« Coller aux réalités du terrain »
Didier RETIERE, entraîneur du XV de France et initiateur de l’Académie des Premières lignes, revient sur l’inauguration du Centre de perfectionnement de la mêlée dans le club Canton Garde Pradet et nous explique les futurs objectifs de l’Académie des Premières lignes
Que pensez-vous de la création du Centre de perfectionnement de la mêlée ?
Didier RETIERE : Je suis ce projet depuis le début parce que Patrick Pezery m’en avait parlé par l’intermédiaire de Jean Archippe pour connaître mon avis. J’ai trouvé l’idée très intéressante et nous avons apporté notre soutien à l’initiative. Nous allons suivre le projet de façon très attentive d’autant plus qu’elle vient d’un club modeste. Les clubs amateurs doivent se rendre compte que la formation technique des joueurs et en particulier des joueurs de 1ère ligne doit permettre d’améliorer leur performance et protéger les joueurs. Pour moi, il y a un double intérêt : la protection fondamentale des pratiquants et la formation des jeunes joueurs. Il n’y a pas que le match du dimanche à prendre en compte mais aussi la carrière d’un joueur même si elle n’est pas de haut niveau. Cela permet de sortir du schéma traditionnel du club qui est là pour faire des équipes et participer à un championnat.
Ce projet sort aussi du cadre purement rugby …
Didier RETIERE : Oui et non parce qu’il y a forcément une connexion entre nutrition et sport par exemple. Maintenant, les effets peuvent dépasser ceux du rugby. Ce qui me semble original et cadre avec les valeurs que nous voulons véhiculer, c’est que le rugby doit être un support pour la formation sur des aspects variés qui servent à la santé en général.
Est-ce que ce Centre est l’aboutissement de ce que doit être l’Académie des 1ère ligne au plus bas niveau de l’échelle ?
Didier RETIERE : Nous avons mis en place en projet de grande envergure avec l’Académie des 1ères lignes et nous n’avons pas voulu entrer dans une démarche avec des produits finis. Nous voulons aboutir à ça, c'est-à-dire avoir dans les clubs des responsables de la formation du joueur de 1ère ligne capables d’intervenir dans toutes les catégories ou éventuellement des structures à cheval sur plusieurs clubs pour prendre en charge la formation technique de certains joueurs. Nous allons suivre ce projet de très près ! Il y a vraiment des choses intéressantes mais je ne veux pas aller plus vite que la musique. Notre première volonté reste que les Académies des 1ères lignes fonctionnent dans les Comité Territoriaux pour ensuite descendre dans les départements. Maintenant, les clubs qui sont les plus motivés seront toujours en avance comme le club du Canton Garde Pradet
Dans votre processus fédéral, cette initiative est un laboratoire …
Didier RETIERE : Tout à fait, cela peut servir à lancer un nouveau fonctionnement pour certains clubs. Cela répond nos exigences. En première ligne, beaucoup de joueurs étrangers arrivent, même dans les clubs amateurs, et nous répondons à cet afflux par de la formation et non pas par la réglementation. Tout le monde peut prendre le taureau par les cornes et si nous avons de plus en plus de clubs qui prennent ce genre d’initiatives, nous n’aurons plus besoin d’aller chercher des spécialistes ailleurs. Si nous cherchons uniquement la réglementation, nous réglerons le problème à court terme et mais elle sera détournée ensuite. Il faut se regarder en face et se remettre en cause, nous ne sommes pas en adéquation avec les évolutions du rugby moderne sur les joueurs de 1ère ligne, il faut coller au plus près à la réalité du terrain.
Outre la sécurité, ce projet peut permettre de dénicher de nouveaux joueurs de 1ère ligne ?
Didier RETIERE : Si les clubs n’ont pas forcément une volonté d’accession au plus haut niveau, ces dispositifs peuvent permettre à certains jeunes d’y accéder en étant détecté et formé. Le projet tient la route avec des gens compétents pour le faire fonctionner.
En espérant qu’un jour, un des ces joueurs arrivent en équipe de France ?
Didier RETIERE : C’est évident ! Plus la base est importante, plus les joueurs de haut niveau seront nombreux. Les joueurs de rugby sont passés, en grande partie, par des petits clubs au début de leur carrière. Nous aurons forcément des joueurs qui sortiront de ces dispositifs. Cela ne vaut pas la peine de s’en priver, ce projet est sain dans l’esprit et cela peut nous permettre de transmettre nos valeurs. En plus, cela nous permet de cibler des moins de 15 ans, le bon âge pour commencer à former des piliers. C’est un âge charnière parce que c’est le passage du collège au lycée, du début des projets, le début de la détection vers le haut niveau.
Quelles sont les prochaines échéances de l’Académie ?
Didier RETIERE : Nous allons avoir une réunion de l’Académie Nationale mi mai au CNR pour envisager la saison prochaine et faire le bilan de tout ce qui a été lancé. Cette année, nous étions dans une phase de communication générale pour alerter les gens et les mettre sur une dynamique de travail. C’était le premier étage de la fusée. Pour la saison prochaine, nous avons deux objectifs :
- Enclencher le fonctionnement des Académies territoriales ou régionales.
- Construire un DVD à destination des éducateurs et des entraîneurs des clubs français avec la démarche de travail pour enseigner la mêlée aux jeunes joueurs de rugby.
