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Date de publication : 08 Décembre 2008

« Construire demain avec toutes les ressources du rugby français »

A l’occasion d’une conférence de presse donnée au Club de Marcoussis, Pierre CAMOU a présenté la composition de la liste qu’il conduira lors des élections, le 20 décembre prochain, pour les quatre années à venir
Pourquoi avez-vous choisi le club de Marcoussis pour faire l’annonce de votre liste ? 

Pierre CAMOU : Pourquoi Marcoussis ? Parce que je n’ai pas pu faire cette annonce à Garazi. J’ai fait cette annonce en tant que candidat et non en tant que Président de la FFR. J’aurai aimé présenter cette liste dans mon club mais il y avait deux Assemblées Générales importantes, celle de la LNR et celle de la FIRA-AER. Au fond de moi, j’aurai préféré le faire autour de mes racines, de mon fondement. En même temps, le faire au club de Marcoussis, c’est être dans ce qui est la base du rugby français, à savoir les clubs de séries territoriales, le bénévolat, l’amour du joueur, de ce sport. On ne construit pas de paquebot si nous n’avons personne en soute pour permettre à d’autres d’être en première classe. 

Comment avez-vous construit cette liste ? 

Pierre CAMOU : Chacun arrive avec sa diversité, y compris les candidats qui étaient déjà présents au Comité Directeur ! Je pense que les féminines sont importantes pour demain. Au-delà des discours, il faut mettre en regard des filles qui ont envie de se battre. Entre Danièle Irazu et Estelle Sartini, nous avons plus de 150 sélections en équipe de France, des personnes totalement impliquées dans le sport féminin. Je tiens aussi à signaler la présence de Jacques Troger pour les Pays de la Loire et de Jean-Claude Gosselin pour la Normandie. Il ne suffit pas d’avoir des discours sur le développement mais il faut le montrer dans les actes. Le développement du rugby de demain ne se situe pas dans ses terres de tradition. Elles en sont les racines mais le développement consiste à aller ailleurs et reconnaître les gens qui se battent en permanence. 

Pourquoi avez-vous choisi Fabien Pelous ? 

Pierre CAMOU : Ce n’est pas l’International qui m’a intéressé, ni le recordman de sélections ! C’est une amitié qui remonte à la Coupe du monde 1999. Face aux Fidji, Fabien Pelous avait été cité avec Christian Califano. J’ai fait le voyage avec Fabien pour le défendre à Londres. Il a pu jouer la demi-finale et la finale et cela a crée entre nous des liens humains. Ce n’est pas du cinéma ! C’est en tant qu’homme que je l’ai voulu sur ma liste. Je ne veux surtout pas que nous en arrivions à des dirigeants de 80 ans et que des générations entières soient mises de côté. Fabien sera un grand dirigeant. Il doit commencer à mettre le pied à l’étrier en apportant son vécu sur le calendrier, la santé des joueurs, la propreté du joueur. C’est un choix volontaire au-delà d’un choix privé ! 

En est-il de même pour la présence de Serge Blanco ? 

Pierre CAMOU : Au-delà de l’amitié qui me lie à lui à titre personnel, nous sommes issus des mêmes milieux, avec le même sens de la fidélité et de la parole, le même sens de l’humain. Serge Blanco est une personne qui a construit, même si parfois cela a été mal ressenti au sein de notre maison. On ne construit que dans la différence, l’échange et la confrontation. Serge Blanco fourmille d’idées et je pense qu’il serait dommage que le rugby français se passe de son apport. Cela n’a rien à voir avec ce qui s’est passé à l’Assemblée Générale de la Ligue Nationale de Rugby puisque sa présence était prévue de longue date. Je veux construire demain, avec toutes les ressources du rugby français, dans le respect de nos différences respectives.