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Date de publication : 06 Novembre 2008

« Dans le présent que l’on prépare l’avenir »

A l’occasion du stage de l’équipe de France des moins de 20 ans, Philippe AGOSTINI, entraîneur des trois-quarts, revient sur le potentiel de cette équipe de France et sur ses chances pour la saison à venir.

Quel est l’intérêt de réunir les cinquante meilleurs joueurs français de moins de 20 ans pour un stage d’une semaine ? 

Philippe AGOSTINI : C’est un moment fort de notre saison puisque cela nous donne l’occasion de faire le point sur notre élite des moins de 20 ans. Même si nous les connaissons bien étant donné qu’ils sont dans la filière fédérale, ce stage nous permet de faire le point sur nos joueurs à quelques mois des échéances internationales. Est-ce qu’ils continuent leur progression ? Avons-nous des révélations ? Certains enchainent-ils les contre-performances ? C’est vraiment un des premiers temps forts de notre saison chez les moins de 20 ans. Nous ne sanctionnerons pas à l’issue de ce stage puisque nous comptons aussi sur les performances de la saison régulière mais c’est une échéance importante pour pouvoir évaluer notre potentiel. 

Quels sont les enseignements que vous retirez de ce stage ? 

Philippe AGOSTINI : Nous avions un double objectif :
1/ Faire l’évaluation de nos 46 joueurs retenus sur des critères individuels et poste par poste.
2/ Commencer à mettre en place une certaine philosophie autour du jeu que nous voulons pratiquer
Aujourd’hui, nous sentons que c’est très positif parce qu’il y a une grande adhésion, de l’écoute et de l’engagement de la part des joueurs. Les garçons ont de l’appétit et de la motivation, c’est important pour nous parce que cela nous permet de pouvoir travailler sur des bases sereines. 

Peut-on comparer une génération avec une autre et celle-ci est-elle meilleure que les précédentes ? 

Philippe AGOSTINI : Je n’aime pas comparer parce que chaque groupe a son histoire et chaque équipe possède des trajectoires différentes. Ils changent tellement 
vite à cet âge que la comparaison est impossible. Effectivement, l’an dernier, nous avions de grosses personnalités avec les Bastareaud, Parra ou David. Aujourd’hui, en début de saison, nous n’avons pas de joueurs qui s’affirment de manière écrasante mais le groupe est bien plus homogène. Il y a du potentiel dans cette équipe avec un certain déséquilibre de concurrence à certains postes. 



Cette génération peut-elle aller loin en Coupe du monde ?
 

Philippe AGOSTINI : Nous allons essayer de garder un groupe restreint avec une démarche différente de l’an dernier où nous avions beaucoup ouvert le groupe pendant la durée du Tournoi. L’objectif est d’aller vers un groupe réduit pour pouvoir travailler sur la continuité. Maintenant, concernant la Coupe du monde, c’est difficile à dire, c’est une compétition tellement exigeante avec sept équipes capables de l’emporter. De plus, nous allons partir avec un handicap de trois points après les évènements de l’an dernier. Ce serait manquer d’humilité que d’annoncer que nous serons champions du monde ! Bien entendu que nous serons ambitieux mais nous partons de trop loin pour annoncer quoi que ce soit. 

Le match du Pays de Galles est-il encore dans votre esprit ? 

Philippe AGOSTINI : C’est une grosse frustration qui existe encore mais il faut vraiment tourner la page. Une nouvelle saison commence et il faut se centrer sur des objectifs à moyen et long terme. J’ai tourné cette page. On peut dire beaucoup de choses sur ce match mais c’est du passé, on ne changera pas la donne. Nous travaillons avec un nouveau groupe dans lequel certains n’ont pas joué ce match et nous ne devons pas nous apesantir sur cette rencontre. Nous avons à construire autre chose et c’est dans le présent que l’on prépare notre avenir ! 


Crédit photo : FFR