« Le potentiel est réel »
Estelle SARTINI, capitaine de l’équipe de France féminine, revient sur la victoire des Tricolores en Ecosse (43-15) et sur les promesses engendrées par ce premier succès.
Quelle analyse tirez-vous de cette victoire en Ecosse ?
Estelle SARTINI : Nous avions quelques points d’interrogation par rapport à notre collectif et à notre adversaire. Il y avait 10 nouvelles joueuses qui n’avaient pas la moindre sélection et nous ne savions pas comment le groupe allait réagir. Nous ne savions pas également si les Ecossaises avaient renouvelé leur formation. Finalement, les jeunes ont confirmé et les compétences sont bien réelles ! Nous avions besoin d’une référence au plus haut niveau pour pouvoir jauger des potentiels. Nous avons été très agréablement surprises puisque nous avons répondu aux attentes des entraîneurs et du projet de jeu que nous voulons mettre en place.
Et de quelle manière puisque le score est assez lourd (43-15) …
Estelle SARTINI : Il ne faut pas oublier que nous étions menées 10-5 à la mi-temps. L’arbitrage a été difficile et notre entrée dans le match a été trop tranquille sans mettre la dose de combat nécessaire à ce genre de rencontre. En revanche, notre entame de seconde période est extraordinaire. Nous avons cru en notre projet de jeu et nous avons joué tous les ballons dont nous disposions. Nous avons mis du mouvement sans cesse et cela a fini par payer. Les Ecossaises ont beaucoup joué sur le combat physique devant avec des enchaînements de pick and go, sans proposer grand-chose derrière. Je pense que nous avons su garder de la sérénité sans excès de confiance. Nous avons appliqué ce que nous avons fait à l’entraînement.
Qu’est-ce qui fait pencher la balance en 2ème mi-temps ?
Estelle SARTINI : Cette victoire doit beaucoup au mental. L’arbitre a sifflé la mi-temps alors que nous étions à 15 mètres de la ligne adverse après une belle action collective. Nous ne nous sommes pas démobilisées au repos et dès le retour des vestiaires, nous avons remis de la vitesse dans le jeu, de la pression et cela a marché. Nous sommes entrées dans une dynamique positive !
Quelle impression vous font ces nouvelles joueuses ?
Estelle SARTINI : Je suis admirative de cette nouvelle génération. Elles ont un mélange d’insouciance et de recul par rapport aux choses alors que ma génération se mettait trop la pression sur les matches. Elles sont beaucoup moins anxieuses que nous. J’admire ça parce que par le passé, nous avons eu tendance à perdre nos moyens avec le stress. Je remarque la même décontraction chez les garçons, ça doit être générationnel ! Ca apporte de la fraîcheur dans le groupe d’autant plus que tout le monde est entré sur le terrain. C’est important parce que cela forge un groupe et un collectif
Prochaine étape, l’Irlande qui s’est imposée face à l’Italie …
Estelle SARTINI : C’est un autre match ! Les Irlandaises vont être beaucoup plus dangereuses, certainement moins volumineuses devant mais avec un déplacement du ballon plus important. Derrière, elles sont rapides et adroites. Nous aurons à faire face à un jeu de trois-quarts qui va solliciter notre défense. Il faudra être vigilante parce que nous avons encore à régler des problèmes d’automatisme et de communication. Nous devrons être plus agressives et mieux coordonnées.
Contrairement aux autres années, vous avez une semaine de plus pour travailler ces secteurs ?
Estelle SARTINI : C’est la première fois que nous avons deux semaines consécutives. Il faut que nous fassions attention de ne pas tomber dans l’écueil de la déconcentration. Nous devons être mobilisées parce que ce n’est pas évident de passer d’un match à l’autre en sachant qu’il y avait beaucoup de pression et d’interrogations face à l’Ecosse. Nous devons éviter le creux inhérent au début d’une nouvelle semaine de préparation.
Estelle SARTINI : Nous avions quelques points d’interrogation par rapport à notre collectif et à notre adversaire. Il y avait 10 nouvelles joueuses qui n’avaient pas la moindre sélection et nous ne savions pas comment le groupe allait réagir. Nous ne savions pas également si les Ecossaises avaient renouvelé leur formation. Finalement, les jeunes ont confirmé et les compétences sont bien réelles ! Nous avions besoin d’une référence au plus haut niveau pour pouvoir jauger des potentiels. Nous avons été très agréablement surprises puisque nous avons répondu aux attentes des entraîneurs et du projet de jeu que nous voulons mettre en place.
Et de quelle manière puisque le score est assez lourd (43-15) …
Estelle SARTINI : Il ne faut pas oublier que nous étions menées 10-5 à la mi-temps. L’arbitrage a été difficile et notre entrée dans le match a été trop tranquille sans mettre la dose de combat nécessaire à ce genre de rencontre. En revanche, notre entame de seconde période est extraordinaire. Nous avons cru en notre projet de jeu et nous avons joué tous les ballons dont nous disposions. Nous avons mis du mouvement sans cesse et cela a fini par payer. Les Ecossaises ont beaucoup joué sur le combat physique devant avec des enchaînements de pick and go, sans proposer grand-chose derrière. Je pense que nous avons su garder de la sérénité sans excès de confiance. Nous avons appliqué ce que nous avons fait à l’entraînement.
Qu’est-ce qui fait pencher la balance en 2ème mi-temps ?
Estelle SARTINI : Cette victoire doit beaucoup au mental. L’arbitre a sifflé la mi-temps alors que nous étions à 15 mètres de la ligne adverse après une belle action collective. Nous ne nous sommes pas démobilisées au repos et dès le retour des vestiaires, nous avons remis de la vitesse dans le jeu, de la pression et cela a marché. Nous sommes entrées dans une dynamique positive !
Quelle impression vous font ces nouvelles joueuses ?
Estelle SARTINI : Je suis admirative de cette nouvelle génération. Elles ont un mélange d’insouciance et de recul par rapport aux choses alors que ma génération se mettait trop la pression sur les matches. Elles sont beaucoup moins anxieuses que nous. J’admire ça parce que par le passé, nous avons eu tendance à perdre nos moyens avec le stress. Je remarque la même décontraction chez les garçons, ça doit être générationnel ! Ca apporte de la fraîcheur dans le groupe d’autant plus que tout le monde est entré sur le terrain. C’est important parce que cela forge un groupe et un collectif
Prochaine étape, l’Irlande qui s’est imposée face à l’Italie …
Estelle SARTINI : C’est un autre match ! Les Irlandaises vont être beaucoup plus dangereuses, certainement moins volumineuses devant mais avec un déplacement du ballon plus important. Derrière, elles sont rapides et adroites. Nous aurons à faire face à un jeu de trois-quarts qui va solliciter notre défense. Il faudra être vigilante parce que nous avons encore à régler des problèmes d’automatisme et de communication. Nous devrons être plus agressives et mieux coordonnées.
Contrairement aux autres années, vous avez une semaine de plus pour travailler ces secteurs ?
Estelle SARTINI : C’est la première fois que nous avons deux semaines consécutives. Il faut que nous fassions attention de ne pas tomber dans l’écueil de la déconcentration. Nous devons être mobilisées parce que ce n’est pas évident de passer d’un match à l’autre en sachant qu’il y avait beaucoup de pression et d’interrogations face à l’Ecosse. Nous devons éviter le creux inhérent au début d’une nouvelle semaine de préparation.











Imprimer cette page



