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Date de publication : 29 Septembre 2008

« La reconnaissance du rugby comme discipline d’enseignement »

Yves AJAC, DTN Adjoint en charge du développement et Responsable de Planète Ovale, revient sur la réussite d’un des projets les plus ambitieux de la FFR.
Quel est le but du stage Planète Ovale ? 

Yves AJAC : Nous voulons faire rebondir l’action Planète Ovale par rapport à la mise en place d’un projet qui a commencé en 2003-2004 et qui avait une première échéance symbolique lors de la Coupe du monde 2007. La force de Planète Ovale réside dans le fait que c’est une action en partenariat avec l’Education Nationale et l’Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS) qui s’inscrit dans la continuité. Cette notion de continuité, c’est ce qui en fait sa force ! Il y a des retombées concrètes dans le temps et dans la fidélisation des gens qui s’investissent autour de ce projet. 

Qu’entendez-vous par des retombées concrètes ? 

Yves AJAC : C’est la reconnaissance du rugby comme discipline d’enseignement. Nous utilisons une activité physique et sportive comme le rugby avec tout ce que cela peut véhiculer comme support pédagogique. Nous vendons notre sport par rapport à sa spécificité qui engendre des valeurs qui permettent l’éducation du jeune pour tendre vers la citoyenneté. 

Quel est la genèse de ce Groupe de Pilotage National ? 

Yves AJAC : Jusqu’en 2006, Planète Ovale a pris une ampleur que l’on n’imaginait pas. A un moment, il était nécessaire de constituer ce Groupe de Pilotage National (GPN) parce qu’il y avait des projets qui naissaient de partout et nous avons craint que cela parte dans tous les sens. Il y avait un besoin de recentralisation autour d’une entité commune composée de la FFR, du Ministère de l’Education Nationale et de l’UNSS. Pour cela, une convention tripartite a été signée entre les trois institutions et cette convention est une marque forte qui nous permet d’avoir une reconnaissance du projet. Nous avions besoin de pénétrer les collèges et les lycées mais nous ne possédions pas toutes les connaissances de la procédure administrative pour travailler avec une telle institution. Concrètement, le GPN a recentré les actions et a donné des directives à partir des actions de terrains et il a également donné des moyens pour pouvoir travailler de façon cohérente avec l’Education Nationale. Cette structure a permis d’organiser et de mettre en œuvre le projet Planète Ovale et de le décliner au niveau des Académies et des départements. 



Pour cela, vous avez mis en place un collège de professeurs experts … 

Yves AJAC : Il est difficile de rentrer dans l’Education Nationale pour plusieurs raisons. Les gens qui travaillent sur le temps scolaire obligatoire, sur le temps scolaire optionnel voir sur le hors temps scolaire sont les professeurs d’EPS. Il fallait se tourner vers eux pour exposer notre projet. Ils ont la connaissance du terrain et nous avons la connaissance de l’activité rugby. Que peut-on faire pour travailler ensemble ? Nous avons donc construit un collège de professeurs experts au niveau national qui n’est que le début d’un maillage qui va nous permettre de mobiliser d’autres professeurs. Il faut que ce réseau soit pyramidal pour pouvoir couvrir l’ensemble des collèges et des lycées de France et des DOM-TOM. 

Quels sont les objectifs des quatre prochaines années ? 

Yves AJAC : Nous avons bâti quatre grands axes de développement à partir des bilans de projets de terrain qui ont été réalisés sur les quatre dernières années : le rugby féminin, la formation des jeunes aux fonctions à responsabilité, les passerelles entre le milieu scolaire et le milieu extra-scolaire et la formation des enseignants. Ces quatre orientations nationales prioritaires servent de thème de réflexion aux 87 professeurs experts convoqués pour ce stage 2008. A partir de là, ils vont proposer des projets et uniquement travailler dans l’innovation et la proposition. Ensuite, ces projets seront proposés aux Inspecteurs d’Académie, aux Inspecteurs Pédagogiques Régionaux, les Directeurs Régionaux de l’UNSS et la FFR, qui évalueront la faisabilité et la mise en œuvre. Lorsque nous aurons retenu les projets par rapport à leur faisabilité, nous souhaitons mettre en place des groupes de coordination académique qui seront des groupes de pilotages pour impulser ce qui émanera des orientations nationales. 


Crédit photo : FFR/IPicarel