d’une efficacité extraordinaire. Je prends des informations de ce qu’ils savent, de ce qu’ils ont vécu. C’est très collégial, chacun a des convictions, une expérience, des connaissances différentes. Nous partageons vraiment beaucoup et moi, je regarde, j’apprends des choses pour les mettre au profit des joueurs. Chacun apporte sa pierre à l’édifice avec ses compétences et je me nourris de ça. Nous allons faire des entretiens individuels avec les joueurs avant les matches, c’est un des aspects qui m’intéresse. Nous voulons connaître le ressenti des joueurs par rapport à notre projet de jeu ou de vie. Cela va permettre de renforcer le partage de nos missions et de nos valeurs.
Mis à part la blessure de Vivalda, vous pouvez disposer de l’ensemble de votre effectif ?
Philippe SELLA : C’est malheureux pour Yohann Vivalda mais cela fait le bonheur de Baptiste Hézard. Nous n’avons pas de pépins à déplorer et c’est une très bonne chose. C’est important de pouvoir disposer d’un groupe dans lequel on croit même si cela a été difficile de faire des choix. Quand on voit le groupe constitué, je pense que l’objectif des demi-finales est réalisable.
D’autant plus que vous évitez les nations de l’hémisphère sud lors du premier tour …
Philippe SELLA : Nous affrontons successivement le Japon, l’Italie et le Pays de Galles mais il faudra faire attention parce que nous avons perdu face aux Gallois dans le Tournoi. C’est une véritable Coupe et il faut gagner tous les matches. C’est un format particulier où l’on joue tous les quatre jours et si tu perds un match tu te retrouves à jouer le match de classement pour la 5ème place. Il n’y a pas de rattrapage donc nous devrons tout gagner. Il est essentiel de se concentrer sur les matches de poule avec un couperet permanent et avec une équipe du Japon que nous ne connaissons pas du tout et par laquelle nous attaquons la compétition. Les Italiens nous ont posé des soucis dans le Tournoi même si je pense que nous avions levé le pied. Nous devons nous méfier de ces deux premiers matches. Nous devrons avoir ce sens de l’humilité et de la remise en question permanente pour aller loin dans cette compétition. Je ne cache pas que notre volonté est de jouer une demi-finale ! Nous avons réellement les qualités pour aller loin avec des joueurs qui ont un gros vécu à leur âge avec les équipes professionnelles, les équipes de France des jeunes ou avec directement le XV de France.

