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Date de publication : 16 Mai 2008

« L’histoire continue »

Capitaine emblématique de l’équipe de France féminine, Estelle SARTINI mettra un terme à sa carrière à l’issue du Championnat d’Europe. Un parcours exceptionnel qu’elle entend terminer par un nouveau titre de championne d’Europe.

Est-ce que ce dernier rassemblement à un goût particulier ?

Estelle SARTINI : Je n’y pense pas trop en fait ! Ce qui est particulier, c’est de venir au CNR à cette période alors que d’habitude, nous avons plutôt l’habitude de venir pendant le Tournoi des VI Nations. Nous avons accès à toutes les installations, nous pouvons travailler tranquillement avec l’apport des entraîneurs, de David Ellis ou de Didier Retière. Nous pouvons travailler sereinement et c’est très agréable.

D’un point de vue personnel, ce sera votre dernière compétition …

Estelle SARTINI : C’est ma dernière ligne droite en tant que pratiquante mais sincèrement, je n’y pense pas du tout. Je crois que je ne réalise pas que c’est la fin de ma carrière, je le vis plutôt comme une fon de saison même si j’avais l’espoir d’aller en finale du Championnat de France. J’en prendrai conscience la saison prochaine quand viendra l’heure du premier entraînement ou du premier match et que je ne devrais pas prendre mon sac. Je ne veux pas en faire une affaire d’état, nous sommes dans un sport collectif et mon départ ne va pas changer la vie du rugby féminin. L’histoire continue sans moi, l’équipe de France gagnera d’autres matches et d’autres compétitions. J’ai essayé d’apporter ma pierre au développement du rugby féminin dans le sport français. Pour le moment, je suis et nous sommes dans la préparation d’une compétition importante qui doit nous permettre de corriger les défauts du Tournoi.

Est-ce possible sur cette fin de saison ?

Estelle SARTINI : Bien entendu et ça aurait pu l’être lors du Tournoi des VI Nations. Nous avons commis des erreurs dans la gestion de certains matches parce que le groupe est jeune et nous devons apprendre à nous connaître pour créer des automatismes. Nous avons du plaisir à jouer ensemble et nous sommes très bien encadrées avec des entraîneurs à notre service. Notre projet de jeu est très cohérent et assez ambitieux, il faut du temps pour l’appréhender et pour passer des caps. David Ellis nous a apporté des solutions dans le replacement défensif et la liaison avant/trois quarts. Nous avons trouvé des solutions. Maintenant, nous les avons au niveau pratique, à nous de les trouver sur le terrain.

Sans manquer de respect à votre premier adversaire, l’avantage sur ce Championnat d’Europe réside dans le fait que vous allez monter crescendo avec les Pays Bas et ensuite l’Ecosse ou le Pays de Galles avant peut être la finale attendue face à l’Angleterre ?

Estelle SARTINI : Sans manquer d’humilité par rapport au Pays-Bas, que l’équipe de France A, a battu deux fois, il ne va pas falloir tomber dans un excès de confiance et dans la facilité. Nous devons utiliser ce match là pour mettre en place ce que nous aurons vu aux entraînements pour pouvoir créer d’avantage d’automatismes. Avant l’Angleterre, nous aurons un match difficile face à l’Ecosse ou au Pays de Galles (NDRL : Les Françaises on battu l’Ecosse mais ont perdu au Pays de Galles lors du Tournoi 2008). Les Galloises sont capables de nous poser des problèmes. Il faut se méfier et nous devons prendre les matches les uns après les autres.

En espérant que ce soient les trois derniers pour vous ?

Estelle SARTINI : Dans tous les cas, je n’aurais pas de regret, j’aurai pu arrêter après la Coupe du monde mais je sentais que je pouvais encore apporter quelque chose, notamment dans l’accompagnement de toute cette jeune génération qui va prendre le relais. C’était important d’établir une continuité pour que l’équipe de France poursuive son évolution. Finalement, mon seul regret sera de ne pas pouvoir terminer ma carrière avec Delphine Plantet (NDRL : Forfait pour le Championnat d’Europe). J’ai partagé beaucoup de choses sur le terrain avec elle. C’est quelqu’un que je respecte beaucoup et puis c’était la vice-capitaine de l’équipe. 


FICHE TECHNIQUE

Samedi 17 mai 2008 au Nationaal Rugby Centrum (Amsterdam), France – Pays Bas

Coup d’envoi : 17h30

FRANCE : Godiveau – Pertus, Tapin, Agricole, Bourret – (o) Bailon – (m) Lagougine – Mutis, Vaupre, Ba – Bouisset, Gauffinet – Barthélémy, Ollivier, Vivat

Remplaçantes : Salles, Chobet, Labbey, Rabier, Sartini, Camatta, Troncy, Ladagnous, Collombat, Allainmat, Canal

HOLLANDE (le groupe) : Ankersmit, Blijenburg, Franssen, van Rijn, Wiri, Steenbeek, Visser, Kooijman, van Ark, Bakkers, Savelberg, Zwart, Haverkorn, Beijens, van Meer, de Grave, Laros, Ruter, Moberg, Broer, van der Leeuw, van Harskamp, Rossum, Eppink, van Hilten, Pieren