« Etre un bon joueur pour mes partenaires »
Jean-Baptiste ELISSALDE sera à nouveau le chef d’orchestre de l’attaque tricolore face à l’Irlande. Un rôle que le demi de mêlée toulousain prend à cœur pour le bien de l’équipe
Est-ce un choix d’avoir alterné, face à l’Ecosse, le jeu rapide et les sorties de balle très lente ?
Jean-Baptiste ELISSALDE : Avec quatre jours de vie commune rugbystique, nous n’avions pas trop de référentiel en commun. Il fallait rassurer et se rassurer, c’était mon rôle de donner le tempo dans ce genre de match. Une fois que les ballons n’étaient plus dynamiques, ça ne servait à rien de s’exciter. Des critiques ont trouvé que je jouais lentement mais c’est le scénario du match qui le voulait et les demandes des avants qui parfois se sont servis de ces moments plus calmes pour retrouver un second souffle. C’est volontaire de ma part, c’est pour ça que je posais le pied sur le ballon, je suis peut-être vieux pour certains mais je ne suis pas encore en chaise roulante !
Pensez-vous jouer un nouveau rôle au sein du XV de France ?
Jean-Baptiste ELISSALDE : Le rôle du demi de mêlée a toujours été accru mais pas plus avec le jeu que nous essayons de mettre en place. Je n’ai pas plus ou moins d’importance que d’autres demis de mêlée. C’est vrai que j’ai, au fil des ans, un peu plus d’expérience, je pense avoir géré comme il fallait le faire. Il y a toujours des imperfections mais j’ai mûri et je réfléchis de plus en plus au rugby. Il ne fallait pas se précipiter, il vaut mieux arrêter tout, replacer les joueurs et ensuite repartir sur de nouveaux lancements de jeu.
Personnellement, vous avez peu tenté …
Jean-Baptiste ELISSALDE : (il coupe) … J’ai tenté, avec l’arrivée de Byron Kelleher et des évènements qui se sont passés à Toulouse, de vouloir en faire un peu plus pour montrer que j’existais. Mais ce n’est pas moi ! Une personne très proche de moi m’a fait regarder cela à la vidéo. J’ai compris que ce n’est pas Jean-Baptiste Elissalde. Je dois être un bon joueur mais pour mes partenaires. Je vais m’attacher à le faire. Si les situations me poussent à me mettre en avant, je le ferai pour le bien de l’équipe mais je suis au service de 21 joueurs.
Quel est le point positif : ne pas avoir pris beaucoup de points ou avoir marqué trois essais ?
Jean-Baptiste ELISSALDE : Je suis très content d’en avoir pris très peu mais ce dont je suis le plus fier, c’est l’état d’esprit des joueurs parce que j’avais affiché mes craintes, que j’ai toujours avant un match de rugby, mais là avant l’Ecosse, je n’étais pas rassuré par ce premier match. C’était tout neuf, tout beau, nous sommes partis dans des schémas un peu flous. Il reste encore une solidarité défensive, une mise en place assez rapide, maintenant, il faut relativiser l’opposition que nous avons eue en face de nous.
Vous avez mis en garde contre l’euphorie inhérente à la victoire en Ecosse …
Jean-Baptiste ELISSALDE : J’en parle souvent après les matches que nous gagnions. Quand on gagne un match tendu comme a pu l’être celui de ce week-end, parce que c’était les premiers pas de certains, le premier match des entraîneurs, on a tendance à se laisser griser ! Maintenant, la peur doit nous habiter tout le temps, pas une mauvaise peur, mais quelque chose qui nous dit que nous sommes en danger. Si nous ne rentrons pas sur le terrain avec cet état d’esprit, tu prends la foudre. J’ai encore des craintes pour ce week-end parce que j’ai entendu que c’était le retour du French Flair, que nous avions marqué trois essais dont deux avec des passements de jambes à la Zidane. C’est beau au Nou Camp mais pas à Murrayfield. Il faut relativiser tout ça et notamment la performance des Ecossais, méfions-nous de l’Irlande et rappelons-nous de 2006 !