Auriez-vous aimé jouer à ce niveau au même âge ?
Philippe SELLA : Il n’y avait pas de Coupe du monde quand j’avais 20 ans, il n’y avait que le Tournoi FIRA ou des matches internationaux. Il n’y avait pas toute cette détection et cette filière d’accession au plus haut niveau. Ils ont beaucoup de chance, il faut qu’ils s’en rendent compte. Ils ont des compétitions de haut niveau dans les pays du monde entier. Ils savent ce qu’on ressent pour la Marseillaise, la préparation dans les vestiaires, le couloir pour entrer sur le terrain. Nous sommes là pour leur faire prendre conscience que ce sont des matches d’exception.
Etes-vous étonné par la maturité de ce groupe et de ces joueurs qui ont, faut-il le rappeler, moins de 20 ans ?
Philippe SELLA : Ils sont très professionnels, très à l’écoute. Je les aime beaucoup pour cela ! C’est un groupe facile à vivre qui sait quand on peut faire les idiots mais aussi quand il faut être sérieux. Ils sont respectueux des choses et des gens. Enfin bon, il faut toujours avoir l’œil quand même (rires) … C’est normal, ils n’ont que 20 ans
Est-ce que vous partagez avec certains votre expérience de joueur ?
Philippe SELLA : C’est arrivé pendant le Tournoi, mais je ne veux pas que ça revienne trop souvent et je ne veux pas que ce message soit à la première personne, comme un ancien qui passe son temps à raconter son histoire. Par contre, ce que j’ai vécu de bien ou de négatif, peut aider le groupe ou un joueur à qui je peux confier mon expérience. J’ai déjà eu des interventions par rapport à des erreurs, à un environnement, à la pression. C’est intéressant pour eux que l’on puisse échanger. Sur la Coupe du monde, je pense qu’il y aura des moments où j’aurai des messages individuels aussi bien dans les moments positifs que négatifs. Nous travaillons tous pour l’idéal mais il faut savoir que l’on peut se rater et il faut s’en servir.
Crédit photo : FFR / IPicarel
Philippe SELLA : Ce stage préparatoire est important puisque cela nous permet de reprendre nos marques, de remettre tout le monde à un niveau équivalent entre ceux qui ont joué, ceux qui reviennent de blessure, ceux qui ne sont pas blessés mais qui ont arrêté de jouer depuis plusieurs jours. Nous avons beaucoup de joueurs avec un niveau de préparation différent. Tout d’abord, dans l’accueil, il faut rétablir le projet de jeu dans le cadre qui nous anime pour que tous puissent se l’approprier beaucoup plus pour tirer tous dans le même sens. C’est la même chose pour toutes les équipes de France, après une période en club, il y a un besoin de revenir sur des principes ou des fondamentaux. Il faut remettre en place, le cadre de vie ou de jeu pour que tout le monde puisse s’impliquer complètement dans cette Coupe du monde. Ensuite, nous allons pouvoir repartir sur un cadre plus classique avec des soins, des entraînements spécifiques pour travailler des aspects physiques ou des principes de jeu comme l’initiative.
Comment vous êtes-vous fait à ce nouveau rôle de manager ?
Philippe SELLA : Il faut être disponible … (rires) … c’est quelque chose qui m’amène beaucoup de plaisir et de joie. Ce rôle est très prenant puisqu’il permet d’être en relation avec l’ensemble du staff que ce soit avec le médical, avec les entraîneurs, Philippe Boher et Philippe Agostini. De son côté, Antoine Marin est d’une efficacité extraordinaire. Je prends des informations de ce qu’ils savent, de ce qu’ils ont vécu. C’est très collégial, chacun a des convictions, une expérience, des connaissances différentes. Nous partageons vraiment beaucoup et moi, je regarde, j’apprends des choses pour les mettre au profit des joueurs. Chacun apporte sa pierre à l’édifice avec ses compétences et je me nourris de ça. Nous allons faire des entretiens individuels avec les joueurs avant les matches, c’est un des aspects qui m’intéresse. Nous voulons connaître le ressenti des joueurs par rapport à notre projet de jeu ou de vie. Cela va permettre de renforcer le partage de nos missions et de nos valeurs.
Mis à part la blessure de Vivalda, vous pouvez disposer de l’ensemble de votre effectif ?
Philippe SELLA : C’est malheureux pour Yohann Vivalda mais cela fait le bonheur de Baptiste Hézard. Nous n’avons pas de pépins à déplorer et c’est une très bonne chose. C’est important de pouvoir disposer d’un groupe dans lequel on croit même si cela a été difficile de faire des choix. Quand on voit le groupe constitué, je pense que l’objectif des demi-finales est réalisable.
D’autant plus que vous évitez les nations de l’hémisphère sud lors du premier tour …
Philippe SELLA : Nous affrontons successivement le Japon, l’Italie et le Pays de Galles mais il faudra faire attention parce que nous avons perdu face aux Gallois dans le Tournoi. C’est une véritable Coupe et il faut gagner tous les matches. C’est un format particulier où l’on joue tous les quatre jours et si tu perds un match tu te retrouves à jouer le match de classement pour la 5ème place. Il n’y a pas de rattrapage donc nous devrons tout gagner. Il est essentiel de se concentrer sur les matches de poule avec un couperet permanent et avec une équipe du Japon que nous ne connaissons pas du tout et par laquelle nous attaquons la compétition. Les Italiens nous ont posé des soucis dans le Tournoi même si je pense que nous avions levé le pied. Nous devons nous méfier de ces deux premiers matches. Nous devrons avoir ce sens de l’humilité et de la remise en question permanente pour aller loin dans cette compétition. Je ne cache pas que notre volonté est de jouer une demi-finale ! Nous avons réellement les qualités pour aller loin avec des joueurs qui ont un gros vécu à leur âge avec les équipes professionnelles, les équipes de France des jeunes ou avec directement le XV de France.

Auriez-vous aimé jouer à ce niveau au même âge ?
Philippe SELLA : Il n’y avait pas de Coupe du monde quand j’avais 20 ans, il n’y avait que le Tournoi FIRA ou des matches internationaux. Il n’y avait pas toute cette détection et cette filière d’accession au plus haut niveau. Ils ont beaucoup de chance, il faut qu’ils s’en rendent compte. Ils ont des compétitions de haut niveau dans les pays du monde entier. Ils savent ce qu’on ressent pour la Marseillaise, la préparation dans les vestiaires, le couloir pour entrer sur le terrain. Nous sommes là pour leur faire prendre conscience que ce sont des matches d’exception.
Etes-vous étonné par la maturité de ce groupe et de ces joueurs qui ont, faut-il le rappeler, moins de 20 ans ?
Philippe SELLA : Ils sont très professionnels, très à l’écoute. Je les aime beaucoup pour cela ! C’est un groupe facile à vivre qui sait quand on peut faire les idiots mais aussi quand il faut être sérieux. Ils sont respectueux des choses et des gens. Enfin bon, il faut toujours avoir l’œil quand même (rires) … C’est normal, ils n’ont que 20 ans
Est-ce que vous partagez avec certains votre expérience de joueur ?
Philippe SELLA : C’est arrivé pendant le Tournoi, mais je ne veux pas que ça revienne trop souvent et je ne veux pas que ce message soit à la première personne, comme un ancien qui passe son temps à raconter son histoire. Par contre, ce que j’ai vécu de bien ou de négatif, peut aider le groupe ou un joueur à qui je peux confier mon expérience. J’ai déjà eu des interventions par rapport à des erreurs, à un environnement, à la pression. C’est intéressant pour eux que l’on puisse échanger. Sur la Coupe du monde, je pense qu’il y aura des moments où j’aurai des messages individuels aussi bien dans les moments positifs que négatifs. Nous travaillons tous pour l’idéal mais il faut savoir que l’on peut se rater et il faut s’en servir.
Crédit photo : FFR / IPicarel











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