« J’ai confiance dans les entraîneurs »
A quelques jours d’affronter l’Italie, Lionel NALLET, capitaine de l’équipe de France, fait le point sur ses performances, sur sa position de capitaine et sur l’intégration des nouveaux capés.
Aviez-vous été prévenu des multiples changements que le staff a prévu dans ce Tournoi ?
Lionel NALLET : Les entraîneurs m’ont dit dès le départ qu’ils allaient intégrer de nouveaux joueurs. Ils continuent sur leur ligne directrice. J’échange beaucoup avec eux et je suis en total accord. Je suis dans la même aventure qu’eux, cette idée ne me déplait pas du tout. L’équipe de France n’appartient à personne, chaque joueur peut y prétendre s’il est bon avec son club. Il faut donner la possibilité à chacun de pouvoir montrer son potentiel au niveau international !
N’est-ce pas difficile de tout reprendre à zéro à chaque rassemblement ?
Lionel NALLET : On ne repart pas à zéro parce que nous pouvons travailler avec un groupe équilibré. Il n’y a que cinq nouveaux sur un groupe de 22 joueurs dont trois avants. Ils s’intègrent très bien sans problème et malgré leur âge, ce ne sont pas des gamins. Je suis là pour les rassurer, comme les autres joueurs. Nous avons travaillé les touches et la mêlée et tout se passe relativement bien. Nous en parlons très souvent. Les entrées se font quasiment poste pour poste, cela ne change rien !
Etes-vous surpris par les performances de tous ces nouveaux joueurs ?
Lionel NALLET : Non, parce que tout est fait pour que cela se passe bien pour eux ! Le discours des entraîneurs nous dédouane des fautes de main, de jeu que nous pouvons faire. Les jeunes arrivent, ils peuvent exprimer leur fougue, personne ne leur demande de se contenir, ils peuvent se lâcher et prendre des initiatives. A partir de là, ils sont à l’aise pour s’intégrer et évoluer au sein de cette équipe !
Ces changements galvaudent-ils le Tournoi ?
Lionel NALLET : Franchement, ça serait déplacé pour les jeunes qui arrivent. Je ne pense pas qu’ils viennent pour le plaisir ! Ils viennent pour apprendre mais aussi pour gagner. Il n’y a jamais eu le moindre discours des entraîneurs pour nous dire que le Tournoi n’était pas important. Ils nous ont toujours dit que ce serait compliqué à cause des changements d’effectif, du projet de jeu mais que l’objectif reste le gain du Tournoi.