Nous nous sommes fixés un objectif à 2011 avec un intervenant première ligne dans chaque club.
Didier RETIERE : Je suis ce projet depuis le début parce que Patrick Pezery m’en avait parlé par l’intermédiaire de Jean Archippe pour connaître mon avis. J’ai trouvé l’idée très intéressante et nous avons apporté notre soutien à l’initiative. Nous allons suivre le projet de façon très attentive d’autant plus qu’elle vient d’un club modeste. Les clubs amateurs doivent se rendre compte que la formation technique des joueurs et en particulier des joueurs de 1ère ligne doit permettre d’améliorer leur performance et protéger les joueurs. Pour moi, il y a un double intérêt : la protection fondamentale des pratiquants et la formation des jeunes joueurs. Il n’y a pas que le match du dimanche à prendre en compte mais aussi la carrière d’un joueur même si elle n’est pas de haut niveau. Cela permet de sortir du schéma traditionnel du club qui est là pour faire des équipes et participer à un championnat.
Ce projet sort aussi du cadre purement rugby …
Didier RETIERE : Oui et non parce qu’il y a forcément une connexion entre nutrition et sport par exemple. Maintenant, les effets peuvent dépasser ceux du rugby. Ce qui me semble original et cadre avec les valeurs que nous voulons véhiculer, c’est que le rugby doit être un support pour la formation sur des aspects variés qui servent à la santé en général.
Est-ce que ce Centre est l’aboutissement de ce que doit être l’Académie des 1ère ligne au plus bas niveau de l’échelle ?
Didier RETIERE : Nous avons mis en place en projet de grande envergure avec l’Académie des 1ères lignes et nous n’avons pas voulu entrer dans une démarche avec des produits finis. Nous voulons aboutir à ça, c'est-à-dire avoir dans les clubs des responsables de la formation du joueur de 1ère ligne capables d’intervenir dans toutes les catégories ou éventuellement des structures à cheval sur plusieurs clubs pour prendre en charge la formation technique de certains joueurs. Nous allons suivre ce projet de très près ! Il y a vraiment des choses intéressantes mais je ne veux pas aller plus vite que la musique. Notre première volonté reste que les Académies des 1ères lignes fonctionnent dans les Comité Territoriaux pour ensuite descendre dans les départements. Maintenant, les clubs qui sont les plus motivés seront toujours en avance comme le club du Canton Garde Pradet
Dans votre processus fédéral, cette initiative est un laboratoire …
Didier RETIERE : Tout à fait, cela peut servir à lancer un nouveau fonctionnement pour certains clubs. Cela répond nos exigences. En première ligne, beaucoup de joueurs étrangers arrivent, même dans les clubs amateurs, et nous répondons à cet afflux par de la formation et non pas par la réglementation. Tout le monde peut prendre le taureau par les cornes et si nous avons de plus en plus de clubs qui prennent ce genre d’initiatives, nous n’aurons plus besoin d’aller chercher des spécialistes ailleurs. Si nous cherchons uniquement la réglementation, nous réglerons le problème à court terme et mais elle sera détournée ensuite. Il faut se regarder en face et se remettre en cause, nous ne sommes pas en adéquation avec les évolutions du rugby moderne sur les joueurs de 1ère ligne, il faut coller au plus près à la réalité du terrain.
Outre la sécurité, ce projet peut permettre de dénicher de nouveaux joueurs de 1ère ligne ?
Didier RETIERE : Si les clubs n’ont pas forcément une volonté d’accession au plus haut niveau, ces dispositifs peuvent permettre à certains jeunes d’y accéder en étant détecté et formé. Le projet tient la route avec des gens compétents pour le faire fonctionner.
En espérant qu’un jour, un des ces joueurs arrivent en équipe de France ?
Didier RETIERE : C’est évident ! Plus la base est importante, plus les joueurs de haut niveau seront nombreux. Les joueurs de rugby sont passés, en grande partie, par des petits clubs au début de leur carrière. Nous aurons forcément des joueurs qui sortiront de ces dispositifs. Cela ne vaut pas la peine de s’en priver, ce projet est sain dans l’esprit et cela peut nous permettre de transmettre nos valeurs. En plus, cela nous permet de cibler des moins de 15 ans, le bon âge pour commencer à former des piliers. C’est un âge charnière parce que c’est le passage du collège au lycée, du début des projets, le début de la détection vers le haut niveau.
Quelles sont les prochaines échéances de l’Académie ?
Didier RETIERE : Nous allons avoir une réunion de l’Académie Nationale mi mai au CNR pour envisager la saison prochaine et faire le bilan de tout ce qui a été lancé. Cette année, nous étions dans une phase de communication générale pour alerter les gens et les mettre sur une dynamique de travail. C’était le premier étage de la fusée. Pour la saison prochaine, nous avons deux objectifs :
- Enclencher le fonctionnement des Académies territoriales ou régionales.
- Construire un DVD à destination des éducateurs et des entraîneurs des clubs français avec la démarche de travail pour enseigner la mêlée aux jeunes joueurs de rugby.
Nous nous sommes fixés un objectif à 2011 avec un intervenant première ligne dans chaque club.











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