« Continuons à être vigilant »
Alain DOUCET, Secrétaire Général, revient sur l’annonce de la baisse du prix des licences pour la saison prochaine tout en demandant à l’ensemble des acteurs du rugby de continuer à faire preuve de sérieux
Comment avez-vous accueilli la baisse du contrat d’assurance pour les licences ?
Alain DOUCET : Autant il avait été difficile en 2001 de faire assumer la hausse par les assurés eux-mêmes, autant c’est agréable aujourd’hui que grâce à leur travail et à leur sérieux, beaucoup d’accidents ont été évité. Sur ces cinq ans, des garçons ont évité de terminer leur vie sur un fauteuil et cela à plus de valeur à nos yeux. Je tiens à dire merci à tous ceux qui oeuvrent tous les jours sur les plus petits terrains de France à ce que nous puissions jouer en confiance à ce sport que nous aimons tous. C’est notre grande satisfaction ! Ensuite, bien entendu, nous recueillons matériellement le fruit de notre travail via l’aspect financier. Il s’avère qu’après des négociations et l’appel d’offre auprès des compagnies d’assurance, la GMF nous propose un contrat d’assurance inférieur de 20% au précédent. Cette diminution de 20% sera immédiatement et entièrement répercuté sur l’ensemble de nos licenciés. Nous conservons le principe de la mutualisation globale à savoir qu’un dirigeant fédéral paiera un prix relativement élevé en compensation d’un tarif plus modeste pour les Ecoles de Rugby. Pour prendre un exemple, la licence de rugby éducatif qui est à ce jour de 40 euros passera l’année prochaine à 30 euros. La baisse est significative et nous en sommes très heureux car elle n’a rien à voir avec l’héritage de la Coupe du monde. C’est la récompense du travail depuis 5 ans d’hommes et de femmes dans tout le pays.
Pourtant vous continuez à demander de la vigilance …
Alain DOUCET : Nous sommes sur un deal permanent entre la GMF, la FFR et les clubs. Si le nombre d’accidents explosent, notre assureur nous mettra, dans 4 ans, face à ce nouveau problème. Outre le souci financier, le problème humain sera ingérable. Il faut faire preuve de sérieux et continuer à être vigilant. Ma crainte est que ce passage euphorisant fasse revenir en arrière et que l’on oublie le but de notre combat. L’objectif reste l’accident zéro, nous flirtons avec ce chiffre mais nous avons encore trop de malheurs, trop de peines à gérer. Le jour où l’on se dira que l’on peut jouer au rugby en toute sécurité, alors nous aurons atteint notre but.
Reste que la FFR, largement critiqué lors de la mise en place de mesures pour tenter de stopper ces accidents, voit son travail porté ses fruits ?
Alain DOUCET : Les anciens grands blessés, vu la faiblesse des aides accordées, se retournaient contre la Fédération. Inévitablement, la FFR et notre assureur étaient mis au banc des accusés pour défaut d’informations, manque de précaution … Depuis 2001, les procès sont rarissimes et notre principale fierté réside dans le fait d’avoir rendu à nos grands blessés des conditions de vie dignes et décentes. Maintenant, le combat ne prend pas fin, c’est un passage dont on ne peut que se féliciter et qui permet de relancer la dynamique mais plus que jamais j’encourage les clubs, les entraîneurs, les éducateurs, les dirigeants, les arbitres et les joueurs à se renseigner sur les journées sécurité, l’Académie des 1ères lignes, tout ce que nous mettons en place aux quatre coins du pays. Il faut que cette prise de conscience se transmette de génération en génération. Nous sommes conscients que les mesures que nous avons imposées à tout le rugby amateur sont contraignantes voir pénalisantes pour certains. Nous y retravaillons et il y aura des avancées sportives uniquement le jour où nous aurons la certitude que tout le monde se contraint aux prérogatives de sécurité, aux journées sécurité, que tout le monde est au même niveau sur la sécurité. On ne peut pas mettre sur le même plan la vie d’un gamin et des règles de jeu ! Quelque soit l’importance de notre sport, jamais il n’aura plus d’importance qu’une vie.
