« Devenir une fédération de service »
Elu à l’unanimité par le Comité Directeur de la FFR lors du Congrès de Vannes, Pierre CAMOU devient le 12ème Président de la FFR.
Dans quel état d’esprit êtes-vous après votre élection à la tête de la FFR ?
Pierre CAMOU : Quand on prend une fonction, au-delà du fait de la qualité, de l’amitié et de l’estime de la personne que l’on remplace, c’est la fonction elle-même qui prend le pas sur le reste. On a beau s’y préparer, quand le moment arrive, c’est tout à fait différent. J’ai le respect fondamental des fonctions et des décisions que je prends quand je m’engage quelque part, j’ai mesuré la lourdeur de la tâche et la responsabilité qui passent d’une épaule à l’autre. Il ne suffit pas de se dire que l’on sera soutenu, aidé, à un moment donné, le rôle du Président est de prendre la décision et de l’assumer. C’est un rôle très important que Bernard Lapasset a assumé très brillamment depuis 17 ans. Dans les moments difficiles, il a su prendre des décisions et les défendre en première ligne. Je pense être à la hauteur de la tâche, en tout cas, j’en ai l’ambition.
D’autant que votre parcours fédéral parle pour vous ?
Pierre CAMOU : On n’arrive pas par hasard dans un parcours surtout celui d’une fédération. J’ai un père spirituel, Gaston Lesbats et je tenais à lui rendre le plus vibrant hommage, du fond de mon cœur. Il m’a transmis ses qualités, ses idées, sa manière de fonctionner. Aujourd’hui, c’est à moi de le rendre et de le faire partager.
Quels sont les sujets qui vous tiennent à cœur ?
Pierre CAMOU : Si je devais mettre un point en exergue, c’est la sécurité des joueurs. Il n’y a rien de plus révoltant que de voir un enfant en fauteuil roulant. C’est une jeunesse brisée, brûlée qui m’interpelle. Les axes de développement de la FFR dans la sécurité du joueur, la mise à disposition d’une partie fond dédié pour continuer ce travail pédagogique. Nous avons été décriés pendant des années parce que nous avions dénaturé le jeu mais nous sommes arrivés à faire prendre conscience aux uns et aux autres de l’importance de l’aspect sécuritaire dans le rugby. Le malheur n’arrive pas qu’aux autres et le rôle premier d’un dirigeant est de permettre à ses joueurs ou joueuses de pratiquer le rugby en toute confiance.
On a toujours raconté les valeurs du rugby, espoir, solidarité, dépassement de soi, respect. Pendant la Coupe du monde, nous les avons montrées au monde entier et dans des terres qui ne sont pas des terres naturelles pour notre sport. Tout cela nous oblige à construire le rugby de demain et notre présence à Vannes et à Strasbourg l’an prochain, conforte notre logique d’ouverture et de conquête de nouveaux territoires. En tant qu’homme du sud-ouest, baigné dans cette culture rugbystique, cette logique m’oblige encore plus à l’ouverture.
Nous aurons à porter notre attention sur la formation pas seulement sportive, mais une formation pour amener les dirigeants, les salariés, les bénévoles de club, à créer des projets parce que le club ne sera plus un simple participant à des compétitions sportives et c’est notre rôle de lui donner les moyens, les outils et de le former. Dans la structure des villes, le club doit devenir acteur de la cité, différemment de ce qu’il a été jusqu’à aujourd’hui. Nous devons devenir une fédération de service !

Crédit photo : FFR/IPicarel
Pierre CAMOU : Quand on prend une fonction, au-delà du fait de la qualité, de l’amitié et de l’estime de la personne que l’on remplace, c’est la fonction elle-même qui prend le pas sur le reste. On a beau s’y préparer, quand le moment arrive, c’est tout à fait différent. J’ai le respect fondamental des fonctions et des décisions que je prends quand je m’engage quelque part, j’ai mesuré la lourdeur de la tâche et la responsabilité qui passent d’une épaule à l’autre. Il ne suffit pas de se dire que l’on sera soutenu, aidé, à un moment donné, le rôle du Président est de prendre la décision et de l’assumer. C’est un rôle très important que Bernard Lapasset a assumé très brillamment depuis 17 ans. Dans les moments difficiles, il a su prendre des décisions et les défendre en première ligne. Je pense être à la hauteur de la tâche, en tout cas, j’en ai l’ambition.
D’autant que votre parcours fédéral parle pour vous ?
Pierre CAMOU : On n’arrive pas par hasard dans un parcours surtout celui d’une fédération. J’ai un père spirituel, Gaston Lesbats et je tenais à lui rendre le plus vibrant hommage, du fond de mon cœur. Il m’a transmis ses qualités, ses idées, sa manière de fonctionner. Aujourd’hui, c’est à moi de le rendre et de le faire partager.
Quels sont les sujets qui vous tiennent à cœur ?
Pierre CAMOU : Si je devais mettre un point en exergue, c’est la sécurité des joueurs. Il n’y a rien de plus révoltant que de voir un enfant en fauteuil roulant. C’est une jeunesse brisée, brûlée qui m’interpelle. Les axes de développement de la FFR dans la sécurité du joueur, la mise à disposition d’une partie fond dédié pour continuer ce travail pédagogique. Nous avons été décriés pendant des années parce que nous avions dénaturé le jeu mais nous sommes arrivés à faire prendre conscience aux uns et aux autres de l’importance de l’aspect sécuritaire dans le rugby. Le malheur n’arrive pas qu’aux autres et le rôle premier d’un dirigeant est de permettre à ses joueurs ou joueuses de pratiquer le rugby en toute confiance.
On a toujours raconté les valeurs du rugby, espoir, solidarité, dépassement de soi, respect. Pendant la Coupe du monde, nous les avons montrées au monde entier et dans des terres qui ne sont pas des terres naturelles pour notre sport. Tout cela nous oblige à construire le rugby de demain et notre présence à Vannes et à Strasbourg l’an prochain, conforte notre logique d’ouverture et de conquête de nouveaux territoires. En tant qu’homme du sud-ouest, baigné dans cette culture rugbystique, cette logique m’oblige encore plus à l’ouverture.
Nous aurons à porter notre attention sur la formation pas seulement sportive, mais une formation pour amener les dirigeants, les salariés, les bénévoles de club, à créer des projets parce que le club ne sera plus un simple participant à des compétitions sportives et c’est notre rôle de lui donner les moyens, les outils et de le former. Dans la structure des villes, le club doit devenir acteur de la cité, différemment de ce qu’il a été jusqu’à aujourd’hui. Nous devons devenir une fédération de service !

Crédit photo : FFR/IPicarel











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