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Date de publication : 21 Février 2008

« Je ne l’oublie pas »

Touché par les problèmes de mêlée face à l’Irlande, Nicolas MAS nous parle de son envie de revanche face à l’une des meilleures mêlées du monde.

Le fait de reconduire la 1ère ligne est une belle marque de confiance de la part des entraîneurs ?

Nicolas MAS : Ils ont voulu que nous puissions prendre notre revanche. Il faut que nous nous remobilisions. L’Irlande nous a mis un bon coup sur la tête mais justement, c’est motivant parce que nous l’avons en travers de la gorge. Ca ne passe pas et je peux vous dire que nous avons plus qu’envie de montrer notre potentiel et l’Angleterre constitue certainement le meilleur challenge pour le faire.

Malheureusement, cela se fera sans Julien Brugnaut…

Nicolas MAS : Je suis déçu surtout par rapport aux critiques qui lui sont tombées sur le dos. C’est la pire chose qui puisse arriver à un pilier. Je sais ce qu’il a vécu parce que je suis passé par les mêmes soucis. Les critiques ont été dures avec lui. La faillite de la mêlée est avant tout collective et ce n’est pas celle de Julien Brugnaut. C’est dommage qu’il ne puisse pas participer à ce match face aux Anglais.

Est-ce que cet essai de pénalité reste dans vos têtes ?

Nicolas MAS : C’est clair que ça ne passe pas ! L’essai est un peu dur parce que nous n’avons pas explosé totalement et que sur les trois mêlées jouées, nous en gagnions une. Maintenant, un essai de pénalité sur mêlée pour un pilier, c’est la chose la plus touchante. Je peux vous dire que je ne l’oublie pas et que ça va me pousser face à l’Angleterre. Un pilier touché dans son orgueil est bien plus dangereux.

Quel est votre regard sur la mêlée anglaise ?

Nicolas MAS : Ils ont deux grands joueurs ave Vickery et Sheridan maintenant, nous ne devons pas faire un complexe d’infériorité. Nous jouons tous dans des grands clubs français avec des mêlées performantes en Coupe d’Europe et en Top 14. Nous ne devons pas avoir peur de la mêlée anglaise. Au contraire, c’est bien de pouvoir les jouer, nous allons pouvoir démontrer que nous ne sommes pas des chèvres (sourire).

D’autant que dans la volonté de déplacer le jeu, on demande encore plus au pilier ?

Nicolas MAS : On demande beaucoup aux avants ! Il faut plaquer, courir, pousser les mêlées, faire la touche. Je pense plutôt que c’est le fait de ne pas avoir assez joué qui nous a été préjudiciable en 2ème mi-temps contre l’Irlande. On les a asphyxiés dès que nous avons mis du mouvement. Quand on domine, même la fatigue, ne nous touche pas. Face aux Irlandais, nous avons arrêté de jouer et mentalement ça fait mal, surtout pour les piliers. 



FFR/I.Picarel