FFR/I.Picarel
Jean-Baptiste ELISSALDE : Avec quatre jours de vie commune rugbystique, nous n’avions pas trop de référentiel en commun. Il fallait rassurer et se rassurer, c’était mon rôle de donner le tempo dans ce genre de match. Une fois que les ballons n’étaient plus dynamiques, ça ne servait à rien de s’exciter. Des critiques ont trouvé que je jouais lentement mais c’est le scénario du match qui le voulait et les demandes des avants qui parfois se sont servis de ces moments plus calmes pour retrouver un second souffle. C’est volontaire de ma part, c’est pour ça que je posais le pied sur le ballon, je suis peut-être vieux pour certains mais je ne suis pas encore en chaise roulante !
Pensez-vous jouer un nouveau rôle au sein du XV de France ?
Jean-Baptiste ELISSALDE : Le rôle du demi de mêlée a toujours été accru mais pas plus avec le jeu que nous essayons de mettre en place. Je n’ai pas plus ou moins d’importance que d’autres demis de mêlée. C’est vrai que j’ai, au fil des ans, un peu plus d’expérience, je pense avoir géré comme il fallait le faire. Il y a toujours des imperfections mais j’ai mûri et je réfléchis de plus en plus au rugby. Il ne fallait pas se précipiter, il vaut mieux arrêter tout, replacer les joueurs et ensuite repartir sur de nouveaux lancements de jeu.
Personnellement, vous avez peu tenté …
Jean-Baptiste ELISSALDE : (il coupe) … J’ai tenté, avec l’arrivée de Byron Kelleher et des évènements qui se sont passés à Toulouse, de vouloir en faire un peu plus pour montrer que j’existais. Mais ce n’est pas moi ! Une personne très proche de moi m’a fait regarder cela à la vidéo. J’ai compris que ce n’est pas Jean-Baptiste Elissalde. Je dois être un bon joueur mais pour mes partenaires. Je vais m’attacher à le faire. Si les situations me poussent à me mettre en avant, je le ferai pour le bien de l’équipe mais je suis au service de 21 joueurs.
Quel est le point positif : ne pas avoir pris beaucoup de points ou avoir marqué trois essais ?
Jean-Baptiste ELISSALDE : Je suis très content d’en avoir pris très peu mais ce dont je suis le plus fier, c’est l’état d’esprit des joueurs parce que j’avais affiché mes craintes, que j’ai toujours avant un match de rugby, mais là avant l’Ecosse, je n’étais pas rassuré par ce premier match. C’était tout neuf, tout beau, nous sommes partis dans des schémas un peu flous. Il reste encore une solidarité défensive, une mise en place assez rapide, maintenant, il faut relativiser l’opposition que nous avons eue en face de nous.
Vous avez mis en garde contre l’euphorie inhérente à la victoire en Ecosse …
Jean-Baptiste ELISSALDE : J’en parle souvent après les matches que nous gagnions. Quand on gagne un match tendu comme a pu l’être celui de ce week-end, parce que c’était les premiers pas de certains, le premier match des entraîneurs, on a tendance à se laisser griser ! Maintenant, la peur doit nous habiter tout le temps, pas une mauvaise peur, mais quelque chose qui nous dit que nous sommes en danger. Si nous ne rentrons pas sur le terrain avec cet état d’esprit, tu prends la foudre. J’ai encore des craintes pour ce week-end parce que j’ai entendu que c’était le retour du French Flair, que nous avions marqué trois essais dont deux avec des passements de jambes à la Zidane. C’est beau au Nou Camp mais pas à Murrayfield. Il faut relativiser tout ça et notamment la performance des Ecossais, méfions-nous de l’Irlande et rappelons-nous de 2006 !

FFR/I.Picarel











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