Alain DOUCET : Autant il avait été difficile en 2001 de faire assumer la hausse par les assurés eux-mêmes, autant c’est agréable aujourd’hui que grâce à leur travail et à leur sérieux, beaucoup d’accidents ont été évité. Sur ces cinq ans, des garçons ont évité de terminer leur vie sur un fauteuil et cela à plus de valeur à nos yeux. Je tiens à dire merci à tous ceux qui oeuvrent tous les jours sur les plus petits terrains de France à ce que nous puissions jouer en confiance à ce sport que nous aimons tous. C’est notre grande satisfaction ! Ensuite, bien entendu, nous recueillons matériellement le fruit de notre travail via l’aspect financier. Il s’avère qu’après des négociations et l’appel d’offre auprès des compagnies d’assurance, la GMF nous propose un contrat d’assurance inférieur de 20% au précédent. Cette diminution de 20% sera immédiatement et entièrement répercuté sur l’ensemble de nos licenciés. Nous conservons le principe de la mutualisation globale à savoir qu’un dirigeant fédéral paiera un prix relativement élevé en compensation d’un tarif plus modeste pour les Ecoles de Rugby. Pour prendre un exemple, la licence de rugby éducatif qui est à ce jour de 40 euros passera l’année prochaine à 30 euros. La baisse est significative et nous en sommes très heureux car elle n’a rien à voir avec l’héritage de la Coupe du monde. C’est la récompense du travail depuis 5 ans d’hommes et de femmes dans tout le pays.
Pourtant vous continuez à demander de la vigilance …
Alain DOUCET : Nous sommes sur un deal permanent entre la GMF, la FFR et les clubs. Si le nombre d’accidents explosent, notre assureur nous mettra, dans 4 ans, face à ce nouveau problème. Outre le souci financier, le problème humain sera ingérable. Il faut faire preuve de sérieux et continuer à être vigilant. Ma crainte est que ce passage euphorisant fasse revenir en arrière et que l’on oublie le but de notre combat. L’objectif reste l’accident zéro, nous flirtons avec ce chiffre mais nous avons encore trop de malheurs, trop de peines à gérer. Le jour où l’on se dira que l’on peut jouer au rugby en toute sécurité, alors nous aurons atteint notre but.
Reste que la FFR, largement critiqué lors de la mise en place de mesures pour tenter de stopper ces accidents, voit son travail porté ses fruits ?
Alain DOUCET : Les anciens grands blessés, vu la faiblesse des aides accordées, se retournaient contre la Fédération. Inévitablement, la FFR et notre assureur étaient mis au banc des accusés pour défaut d’informations, manque de précaution … Depuis 2001, les procès sont rarissimes et notre principale fierté réside dans le fait d’avoir rendu à nos grands blessés des conditions de vie dignes et décentes. Maintenant, le combat ne prend pas fin, c’est un passage dont on ne peut que se féliciter et qui permet de relancer la dynamique mais plus que jamais j’encourage les clubs, les entraîneurs, les éducateurs, les dirigeants, les arbitres et les joueurs à se renseigner sur les journées sécurité, l’Académie des 1ères lignes, tout ce que nous mettons en place aux quatre coins du pays. Il faut que cette prise de conscience se transmette de génération en génération. Nous sommes conscients que les mesures que nous avons imposées à tout le rugby amateur sont contraignantes voir pénalisantes pour certains. Nous y retravaillons et il y aura des avancées sportives uniquement le jour où nous aurons la certitude que tout le monde se contraint aux prérogatives de sécurité, aux journées sécurité, que tout le monde est au même niveau sur la sécurité. On ne peut pas mettre sur le même plan la vie d’un gamin et des règles de jeu ! Quelque soit l’importance de notre sport, jamais il n’aura plus d’importance qu’une vie.











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