Dans ces bouleversements, vous êtes le seul à avoir jouer les trois matches en intégralité, c’est une belle preuve de confiance ?
Lionel NALLET : Ah, c’est à cause de l’âge ! (rire) … Tant mieux, ça me change (sourire) … je suis content de jouer tous les matches, je vis très bien ce changement de statut parce que cela se passe très bien avec les entraîneurs. Ils me font confiance et de mon côté, j’ai énormément confiance en eux et dans ce qu’ils veulent mettre en place.
L’affrontement face aux Italiens n’est-il pas le pire écueil du Tournoi ?
Lionel NALLET : Nous n’avons pas le droit de nous rater quelque soit le match ! La défaite contre l’Angleterre est une déception qui nous enlève la possibilité de faire le Grand Chelem. Nous nous devons de gagner quelque soit l’adversaire ou la pression. Pour le public, l’Italie n’est pas forcément l’équipe la plus forte du Tournoi et les gens pensent que nous allons gagner largement mais nous savons que cela va être difficile. Ils n’étaient pas loin de battre l’Angleterre et qu’avons-nous fait contre les Anglais … ? Moins bien ! Ils sont solides, accrocheurs et si nous n’arrivons pas mettre de mouvement, ça va vite devenir un match galère.
Vous avez soutenu après le match contre l’Angleterre que la mêlée française devait retrouver une réputation, le match contre l’Italie peut-il vous y aider ?
Lionel NALLET : Nous étions bien vus par les arbitres depuis quelques années mais depuis deux matches, nous avons eu des soucis en mêlée et les arbitres ont tendance à nous regarder plus facilement. Face à l’Angleterre, je ne trouve pas que nous ayons été chahutés tant que cela. Nous n’avons quasiment pas reculé même si nous méritons de prendre une ou deux pénalités, pour le reste, je suis sceptique ! Je pense surtout que nous avons eu affaire à une première ligne anglaise très expérimentée. Les piliers italiens sont assez forts et la mêlée transalpine nous offrira une bonne opposition.
Lionel NALLET : Les entraîneurs m’ont dit dès le départ qu’ils allaient intégrer de nouveaux joueurs. Ils continuent sur leur ligne directrice. J’échange beaucoup avec eux et je suis en total accord. Je suis dans la même aventure qu’eux, cette idée ne me déplait pas du tout. L’équipe de France n’appartient à personne, chaque joueur peut y prétendre s’il est bon avec son club. Il faut donner la possibilité à chacun de pouvoir montrer son potentiel au niveau international !
N’est-ce pas difficile de tout reprendre à zéro à chaque rassemblement ?
Lionel NALLET : On ne repart pas à zéro parce que nous pouvons travailler avec un groupe équilibré. Il n’y a que cinq nouveaux sur un groupe de 22 joueurs dont trois avants. Ils s’intègrent très bien sans problème et malgré leur âge, ce ne sont pas des gamins. Je suis là pour les rassurer, comme les autres joueurs. Nous avons travaillé les touches et la mêlée et tout se passe relativement bien. Nous en parlons très souvent. Les entrées se font quasiment poste pour poste, cela ne change rien !
Etes-vous surpris par les performances de tous ces nouveaux joueurs ?
Lionel NALLET : Non, parce que tout est fait pour que cela se passe bien pour eux ! Le discours des entraîneurs nous dédouane des fautes de main, de jeu que nous pouvons faire. Les jeunes arrivent, ils peuvent exprimer leur fougue, personne ne leur demande de se contenir, ils peuvent se lâcher et prendre des initiatives. A partir de là, ils sont à l’aise pour s’intégrer et évoluer au sein de cette équipe !
Ces changements galvaudent-ils le Tournoi ?
Lionel NALLET : Franchement, ça serait déplacé pour les jeunes qui arrivent. Je ne pense pas qu’ils viennent pour le plaisir ! Ils viennent pour apprendre mais aussi pour gagner. Il n’y a jamais eu le moindre discours des entraîneurs pour nous dire que le Tournoi n’était pas important. Ils nous ont toujours dit que ce serait compliqué à cause des changements d’effectif, du projet de jeu mais que l’objectif reste le gain du Tournoi.

Dans ces bouleversements, vous êtes le seul à avoir jouer les trois matches en intégralité, c’est une belle preuve de confiance ?
Lionel NALLET : Ah, c’est à cause de l’âge ! (rire) … Tant mieux, ça me change (sourire) … je suis content de jouer tous les matches, je vis très bien ce changement de statut parce que cela se passe très bien avec les entraîneurs. Ils me font confiance et de mon côté, j’ai énormément confiance en eux et dans ce qu’ils veulent mettre en place.
L’affrontement face aux Italiens n’est-il pas le pire écueil du Tournoi ?
Lionel NALLET : Nous n’avons pas le droit de nous rater quelque soit le match ! La défaite contre l’Angleterre est une déception qui nous enlève la possibilité de faire le Grand Chelem. Nous nous devons de gagner quelque soit l’adversaire ou la pression. Pour le public, l’Italie n’est pas forcément l’équipe la plus forte du Tournoi et les gens pensent que nous allons gagner largement mais nous savons que cela va être difficile. Ils n’étaient pas loin de battre l’Angleterre et qu’avons-nous fait contre les Anglais … ? Moins bien ! Ils sont solides, accrocheurs et si nous n’arrivons pas mettre de mouvement, ça va vite devenir un match galère.
Vous avez soutenu après le match contre l’Angleterre que la mêlée française devait retrouver une réputation, le match contre l’Italie peut-il vous y aider ?
Lionel NALLET : Nous étions bien vus par les arbitres depuis quelques années mais depuis deux matches, nous avons eu des soucis en mêlée et les arbitres ont tendance à nous regarder plus facilement. Face à l’Angleterre, je ne trouve pas que nous ayons été chahutés tant que cela. Nous n’avons quasiment pas reculé même si nous méritons de prendre une ou deux pénalités, pour le reste, je suis sceptique ! Je pense surtout que nous avons eu affaire à une première ligne anglaise très expérimentée. Les piliers italiens sont assez forts et la mêlée transalpine nous offrira une bonne opposition.











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